31.03.2009
Les écrits - Jour 1
Et une de plus en moins!
Et bah voilà, j'ai survécu.
Survécu à 7h de dissertation sur Everyman.
Tu sais, Everyman, c'est la "moralité".
En gros une pièce de théâtre pour convertir les Chrétiens déjà convertis du Moyen-Age. Avec du vieil anglais plus vieux que Shakespeare et tout ça.
Ah, ça, je l'aurai passé l'AGREGATION!
Le sujet c'était: "Théâtre et théologie dans Everyman".
Hé hé, ça en jette hein!
Et bah quand je l'ai vu, j'ai eu deux réactions à quelques fractions de seconde d'intervalle. En fait, c'était quasi simultané:
- Ouah! Everyman, les vaches!
- Ouah! ça va faire du ménage!
Car vois-tu, Everyman, il faisait peur à beaucoup de monde.
Anglais du Moyen-Age, qui parle que de religion, en plus c'est une pièce de théâtre... A priori, ça intéresse pas grand monde...
Pourtant la pièce faisait à peine 30p et se lisait très vite... Mais bon.
Illustration:
Dans ma salle, on était 31 tables. (Y'avait apparemment une autre salle qui est restée plus garnie en candidats)
16 étaient absents.
Seulement 7 sont restés après les 2h30 de présence obligatoire. Tous les autres sont sortis très vite, certains sans écrire quoi que ce soit.
Moi, les deux premières heures, j'étais contente de moi.
J'ai trouvé une problématique très vite et les grandes parties qui vont avec.
Et puis j'ai commencé à remplir mon plan. Et là, ça allait un peu moins bien.
Et puis j'ai rédigé. Et comme toujours une fois que je rédige, je me trouve nulle et inintéressante...
Mais au moins, je crois que j'aurais difficilement pu faire mieux. J'ai fait le max. Pas de regret.
Si ça passe, youpi. Si ça passe pas, tant pis!
Mais quand même, ma confiance revient un peu.
Dissert en littérature, ça veut dire que demain, c'est commentaire en civilisation. Donc ça veut dire qu'on être moins obligé d'en savoir un max. Et ça veut aussi dire que je m'en sortirai mieux parce que je suis meilleure en commentaire qu'en dissert (enfin, au moins en civi car en litté, c'est l'inverse).
Bref, cette agreg, elle est pour moi. Ils m'ont filé Everyman en dissert pour faire tomber les autres et pour me laisser réussir! Ils m'ont filé le commentaire en civi parce que c'est là que je suis meilleure!
Mais attendons de voir les autres épreuves quand même...
Ah et sinon, si tu t'inquiètes de mon sommeil de m****, figure-toi que malgré la voie ferrée juste sous ma fenêtre (littéralement!) et les bruits incroyables qu'on attend dans cet hôtel le soir (je parle que des chaises qui traînent par terre, des douches, des gens qui hurlent dans le couloir et pas de ce à quoi tu penses, obsédé!), bref, malgré tout ça (et grâce à un bon cachet!) j'ai pu somnoler décemment. Je me sentais presque reposée ce matin!
Bon, allez, je te laisse, parce que mine de rien, je commence quand même à fatiguer!
17:45 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : écrits, agrégation, anglais, 2009, dissert, everyman
29.03.2009
Trouillomètre à zéro
Une petite note rapide pour te tenir au courant :
Je flippe, grave !
Mais c'est le jeu ma pauv' Lucette.
Vendredi, je m'étais juré de garder mon weekend et mon lundi sans révision pour me reposer.
Samedi, j'ai simplement revu mes citations. Et sinon, j'ai effectivement pas touché à mes révisions. Comme prévu. Tout allait bien.
Puis le stress a commencé à monter un peu.
Puis je suis allée me coucher et j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir.
En plus avec le changement d'heure, j'ai mis mon réveil à 8h quand même (heure nouvelle) histoire de ne pas trop sentir le décalage les nuits suivantes.
Et puis vers minuit en gros, j'ai fait une jolie crise de panique.
De celle où tu as peur et tu sais pas trop de quoi.
Sauf que là, je savais que c'était très clairement lié aux écrits et le fait que je n'ai absolument pas eu le temps de revoir la linguistique et la phonologie du tout. C'est quand même toute l'épreuve du jeudi...
Dimanche matin, j'ai lu deux corrigés du CNED sur King Lear et Everyman au petit déjeuner.
Puis j'ai pété les plombs, fait une scène à Mister T. du genre « tu pourrais t'en foutre un peu moins, ça va pas se voir ». (On est tout ce qu'il y a de réconciliés, hein, t'en fais pas ; je suis juste grave sur les nerfs...). J'ai donc pleuré. Depuis ce matin, j'ai l'impression d'avoir les yeux explosés à cause des larmes et de la fatigue.
Et puis j'ai pris mes fiches de phono. Et j'ai bossé ma phono la fin de matinée et le début d'aprem.
Pas pu m'en empêcher.
J'ai l'impression d'être légèrement plus tranquille. Au moins, je serai plus à l'aise avec les 6 points consacrés à la phonologie sur les 20 de l'épreuve de jeudi.
N'empêche, « plus tranquille », c'est pas « pas tranquille ». Et je me sens encore très peu sûre de moi.
C'est pas rationnel. Cherche pas à me raisonner. C'est plus fort que moi.
Bon alors, je te donne le programme pour cette semaine, histoire que tu saches comme ça se passe.
Lundi :
Je fais mes courses, je récupère l'ordi de mary et je rejoins mon hôtel. J'essaie de faire marcher le wi-fi histoire de pouvoir me connecter au monde pendant ces 4 jours.
Mardi :
9-16h : Dissertation
Je te rappelle que ça peut tomber soit sur la littérature, soit sur la civilisation.
Mercredi :
9-15h : Commentaire de texte
Si la veille c'est tombé sur la littérature alors le commentaire sera en civilisation et vice-versa.
Jeudi :
9-15h : Composition de linguistique
6 à 8 points en phonologie et 14 à 12 points en grammaire. Gros gloups ! C'est ce que j'ai le moins bien préparé.
Vendredi :
9-15h : Traduction
Un texte en anglais à traduire en français et un texte en français à traduire en anglais.
Puis le retour à la maison et les vacances !
J'espère pouvoir te donner des nouvelles chaque jour. Mais il est possible que je n'ai pas de connexion et/ou que je sois trop crevée pour venir publier. On verra !
19:44 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : écrits, agrégation, anglais, stress, peur, préparation
25.03.2009
Jouons au memory
Depuis que j'ai commencé à apprendre mes fichues citations, je me suis dit que j'allais peut-être te faire partager un peu ce que c'est.
Je suis un peu tarée. Je me suis fixée beaucoup (trop) de citations à apprendre.
Découvrez Hélèna Noguerra!
Mais en fait, 30 citations par sujet, c'est, à mon sens et d'après mes habitudes, le minimum pour me trouver suffisamment sûre de moi quand je m'installe sur ma table et que j'attends le sujet.
Mon problème, c'est que j'ai 2 sujets de civi et 5 de litté... Le calcul est vite fait : 7 x 30 = 210 citations. Et puis comme j'arrive pas à baisser plus bas le nombre de citations sur King Lear, en fait, ça fait plutôt dans les 225...
Si j'avais pas eu cette fichue panne de voiture qui s'est transformé en gros stress pour en retrouver une autre (et donc, si j'avais dormi normalement), je les aurais apprises sans sourciller.
C'est mon truc ça, les citations. Je mémorise assez facilement. Et je me dis que ça peut faire un peu la différence.
Et puis surtout, comme je te disais, ça me tranquillise quand j'arrive devant ma feuille.
Même si je sais qu'on peut s'en sortir pas trop mal sans en poser une seule...
Mais je fatigue pas mal là... Mais j'espère encore pouvoir me reposer ce weekend et lundi. 3 jours de repos...
Et les révisions de linguistique risquent de passer à la trappe...
Bah tant pis! Je peux pas y aller dans cet état de toute façon!
Bref, voici quelques unes de ces fameuses citations. Je les ai choisies parce qu'elles étaient soit très jolies, soit drôles, soit pertinentes etc...
Je précise que la plupart du temps, la traduction est de moi (sauf pour Everyman) donc pour ceux qui sont bilingues, soyez indulgents.
A Multitude of Sins de Richard Ford
Recueil de nouvelles qui racontent l'histoire de gens ordinaires qui ratent un peu leur vie parce qu'ils sont incapables de se parler, de se respecter (eux-mêmes et les autres) et d'être eux-mêmes.
Voilà ce qu'on trouve :
« I don't believe the past can be repaired, only exceeded.»
(Je ne crois pas que l'on puisse réparer le passé, seulement le dépasser)
« You imagined the past, you didn't remember it.»
(On imagine le passé, on ne s'en souvient pas)
Everyman, une pièce de théâtre morale du Moyen-Âge
Il s'agit de l'histoire de Tout-Homme qui est appelé par Dieu et doit présenter son livre de comptes avant sa mort : il fait le tour de ses amis (qui le laissent tous tomber) et par la confession et le repentir, il se libère de ses péchés. Oui, c'est très curé, mais je te rappelle que ça vient du Moyen-Âge et la pièce est sensée rassurer les gens et leur dire ce qu'ils doivent faire pour mourir la conscience tranquille.
Tout-Homme s'adresse à Mort, qui vient de l'appeler :
« Yea, a thousand pound shalt thou have -
And defer this matter till another day »
(Oui, un millier de livres sera à toi -
Et repousse l'affaire à un autre jour )
Comme quoi, l'idée d'acheter la mort n'est pas nouveau - oh et les livres, c'est de l'argent ici !
Tout-Homme s'adresse ensuite à ses Biens-de-ce-monde en espérant qu'il l'aide mais Biens-de-ce-monde lui dit alors :
« My condition is man's soul to kill »
(Par nature, je suis la mort de l'âme humaine)
L'argent fait pas le bonheur quoi... 1485... et ça doit être plus vieux encore, évidemment...
Jane Eyre de Charlotte Brontë, une jeune orpheline qui devient gouvernante et tombe amoureuse de son maître qui cache un horrible secret dans son grenier : une première épouse complètement folle ! Ah, zut! Tu voulais le lire!
Bon Jane est assez chiante en fait. Elle dit pas mal de niaiseries. Mais quand même, en 1847, on trouvait dans le roman ça :
« Women are supposed to be very calm generally : but women feel just as men feel ; they need the exercise for their faculties and a field for their efforts as much as their brothers do. »
(Les femmes sont senses être très calmes de manière générale. Mais les femmes ressentent la même chose que les hommes ; elles ont besoin d'exercer leurs facultés et d'un terrain pour se dépenser tout autant que leurs frères.)
Mine de rien, c'était quasi révolutionnaire dans l'Angleterre victorienne du milieu du 19ème siècle!
Les Raisins de la Colère de John Steinbeck raconte l'histoire d'une famille de l'Oklahoma déracinée, forcée de migrer dans l'espoir (vite déçu) de trouver du travail en Californie. Le roman se passe après la crise de 1929, du coup, ça fait un peu peur sur ce qu'on risque de trouver bientôt... C'est une sacrée critique du capitalisme.
« For the quality of owning freezes you forever into 'I', and cuts you forever from the 'we'. »
(Car le fait de posséder vous gèle pour toujours dans un "je", et vous coupe pour toujours du "nous".)
« And in the eyes of the people there is the failure ; and in the eyes of the hungry there is a growing wrath. In the souls of the people the grapes of wrath are filing and growing heavy, growing heavy for the vintage. »
(Dans les yeux des gens il y a l'échec; et dans les yeux de ceux qui ont faim, il y a une colère qui grandit. Dans les âmes des gens, les raisins de la colère se remplissent et s'alourdissent, s'alourdissent pour les vendanges.)
(très mauvaise traduction, mais on fait ce qu'on peut en 2min et Steinbeck est trop poétique pour moi...)
Et la maman qui dit, vers la fin du roman :
« Man, he lives in jerks - baby born an' a man dies, an' that's a jerk - gets a farm an' loses his farm, an' that's a jerk. Woman, it's all one flow, like a stream, little eddies, little waterfalls, but the river, it goes right on. »
(L'homme, il vit par à-coups - un bébé naît et un homme meurt, c'est un à-coup - il achète une ferme et perd sa femme, et c'est un à-coup. La femme, c'est un courant, comme un ruisseau, des petits contre-courants, des petites cascades, mais la rivière continue toujours.)
King Lear du grand William
Je ne peux pas rendre justice à cette pièce ici, en quelques mots. Même la traduction sera forcément bancale... Mais y'a pas, j'adore étudier une pièce de Shakespeare à chaque fois, c'est dingue. A la première lecture on se dit que c'est pas transcendant, puis on apprend deux ou trois choses, alors à la deuxième on voit plus de choses. Et puis ensuite on fait un devoir dessus et là, y'a plein de choses qui apparaissent encore. Et puis tu le relis une troisième fois, et là encore, plein de nouveaux trucs... Super riche!
Le roi Lear est un vieux monsieur (enfin, roi quand même) qui décide de laisse son royaume à ses 3 filles pour être tranquille (vive la retraite!). Seulement, il leur demande de lui dire combien elles l'aiment et sa dernière (qui est aussi sa préférée) se refuse de jouer le jeu. Il la bannit et les deux autres finissent par se retourner contre lui. Du coup, il en devient fou. A la fin, sur 16 personnages, 8 sont morts...
Voilà ce qu'il dit de l'une des deux méchantes :
« But yet thou are my flesh, my blood, my daughter,
Or rather a disease that's in my flesh,
Which I must needs call mine.»
(Et pourtant tu es ma chair, mon sang, ma fille,
Ou plutôt une maladie qui est dans ma chair,
Et que je dois appeler mienne.)
Un personnage, Edgar, qui lui a été bannit à tort par son père dans une histoire parallèle dit à propos de Lear :
« He childed as I fathered. »
(Comment traduire... en gros, ça veut dire "il a vécu avec ses filles ce que j'ai vécu avec mon père" sauf que c'est bien plus beau quand on invente les mots pour le dire...)
Justement, le père d'Edgar se retrouve aveugle (on lui a arraché les yeux sur scène, scène la plus violente de Shakespeare) :
« I see it feelingly »
("Je le vois avec mes sens/en ressentant" - « le » c'est « le monde » ici)
Lear dit aussi :
« When we are born we cry that we are come
To this great stage of fools.»
(Quand on naît on crie que l'on est arrive
Sur cette grande scène de fous.)
(La grande scène de fous c'est le monde quoi...)
Et puis celle que je devrais afficher sur mon bureau :
« Striving to better, oft we mar what's well »
(A s'acharner à faire mieux, souvent on abîme ce qui est bien.)
En civilisation, je voudrais t'en donner quelques unes aussi.
Concernant l'abolition de l'esclavage, je voudrais d'abord te citer Montesquieu qui a eu le malheur d'écrire un truc de manière ironique que tout le monde a pris pour argent comptant :
« Il est impossible que nous supposions ces gens-là [les Noirs] des hommes, parce que si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. »
Et pour te donner une idée de ce qui s'est passé en 1792 en Angleterre, voici un extrait de mémoires d'un avocat :
« The cause of the Negro slaves is at present taken up with much warmth in almost every part of the kingdom as could be found in any matter in which the people were personally and immediately interested. Innumerable petitions for the abolition have been presented to Parliament and (what proves men's zeal more strongly than petitions) great numbers have entirely discontinued the use of sugar. »
(La cause des esclaves noirs a désormais pris énormément d'importance dans presque toutes les parties du royaume, comme on le verrait pour n'importe quel sujet qui intéresserait personnellement et immédiatement les gens. D'innombrables pétitions pour l'abolition ont été présentées au parlement et (ce qui prouve le zèle des hommes encore plus fortement que les pétitions) un grand nombre de personnes ont complètement arrêté de consommer du sucre. )
En civilisation américaine, sur le pouvoir quasi-impérial du président, une petite citation de Nixon qui, quelques années après avoir démissionné à la suite du scandale du Watergate (il avait fait mettre les bureaux de ses opposants politiques sur écoute de manière illégal), a déclaré :
« When the president does it that means that it is not illegal. »
(Quand le president le fait, ça veut que dire que ce n'est pas illegal.)
Bah voyons.
Le président Carter a aussi déclaré lui:
« When things go bad, you get entirely too much blame. And I have to admit that when things go good, you get entirely too much credit. »
(Quand les choses tournent mal, on vous reproche beaucoup trop. Et je dois admettre que quand les choses tournent bien, on vous attribue beaucoup trop.)
Enfin, et je termine sur la quasi-prophécie du Français Alexis de Toqueville, qui, en 1835, a écrit:
« Si la vie de l'Union était sans cess menacée, si ces (sic) grands intérêts se trouvaient tous les jours mêlés à ceux d'autres peuples puissants, on verrait le pouvoir exécutif grandir dans l'opinion [...]. Le président des Etats-Unis possède des prérogatives presque roayales, dont il n'a pas l'occasion de se servir. »
100 ans après, il s'en servira, t'inquiète! Et justement en grande partie pour les raisons que tu donnes, Alex! Bien vu!
Allez, je te laisse méditer là-dessus, je vais me préparer une petite playlist et aller prendre un bain moi... ça fait longtemps que c'est pas arrivé!
17:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : mémoire, citations, agrégation, écrits, fatigue
23.03.2009
Report de la masterisation
Faut quand même que je te dise :
Darcos a lâché !
Voilà un article sur Le Point.
Et voilà sa lettre de vendredi dernier.
Bon, je ne crie pas victoire trop fort car il y va vraiment mollo... Et puis c'est pas entièrement satisfaisant... (L'année de stage disparaît toujours par exemple).
Mais l'essentiel, c'est qu'il repousse la réforme d'un an. Peut-être suffisamment de temps pour mieux gérer la transition et pour mieux comprendre ce qui est demandé. Et puis peut-être qu'on peut maintenant espérer une vraie concertation...
Rêvons donc un peu !
16:36 Publié dans Enseigner/Apprendre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : report, réforme, masterisation, concours
22.03.2009
Petit à petit
Après une semaine de mauvaises nuits (avec l'exception d'une correcte au milieu), je suis retournée voir mon acupuncteur.
Voilà ce qu'il me fait :
En fait, c'est ce qu'il m'a fait la dernière fois, mais bon, en gros, c'est plus ou mois la même chose, juste pas tout à fait aux mêmes endroits.
Le cercle rouge montre ma cicatrice. Le seul endroit où j'ai eu des points !
Anecdote.
Je devais avoir 12 ans. Je jouais tranquillement au milieu des planches de l'entreprise de charpente au-dessus de laquelle on vivait. C'était une espèce de fosse à l'extérieur où s'accumulaient toutes sortes de morceaux de bois dont on se servait pour faire des tremplins pour les vélos. Et puis, pendant que j'étais baissée par terre, Denis B. a voulu dégager certains bouts de bois du tremplin pour le changer et m'en a balancé un sur le coin de la tête.
Certes, ça m'a secoué, mais j'ai pas eu tant mal que ça. Sauf que mon oreille s'est mise à perdre pas mal de sang.
Je me voyais déjà, bien sûr, mourir d'hémorragie.
Et puis, Stéphane G. ou Nanou, un cousin, m'a crié que j'avais un bout d'oreille qui avait du partir car ça faisait comme si un morceau de camembert avait été coupé !!!
(en réalité, les lois de la gravité opèrent aussi pour les oreilles coupées)
Je suis rentrée en pleurant de peur voir mon infirmière de mère qui m'a alors annoncé qu'il allait falloir faire des points !
Oh ! Horreur et damnation !
Là, j'ai eu encore plus peur que de mourir d'hémorragie !
Je lui ai assuré que je voulais pas et que je préférais avoir une oreille fendue toute ma vie plutôt que me faire faire un point ! Sans anesthésie, sans dec !
Heureusement, ma mère a su dépasser mes enfantillages. Et m'a emmené à son boulot et la médecin de son service m'a fait - je crois - un point pour refaire mon oreille.
Depuis, j'ai cette petite cicatrice et c'est la seule que j'ai.
Quelques jours après, j'ai écrit un poème pour la brave docteur qui avait su me recoudre malgré mes cris et pleurs...
Quelle chochotte...
Je pense que j'ai su dépasser tout ça le jour où je suis allée me faire percer les oreilles quand j'avais environ 21 ou 22 ans...
Bon, retour à mon oreille d'aujourd'hui. On le voit pas très bien, mais en fait, c'est des petits clous que j'ai dans l'oreille.
Voilà ceux de la dernière fois une fois qu'ils sont tombés:
(je t'ai mis un crayon à papier à côté pour que tu te représentes leur taille! Minuscules! )
Je ne sais pas si c'est les clous ou pas, mais depuis vendredi soir, je dors beaucoup mieux et surtout, je me sens beaucoup moins flippée !
Bon, certes, Mister T. est aussi rentré vendredi soir... Donc on verra mardi soir qu'il est à nouveau plus là pour se réjouir de la réussite de la séance d'acupuncture.
Avec les insomnies de la semaine dernière, je commençais à ne plus y croire à ces petits clous, vu qu'il m'avait « piqué » spécifiquement contre les insomnies et que c'était pas vraiment une réussite...
Et puis cette fois, il a « piqué » contre mon « agressivité ». Due selon lui, à la contrariété que m'a causé l'épisode de la voiture...
Et cette fois, on dirait que ça marche.
Donc, rassure-toi, ça va un peu mieux.
J'ai commencé à apprendre mes structures d'œuvres au programme et mes chronologies avec mes puzzles. Et puis ce matin, j'ai appris mes 40 premières citations.
Cet après-midi, je vais essayer d'en avaler encore à peu près autant.
Je me suis fixé à 30 citations par sujet/œuvre. Soit 210 au total...
Je vais peut-être bien y arriver...
(On dirait bien que je suis encore sur les montagnes russes...)
13:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : acupuncture, oreille, écrits, stress, agrégation, anglais, 2009
18.03.2009
Panique à bord
Oui, je sais. Je t'ai épaté ces dernières semaines. J'ai été exemplaire. Juste le petit stress stimulant. Une bonne trouille en janvier histoire de se remettre au boulot. Et puis je t'annonçais ma sérénité et combien je me sentais pas prête mais que quand même, j'étais pas si mal.
Aujourd'hui, j'ai envie de te dire : « J'y vais pas ».
Ouais, rien que ça.
Sur une semaine, je n'ai eu qu'une seule nuit normale. Plus une pas trop mal. Mais cette nuit, l'insomnie est revenue.
Hier, j'étais allée voir mon médecin. J'ai réussi à le convaincre qu'il me fallait le léger somnifère (mais somnifère quand même) qu'il m'avait prescrit l'année dernière et qui marchait du tonnerre.
Quand, à 2h du mat', je ne dormais toujours pas, j'ai décidé d'en prendre un demi, comme prescrit.
J'ai longtemps hésité à le prendre parce que 1/ j'en ai pas tant que ça et je voulais pas « gâcher » et 2/ j'avais peur qu'il ne marche pas et de me retrouver sans ma solution miracle qui aurait du suffire à atténuer mon stress et ma peur de ne pas dormir.
Il n'a pas marché.
Pour un somnifère au triangle rouge vif sur la boîte, un somnifère qui, la première fois que je l'ai pris, m'a endormi en 15min, c'est quand même dommage.
Vendredi, je retourne voir mon acupuncteur.
Je voudrais pas dire, mais... soit disant il m'a piqué pour m'aider à dormir... on peut pas dire que ce soit concluant...
Dire que j'avais appelé ça mon remède miracle. (Qu'est-ce que je déchante !)
Du coup, je suis très fatiguée.
Fatiguée au point que je pleure un peu pour un rien.
Genre j'écoutais Brassens tout à l'heure en faisant la vaisselle et Le Petit Cheval (blanc) [tu m'excuseras, Deezer ne permet plus de mettre le lecteur directement dans la note, faut aller sur le site maitenant - MdM - alors clique sur le lien si tu veux l'écouter] m'a amené les larmes aux yeux.
Au point aussi que je suis incapable de faire mon heure de step alors que aujourd'hui est le seul jour de la semaine où j'ai vraiment le temps de le faire.
Et puis je suis toute seule chez moi. Mister T. n'est pas là de la semaine, ni de la semaine prochaine.
Je t'ai déjà dit combien j'appréhende de me retrouver toute seule.
Et je déteste cette dépendance.
Je veux dire, j'ai 27 ans bientôt. Je suis pas trop bête. Je peux me faire à manger (même si je le fais mal). Je sais m'occuper de moi. Tout ça.
Sauf que non seulement je me sens triste et désœuvrée toute seule. Mais en plus, j'ai très vite peur.
Ouais peur. Peur de tout. Peur d'un cambriolage (du coup je boucle ma porte à clé). Peur de mourir sans que personne ne s'en rende compte (et les secours pourront pas rentrer vu que je ferme la porte à clé). Et puis, la nuit, j'ai des peurs plus « métaphysiques ».
Roh là, là. Faut que je garde tout ça pour ma psy. C'est pas ton rôle.
Mais l'idée c'est que :
- Je suis seule et je ne le vis jamais bien
- Je suis très fatiguée par mes nuits sans sommeil réparateur
- J'approche à moins de deux semaines de l'examen le plus important de ma vie (ou presque)
Si j'arrive devant ma copie en forme, j'ai pas trop peur.
En réalité, j'ai peur d'arriver fatiguée. Trop fatiguée je veux dire. Genre fatiguée comme aujourd'hui avec pas assez de sommeil, les yeux lourds, le cerveau lent, les émotions prêtes à déborder à tout instant. Tout pour avoir une bonne colique le matin du jour J, de trembler comme une feuille au point de ne pas pouvoir écrire et de faire hypoglycémies sur hypoglycémies mais d'être incapable d'avaler quoi que ce soit...
Ah, ça sent le vécu hein !
Je me fais d'autant plus peur en disant « j'y vais pas » que c'est ce que j'ai fait l'année dernière.
Bref, j'en suis tout à fait capable.
Et la tentation est d'autant plus grande que ça me faciliterait grandement la vie dans les mois à venir !
La vérité, c'est que je suis une lâche.
Et si tu veux t'amuser à me démontrer le contraire, je te dirais que justement, je suis tellement courageuse dans tellement de domaines que je suis très fatiguée d'être courageuse. Et j'ai très envie et grand besoin d'être un peu lâche.
Enfin, t'inquiète pas trop.
Je vais bien finir par y aller.
(Enfin, j'espère)
Mais j'ai vraiment, mais vraiment, pas envie d'y aller dans l'état dans lequel je suis aujourd'hui.
Mes révisions, qui étaient à jour, ont pris un retard monstrueux.
Enfin, monstrueux... Très important.
En fait, j'ai l'impression que je peux avoir le temps de finir mais que je n'aurai pas de temps de repos. Et justement, j'ai besoin de repos pour travailler. Mais si je prends du repos, je suis sûre de ne pas avoir le temps de finir.
Alors je fais quoi ?
(Ah si, quand même, un point positif dans ma vie: j'ai une nouvelle voiture qui a trop la classe!
Mais ça me donne pas l'agreg...)
18:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : stress, agrégation, écrits, peur, sommeil, insomnie
14.03.2009
Une semaine d'insomnies
ou comment l'acupuncture et le Donormyl s'avèrent inefficaces face à de grosses interrogations...
J'espère que tu excuseras mon manque de publication cette semaine.
J'ai bien raté mon coup car l'année dernière, la semaine des écrits du CAPES, j'avais fait pété tous les records de visites sur mon blog.
Car oui, c'était cette semaine.
Seulement, il s'en est passé cette semaine !
Retour en arrière à dimanche dernier, 8 mars.
Le weekend dernier, souviens-toi, j'étais contente car mon travail avait bien avancé. A 3 semaines des écrits, je le sentais bien. Il faisait beau. Les oiseaux chantaient.
Du coup, j'ai tiré Mister T. de son ordi et au lieu de bosser encore et toujours, je l'ai emmené se promener au bord d'un petit lac du coin qu'on n'avait encore jamais vu.
Là-bas aussi, il faisait beau, bon et les oiseaux canards chantaient cancanaient. (Je viens de découvrir le mot).
On fait le tour du lac au milieu d'un monde fou qui avait eu la même idée que nous et puis on reprend la voiture pour rentrer. Mister T. veut me faire passer par les « petites routes », après tout, on a le temps, il fait beau, les oiseaux - quoi t'as compris ? Bon ok, j'arrête, de toute façon dans 2 lignes, j'y penserai plus aux oiseaux !
Les petites routes sont bosselées. Non, disons-le carrément, elles sont pleines de gros trous. On manque de se perdre. Mais bon, on finit par retrouver le chemin de notre chez nous et de notre garage.
Mais (voilà le mais qui entraîne la longue note que tu viens de commencer à lire), en sortant de la voiture : de grosses gouttes nous ont suivis à la trace. Et là où j'ai fait ma manœuvre pour rentrer la voiture dans le garage: une petite flaque (le temps de la manœuvre !) ! Oh my God ! C'est de l'huile qui flotte à plein régime !
Panique à bord !
Ma première idée, c'est que c'est la faute d'un des trous sur la route.
J'appelle le beauf (va se trouver bien utile le beauf) qui me dit, en substance, « pas bon ».
Je suis nulle en mécanique. Mais, quand même, je m'en doutais... Ma grosse peur c'était de ne même pas avoir le temps de rejoindre un garage d'ici le lendemain (lendemain soir d'ailleurs, car Mister T. part tôt le matin en cours !)...
Je redescends vérifier le niveau d'huile et mettre une bassine sous le moteur. La fuite s'est arrêtée. Le niveau est bon...
Bon, à froid, ça ne fuit plus.
Mais ma journée est ruinée.
Et avec tout ça, j'ai oublié la fête des grand-mères ! Ah, de toute façon, ça sert qu'à vendre du café !
Lundi en fin d'aprem, j'emmène donc ma voiture chez le garagiste (grande concession de Zzazcity et propriétaire des concessions de cette grande marque allemande des deux départements). Ils mettent 1h à bien vouloir s'occuper de mon cas (après tout, je viens juste poser ma voiture pour une fuite d'huile et une vidange ensuite). Juste avant, le monsieur qui s'occupe de moi en me faisant comprendre que je l'em***** bien parce qu'il est occupé là, avait failli me renverser en garant une voiture en marche arrière comme un taré... (J'exagère même pas).
Ils arrivent à me vendre du liquide de freins et le forfait entretien des 30000km. Mais quand il me parle de la courroie de distribution, je dis non merci ! Sacré vendeur.
Brave Mister T. qui m'attend depuis 1 heure dans la voiture...
Mardi.
Je bosse. Normal. Mister T. est parti pour deux jours.
Le garage m'appelle. « On est embêté, on dirait que c'est au niveau de la boîte de vitesse, mais on voit pas, faut qu'on démonte. » « Mais quand même, ça a l'air bien abîmé, faudra peut-être changer de voiture ». Et aussi « ça doit pas être un choc, on sait pas d'où ça vient... »
Moi : « faut que je change de voiture mais vous savez pas ce qu'elle a ? »
En gros, pas le choix, faut démonter alors qu'on n'est pas sûr de pouvoir remonter. Mais sans connaître la raison de la fuite, ça sert à rien de reprendre la voiture.
Là le beauf y dit « méfie-toi, j'ai l'impression qu'ils veulent t'entuber ».
Mais bon, y'a pas trop le choix. Je rappelle et je dis « déposez la boîte de vitesse » (ouais, je suis comme ça moi).
Mercredi matin, l'empereur le garagiste me rappelle.
« Bon, cette fois, on est sûr, c'est vraiment foutu. Y'a un morceau de la boîte de vitesse (à changer) qui a tapé le carter (à changer ) et l'huile a noyé l'embrayage (à changer). Soit vous mettez 4000€ dans votre voiture et vous aurez en plus la distribution à changer d'ici quelques temps + l'entretien pour lequel vous êtes venue ; soit vous achetez une nouvelle voiture ! »
Alors là, je me dis « sur quoi ont-ils bien pu tomber ce matin en commentaire ? civilisation ou litté ? ». Bah ouais, c'était le premier jour des écrits.
Mais j'en avais rien à taper en fait.
Donc en vrai, à ce moment là, je me dis : « faut que j'appelle mon beauf ».
Ma matinée de travail n'a pas été très efficace, je dois dire...
A midi, quand le beauf a fini de bosser, il me dit « oh là, là, mais comment ça se peut que ça ait tout casser comme ça ? ils essaient de t'arnaquer là, c'est pas possible ! »
Moi je lui dis « tu te rends compte, un morceau qui s'est baladé dans le moteur et qui a tout cassé ? »
Et y me dit « c'est juste pas possible ! dans le moteur, y'a pas de lien avec l'embrayage ! ». Et puis, « elle a que 152 000km ta voiture (c'est une de ces voitures qui roulent trèèèèès longtemps), c'est pas la mort ! »
Mon beauf appelle son père, qui confirme. Ma mémé elle aussi participe, et elle appelle son cousin, qui habite Zzazcity (ou à côté) et qui connaît peut-être un bon garage où déplacer mon épave pour une nouvelle inspection (elle n'est plus remontable hein ! ou alors pour 15-20km seulement). Alerte à l'arnaque ! Alerte à l'arnaque !
Le cousin se dit « mais bon sang, c'est pas normal ! je vais aller voir ça ! ». Et il va voir. Et il revient et il dit « bah non, elle a l'air vraiment cassée. Rien à faire ».
Arf.
Et puis en discutant avec le beauf, je me rends compte que je lui ai dit « morceau qui se balade dans le moteur » mais que je voulais dire « sous le capot ». Pour moi c'est la même chose. Pour lui, non. Et là, il admet aussi que c'est possible...
Faut changer de voiture. Et il m'en faut une pour la semaine prochaine.
Bon, d'accord, je pourrais trouver un moyen de contourner les problèmes (location, se faire emmener à droite à gauche, sauf que Mister T. ne sera pas là les deux semaines qui viennent sauf pour des weekends bien shorts) pendant quelques jours encore. Mais rester dans un doute pareil à pas trois semaines des écrits, c'est trop de doutes à gérer !
Le cousin propose alors de faire les garages (ou quelques uns en tous cas) avec moi pour trouver une nouvelle voiture.
Le grand concessionnaire me propose des voitures beaucoup trop chères pour ce qu'elles sont (pas folle la guêpe, je vérifierais l'argus sur internet, moa!). Mais j'en trouve une chez Peugeot qui me plaît bien... Et puis la bonne nouvelle du jour (y'en a une), c'est que ce weekend, de vendredi à dimanche, c'est le Salon de l'Occasion à Zzazcity ! Je décide donc d'aller y voir quelques grandes marques incontournables.
Au CAPES, ils sont tombés sur un commentaire de texte en civilisation. Un discours de Kennedy, au tout début de sa campagne présidentielle. Le concepteur du sujet avait de l'humour: Kennedy y cite King Lear.
Je dors. Mal. Réveillée tôt. Insomnie. Galère.
Jeudi
Jeudi, je suis très fatiguée. Je suis inquiète. J'ai ressassée la Peugeot toute la nuit. Et je sais pas ce que je vais faire de mon épave.
C'est pas rien d'acheter une voiture. C'est pas comme acheter une maison mais quand même, c'est pas rien. Faut pas se planter. Et j'y connais rien. Comment être sûre que je me fais pas entourlouper... Bon d'accord, la Peugeot, j'ai réussi à la faire baisser de 2 000€ (clés en main !), donc je m'en sors pas si mal. Mais j'aimerais en voir d'autres...
Dans la matinée, au milieu d'un visionnage de King Lear en téléfilm de la BBC (fatiguée je te dis, faut pas trop m'en demander !), je reçois un coup de fil.
Un monsieur me dit, de manière assez confidentielle : « ouais, euh, je suis mécano chez le grand concessionnaire ; euh, vous allez en faire quoi de votre voiture ? parce que elle m'intéresse ».
Le grand concessionnaire me proposait de reprendre ma voiture à 700€. Le monsieur me propose 1000€ et il se charge de la dégager pour moi !
Je lui dis que j'y réfléchis mais que oui, ça m'intéresse ! Que je le rappelle.
Après-midi peu fructueuse niveau boulot. Le film, ça va bien. (Eh, il dure 3h quand même !)
Visite de mary qui me dit « le grand concessionnaire, c'est le mal ». Je me dis elle a pas tort. Je suis vraiment décidé à ne pas acheter chez eux.
Dommage, c'était chez eux que toute ma famille est et a été. Comme quoi, une mauvaise surprise et hop, on vire de bord fastoche !
Au CAPES, ils sont tombés sur Jane Eyre. "Les règles du jeu". Sur Agreg-Ink, y'en a un qui avait promis que si ça tombait sur Jane Eyre, il parlerait de robot, comme dans l'épisode de Freinds où Phoebe et Rachel suivent des cours de littérature. Il l'a fait!
Je dors. Encore très mal. Je croyais que j'étais suffisamment fatiguée. Que nenni. Je stresse vraiment à mort avec cette histoire.
Vendredi matin, je suis encore plus crevée. J'ai des cernes de folie. J'ai en gros dormi une nuit normale en deux nuits...
Je passe 2h à lire le corrigé d'un seul devoir du CNED... pas très efficace.
Je rappelle le flippé du grand concessionnaire qui avait peur que son patron sache qu'il m'achetait ma voiture plus cher que lui et lui laisse un message. Bon, l'épave, ça devrait être bon. Plus qu'à aller récupérer mes affaires.
On part donc à 13h30 avec Mister T. pour une nouvelle après-midi de chasse à la voiture.
On commence par une marque américaine qui est au bord de la faillite et qui porte aussi le nom d'un des auteurs que j'ai à étudier pour l'agreg.
Le vendeur nous annonce qu'il n'a plus d'occasions comme on cherche. Mais il veut essayer de nous trouver une solution. Cool.
Sauf que du moment où je lui ai dit que j'étais prof (ou quasi-prof plutôt), j'ai eu droit à une série de remarques sur mon futur métier qui ne volait pas franchement haut...
« Ah mais, c'est pas un défaut ! Hein, je vous en veux pas ! Hein ! Je ne vous en tiendrai pas rigueur ! Personne n'est parfait ».
Ouais, l'humour...
Et puis après, il me propose de « louer » une voiture neuve. Pas du leasing. Non, non, un truc super méga chouette, immanquable, totalement adapté à ma problématique (sic).
« Oh là ! Je vois que je vous ai choqué ! Oh là, mais me tombez pas dans les pommes hein ! C'est pour vous , hein ! »
Et là, je l'avais déjà pas à la bonne, mais il me sort :
« Ah, mais c'est sûr, c'est loin de votre mentalité de prof ce que je vous propose ! »
Ah, bah voilà. C'est fini mon gars. Tu m'auras pas.
C'est dans la mentalité de personne de louer sa voiture, non ?
Breeef, on a fini par le laisser faire sa simulation et puis on est parti (avec beaucoup de mal, ils nous lâchaient pas, car on a vite eu toute l'agence sur le dos).
Retour chez le grand concessionnaire. On attend un peu pour simplement avoir la clé de ma vieille voiture mais finalement, on réussit à vider nos affaires, récupérer l'auto-radio et payer la dépose du moteur.
Bye-bye le grand concessionnaire. Et je risquerai plus ma vie ici...
Plus tard, en y repensant, je me rendrai compte que j'ai même pas eu un regard de regret pour ma voiture. Pourtant, ça faisait bientôt 7 ans que je l'avais. Elle m'a été fidèle. Jusqu'à l'accident de décembre dernier. Depuis, plus rien n'allait ! Mais quand même, je me suis pas retournée. C'est signe qu'il était tant que je passe à autre chose. Et la Peugeot me hante encore.
Mais le programme maintenant, c'est le Salon de l'Occasion.
Et là, je rencontre l'Opel Corsa !
Elle a la classe ! Elle a plein d'options. Elle a des sièges super beaux. Elle a la classe (quoi ? je l'ai déjà dit ?). Ah, et niveau moteur, c'est pas mal aussi.
Je rencontre le vendeur qui commence à vouloir me vendre celle d'à-côté, plus chère. Je lui dis, non, non, je mets pas autant, mais celle-là, pourquoi pas. Et puis là, y me dit combien elle est chouette, combien elle a la classe. L'autre, finalement, elle n'a pas autant la classe car elle est moins puissante (mais elle a un peu moins de km, d'où la différence de prix).
On s'assoit. Mister T., quel débutant, croit que je l'achète. Naaaan, je négocie !
Bon, j'arrive pas aussi bien qu'avec Peugeot. C'est un salon, on peut penser qu'ils espèrent avoir du monde... Mais bon, je gagne peut-être 500€. Je dis au gentil vendeur (ouais, lui, il fait pas de remarques désobligeantes) que je le rappelle dès que je me décide.
En sortant de là, la Peugeot me hante encore. Donc je décide de retourner la voir.
Rah là, là... Appelle au beauf : « c'est laquelle la meilleure ?» « Moi je préfère Peugeot, mais c'est perso »... Et finalement « prends celle qui a le plus d'options ». C'est la Corsa qui a le plus d'options...
Oui mais en revoyant le jolie bleu foncé métallisé de la Peugeot...
Bon tant pis, faut réfléchir encore un peu. Je rentre et je cherche les comparatifs sur Internet. La Corsa semble mieux.
La Corsa gagne.
Et elle a plus d'options.
Samedi matin
(meilleure nuit, même si j'ai aussi eu un trou d'une bonne heure d'insomnie)
J'ai signé ce matin. Mardi, j'ai une voiture qui a la classe.
Mais je suis crevée et j'arrive plus à bosser !
18:23 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : capes, écrits, voiture, occasion, corsa
07.03.2009
Un pas devant l'autre
Figure-toi que je crois que je vais y arriver.
Oui. Je te l'accorde. C'est une phrase qui s'encadre!
Tiens d'ailleurs, pour la peine, je vais la mettre en gras et en couleur et tout:
Je crois que je vais y arriver.
Bon, tout est dans le "y".
Rassure-toi, il correspond pas à l'agreg toute entière.
(Faudrait pas croire que ma confiance en moi aurait débarqué soudainement, sortie de nulle part)
Mais je pense que je vais réussir à terminer "l'essentiel de ma préparation".
Je me sens un peu comme ça:
Assez tranquille. Pas la grosse baraca non plus, mais un semblant de sérénité.
Mieux encore, un semblant de combativité!
Alors évidemment, si je reprends le bilan de l'autre fois, voilà ce que ça donne.
(J'insiste pour le faire, même si c'est pas passionnant pour toi, mais au moins tu comprendras peut-être pourquoi je vis en ermite depuis des mois)
"Fait" en rouge - "Fait à moitié" en orange
- relire Jane Eyre et lire le cours du CNED (faire au moins un devoir)
- revoir (2 fois minimum) le film sur Jane Eyre et faire un doc récapitulatif des scènes transformées par rapport au livre + voir le DVD avec les commentaires
- relire King Lear (en cours mais c'est Shakespeare, il faut une fois de plus) et le cours du CNED (faire au moins un devoir)
- relire Everyman (au moins deux fois! c'est de l'anglais du Moyen Age!), le cours du CNED (faire au moins un devoir)
- finir le livre du CNED sur l'Abolition de l'Esclavage (faire au moins un devoir)
- trier et classer les citations que je pique à droite et à gauche sur les 5 livres de littérature et les 2 sujets de civilisation
- faire 2 versions et 2 thèmes
- reprendre mes deux livres de grammaire utilisé au CAPES!! (faire deux devoirs!)
- finir le livre du CNED sur la phonologie (faire un devoir encore)
Les bonus
- lire la grammaire de Khalifa sur la syntaxe
- lire Michelot, Gould et Coste sur la civilisation US (c'est 3 livres différents, allez, au moins Michelot)
- lire 2 de mes 4 livres sur l'abolition de l'esclavage
- lire mon bouquin bonus sur King Lear
- lire mon bouquin bonus sur Les Raisins de la Colère
- lire tous les articles que j'ai récupérés sur mon PC sur les différents sujets au programme
Bref, c'est pas si mal non?
Et la semaine prochaine, j'ai prévu de relire King Lear et Everyman et de trier mes citations.
Du coup, je crois que je vais bel et bien pouvoir passer mes deux dernières semaines à uniquement apprendre mes dates, citations etc. Et à me reposer aussi.
Deux semaines de quasi vacances avant les écrits!
Le LUXE!
Mon gros problème, c'est que je n'ai pas refait beaucoup de devoirs...
Mais bon, je compte sur mes années d'entraînement d'une part et j'ai besoin d'être plus sûre de mes connaissances que d'avoir fait beaucoup de devoirs d'autre part.
19:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : écrits, agrégation, préparation, anglais, révision
02.03.2009
Bowl des Neiges annuel
Un ptit mot rapide pour te dire que oui, je me suis bien amusée ce weekend au BDN.
Et oui, j'ai aussi passé une de mes pires nuits depuis bien longtemps car finalement on a dormi sur place.
Oh, c'était plutôt la classe car Mister T. and me, on avait notre chambre rien qu'à nous, avec des lits superposés par contre. Mais c'était pas mon lit. Et puis j'arrêtais pas de refaire mes matchs dans ma tête aussi. Résultat: à peine 3h de sommeil...
Bref, ce weekend m'a crevé!
Mais si l'année dernière, j'avais fini 4ème, cette année, je finis 5ème. Je suis RA-VIE! Car l'année dernière, je croyais que c'était de la chance. Là, je commence à croire que c'est le talent!
Très bonne ambiance, de bons moments avec des copaings du net et un franc succès avec mes biscuits.
Aparté pour Mary concernant les biscuits: c'est pas tant une question de perpétuer le rôle de la femme mais celui des femmes de ma famille: chez moi, on nourrit les gens qu'on apprécie! (Enfin, c'est dans beaucoup de famille ça).
Tiens, d'ailleurs, sauras-tu me trouver dans la foule des joueurs? (indice: tu sais déjà que je suis une fille...)
(je pouvais pas mettre la photo dans la note, elle est trop grande)
Mister T. est également présent sur la photo. Mais ne le pointons pas du doigt, il n'a pas réussi son tournoi alors pas la peine d'en rajouter!
Sinon, dans un autre registre, j'ai eu deux RDV importants aujourd'hui:
- chez ma diététicienne: je suis officiellement sortie du régime amaigrissant. J'entre désormais dans la phase plus difficile encore de maintien du poids...
- chez mon acupuncteur: j'ai les oreilles pleines de petits clous pour faire face au stress qui monte (plus que 28 jours!) et pour dormir un peu mieux.
Allez, je te laisse, je suis crevée.
20:43 Publié dans Petits Plaisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bowl des neiges, bloodbowl, pause

















