04.11.2009

Le début de la fin

Bah ouais, ça y est, faut y retourner.

 

Je suis prof depuis deux minutes et je pleure déjà quand mes premiers 10 jours de vacances sur mes 16 semaines annuelles touchent à leur fin.

Je crois qu'on peut en conclure que je me suis bien faite à mon nouveau statut et que je l'honore spectaculairement.

vacances_profs2.jpg

J'aurais juste voulu les 3 jours de plus que des vacances "normales" de 15 jours m'accorderaient. Avec ces 3 jours de plus, promis, j'aurais vraiment été d'attaque.

Car il a largement fallu une semaine pour que mon cerveau oublie un peu la classe verte et tous les soucis qu'elle me cause. Largement une semaine pour oublier que je sais toujours pas quoi en faire de ces petits empêcheurs de tourner en rond (remarque quand même que "emêcheurs de tourner en rond" dénote nettement moins de rancoeur que le "petits merdeux" qui désignait ces mêmes élèves il y a deux semaines). Largement une semaine pour respirer un peu.

Mais il se trouve que le reste du temps, je me suis remise au boulot pour leur préparer des cours du tonnerre et qu'ils s'ennuient pas.

Des cours béton pour qu'ils apprennent quelque chose et qu'ils soient motivés par ce que je raconte.

Des cours funs et intelligents pour qu'on reparte sur de bonnes bases et qu'on se mette à travailler.

 

Non, vraiment, ces vacances m'ont profité: je suis de nouveau idéaliste.

 

Mais en même temps, une part de moi est tout à fait réaliste. Et j'ai pas envie d'y retourner car je sais que dès ce weekend, quand je corrigerai leurs cahiers qui n'auront ni queue ni tête, je vais désespérer à nouveau et me demander quoi faire pour que a) ils m'écoutent, b) me comprennent et c) fassent ce que je leur dis!

 

Je sens que je n'ai pas fini de désespérer sur la montagne de progrès que j'ai à faire pour parer à toutes les erreurs de mes élèves! Ni sur la montagne de choses sur lesquelles je n'ai absolument aucun impact.

 

En plus de ça, évidemment, on est en novembre. Depuis environ 2 jours.

Il y a environ 3 jours les arbres étaient magnifiques. Des feuilles rouges, oranges, jaunes, marrons.

Fall-Leaves.jpg

C'était beau.

 

Mais on est en novembre. Il pleut, il vente, il fait nuit en plein jour. On manque de glisser sur les feuilles mortes mouillées. On se prend la pluie même sous le parapluie.

C'est la mauvaise période météorologique.

C'est aussi la mauvaise période dans ma famille. Mercredi prochain marquera le premier anniversaire d'une série de trois qu'on aimerait tant oublier mais qu'en fait qu'on préfère pas, de peur de TOUT oublier. Les deux autres suivront jusqu'à mi-décembre... ça va être long!

Vivement Noël qu'on passe à autre chose!

merry-christmas.png

Allez, plus que 6 semaines.

6 semaines pour tout recaler avec la classe verte.

6 semaines pour démarrer sur les chapeaux de roue l'échange d'e-mails avec la classe américaine pour la classe orange.

6 semaines pour apprendre des choses avec mon tuteur officiel que je vais enfin avoir pour me conseiller.

6 semaines pour progresser dans ma façon de faire cours.

6 semaines pour se casser la tête à trouver des cadeaux de Noël pour tout le monde.

6 semaines pour aller à l'IUFM tous les mardis et vendredis (aucun répit!).

6 semaines pour faire les premiers voeux de mutation! Gloups!

6 semaines qui marqueront le début de la fin de l'année!

29.10.2009

Je ne résiste pas

Non, je ne résiste pas à te montrer, au cas où tu l'aurais loupé, le Petit Journal Actu de Yann Barthès d'hier.

 

Déjà parce que perso, je trouve que Yann Barthès a trop la classe. Qu'il a bien de la chance qu'il y ait Mister T. dans ma vie et qu'il vive à Paris sinon il m'aurait peut-être bien en groupie de folie qui lui courrait après en permanence.

LE-GRAND-JOURNAL_11.jpg

Nan, franchement. Le mec, il met un jour sur deux une cravate ou une chemise (ou les deux!) absolument horrible(s) mais il a quand même trop la classe.

En plus il est drôle, piquant, malicieux.

Ah et en plus intelligent car il sait bien où chercher (enfin, lui et son équipe quand même).

 

Pour illustrer tout ça et pour illustrer combien la politique est une belle mascarade, je te prie de bien vouloir regarder cette vidéo:

 

Elle est ici.

 

Bah oui, malheureusement, CanalPlus ne veut pas donner de lecteur exportable que je puisse intégrer ici. Donc faut sortir de mon blog.

Si ça te saoule, c'est surtout à partir de la 2ème minute. Hilarant ET navrant à la fois!

23.10.2009

Vive les vacances, vive...

l'insouciance!

Les cahiers au feu et la maîtresse...

 

Ah non! pas la maîtresse!

 

 

Bon, ayé, j'ai survécu à ma première période scolaire en tant que prof. 8 semaines de prise en main de mes classes et de galère innommable pour faire mes cours.

 

Pfiou! Comment peut-on faire ce métier toute une vie?

Alors oui, je sais. On prend ses marques. On s'habitue à un certain nombre de choses. On prend des habitudes qu'ensuite on n'a plus besoin de (trop) remettre en question. Alors que moi, là, je remets tout en question. Du "comment je m'habille ce matin" au "j'utilise le feutre bleu ou le noir". En passant par la question qui me bouffe constamment "est-ce que je punis directement ou je laisse encore une chance?".

 

Ayé, c'est dit. Je crois qu'il faut que j'arrête de donner des chances.

Je crois trop en la perfectabilité de l'Homme. Enfin de l'Elève.

J'imagine encore que si je lui dis "attention, tu vas avoir une punition", il comprend qu'il faut se taire.

 

Je suis pour la prévention et non la répression.

Mister T. m'a perverti avec ses idées de gauchiste humaniste!

M'en vais me transformer en Besson-Hortefeux et les reconduire à la frontière, guerre ou pas guerre!

 

Comme tu le sais déjà, la classe verte avait été absolument horrible la semaine dernière.

A tel point que j'en ai eu (plus maintenant puisque c'est les vacances, l'insouciance, les cahiers au feu et la... mais non, je te dis!), bref à tel point que j'en ai eu un mal de cou assez énorme (ma psy m'aurait "le mal de cou, c'est la peur") et des insomnies pas très sympas.

Exemple mardi soir. Mardi j'avais eu une demi-journée à l'IUFM (la séance thérapie collective était assez sympa mais c'est uniquement parce qu'on a eu le seul formateur sur les trois intervenants qui était bien, les autres groupes ont tous cru qu'ils allaient devoir se pendre pour sortir de là). Autrement, mardi j'étais plutôt reposée.

Je me couche tranquille. Je lis quelques pages de mon roman historique de 1084p (purée, ce que j'aime les bons gros pavés comme ça).The+Pillars+of+the+Earth.jpg Quand je vois que j'ai les yeux qui se ferment tout seuls sur les pages, je ferme, j'éteins la lumière.

Je suis toujours tranquille. Tellement tranquille que je me dis: "c'est dingue comme je suis tranquille, pour une fois, je pense même pas à la classe verte!".

TROP TARD!!!!!

Il était 23h. Je n'ai pu m'endormir que vers 3h30/4h. Je me levais à 7h20. Pour une nuit d'insomniaque, c'est pas si mal quand même.

Mais pour m'endormir si "tôt", il a fallu que je rallume, lise encore 2h sans aucun effet (heureusement que j'adore ce livre), que je m'énerve et me mette à chialer en maudissant ces sales merdeux (non, c'est pas déontologique de traiter ses élèves de sales merdeux, mais tant pis, ça soulage quand même un peu), que Mister T. me donne un bras pour me consoler en son creux pour que je finisse par entrer dans un demi-sommeil suffisant pour tenir à peu près la journée.

Résultat mercredi matin: la classe orange a été horrible (oui, oui la classe orange! mais faut dire qu'ils devaient décrire leurs préférences pour les correspondants américains et du coup, ça partait dans tous les sens) et la classe verte a été tout à fait tenable pendant 30min! (Après, ils ont eu le contrôle de compréhension orale qu'ils ont trouvé super-trop-dur-madame-on-comprend-rien alors que la moyenne de la classe est à 6.35/10 donc pas si mal et du coup, leur naturel d'agités est revenu au galop...)

 

Lundi, ils avaient été suffisamment eux-mêmes et mon insomnie de mardi soir, et mes envies de vomir de dimanche soir + lundi toute la journée et mon cou tout raide ont été suffisamment explicites pour que je me dise: il FAUT que je fasse quelque chose pour cette classe.

Et il FAUT que je parle avec leur prof principale. Même si je doutais de son envie de faire quoi que ce soit vu que lundi, tout ce qu'elle a trouvé à me dire pour M. que j'avais exclu la semaine précédente, c'est qu'il fallait que je change mes méthodes (en gros).

D'habitude, c'est les parents qui te disent comment faire ton boulot. Là, c'est même les collègues:

"t'as qu'à le mettre dans un coin avec des exercices plus durs exprès pour lui".

Oui mais j'ai un peu peur qu'on me tombe dessus là car j'ai pas trop le droit de faire ça.

"Qui ça? Nous? On va pas te tomber dessus?"

Non, non, vous je m'en fiche, mais j'ai un peu l'IUFM et l'inspection sur le dos cette année.

"Ah, t'es stagiaire?"

(Ouais, patate! c'est bien de te renseigner sur les profs de tes bambins)

"Bah tu le fais pas quand ils viennent et puis c'est tout. De toute façon, M., il a son père aux US, il est quasi-bilingue"

(Ouais, M. a un père qu'il ne connaît pas aux US et il fait plein de fautes, il a un niveau seconde certes, mais pas un niveau bilingue) Euh, admettons mais j'ai un vrai anglophone dans l'autre classe et c'est pas pour autant qu'il me fout un bazar pareil et pourtant il doit s'ennuyer encore plus!

"Nan mais je te dis, t'as qu'à lui donner des exos en plus quand il est pénible et puis voilà".

 

Super. Pas eu trop le choix de dire autre chose car j'avais pas d'autres solutions à ce stade.

Chez nous, on fait de l'oral, de l'oral et encore de l'oral. Autrement dit, je peux pas lui donner, genre, plus d'exercices que les autres puisque les autres, ils ont pas d'exercices (pas bien les exercices de grammaire!). On fait que des "activités" à l'oral et là le gamin, je peux pas lui dire de faire son oral plus difficile dans son coin tout seul...

Si je suis les directives de l'IUFM, il faut que je puisse l'intégrer dans mon cours en lui donnant une place particulière. Genre mon "assistant".

Je rappelle (pour ceux qui suivent pas) qu'il s'agit de la classe verte. Ceux qui rigolent comme des bossus pour un rien. Alors M. au tableau, j'ai peur que ça lui donne un peu trop de l'importance.

Et en même temps, ce gamin dont la mère ne s'occupe pas (elle travaille à l'étranger et rentre à peine une fois par semaine, voire moins souvent encore), qui ne connaît pas son père mais qui raconte à tout le monde qu'il a un père aux US (sans doute vrai mais il se garde bien de dire qu'il le connaît pas) et qui vit chez sa grand-mère dont il ne veut pas qu'elle signe les mots dans son carnet (il doit y avoir une super ambiance entre eux), bref, ce gamin là, il a besoin aussi qu'on lui donne de l'importance...

Bref, j'ai toute les vacances pour y réfléchir, même si j'ai déjà dit à M. que j'essayerais de trouver un moyen pour l'occuper (après tout, c'est LUI qui réclame le travail supplémentaire).

 

 

Bon, on en était à la PP.

 

Mercredi, j'ai donc discuté avec ma pote néo-tit (autrement premier poste, elle était stagiaire l'année dernière) d'histoire-géo qui a aussi la classe verte et qui, je cite, "ne peut plus les blairer, je les hais, je les déteste, je déteste leur faire cours, ils me sortent par les yeux, je ne leur dis plus bonjour dans les couloirs tellement je peux plus les voir en peinture".

Je lui soumets mon idée de faire un truc "en force". Genre tous les profs se pointent dans un cours de la classe verte et disent: "maintenant, vous vous calmez sinon y'aura ça, ça et ça; on se met au boulot".

 

J'ai eu beaucoup d'échos positifs de cette méthode. Plus l'équipe est soudée, plus ça marche.

 

Elle me dit qu'elle serait pas contre mais que de toute façon, la PP leur trouve trop d'excuses et que du coup elle est pas sûre que ça passe. Elle me dit aussi qu'elle s'en fiche presque de son côté car, elle, elle a 4 ou 5 autres classes qui sont super et donc, les 3h avec la classe verte sont justes 3h à passer et qu'elle a le reste pour se sentir bien dans ses pompes. Pas moi, j'ai que deux classes. Du coup, 50% de mes cours se passent mal...

Je décide donc de demander un RDV à la PP. Je lui laisse un mot dans le carnet (c'est littéralement ce que j'ai tapé en premier) dans son casier en précisant que je veux la voir avant les vacances (je veux des vacances AVEC l'insouciance moi).

 

Jeudi (hier donc), à la récré de l'après-midi, je la croise. Elle a pas le temps avant les vacances pour qu'on se voit.

Mais "c'est qui le problème?".

(C'est tous andouille!) Bah, une bonne grosse moitié de la classe.

"Mais t'as essayé de cibler les agitateurs?"

Cibler 15 gamins, c'est pas simple...

"Non, mais faut que tu me dises qui t'enquiquine particulièrement et puis moi après, je peux appeler les parents ou autre. Je pensais faire une réunion avec l'équipe pédagogique (les autres profs de la classe quoi) pour mettre en place des fiches de suivie (l'élève qui a une fiche de suivi doit présenter sa fiche à ses profs à chaque cours qui y écrivent comment il s'est comporté)".

Non, mais j'aimerais qu'on discute de la classe entière là. Parce que les fiches de suivi, pour moi, y'en aura 15.

"Je crois vraiment qu'il faut cibler les individus. Chaque prof a un problème avec quelques élèves différents à chaque fois. On peut faire que des actions ponctuelles sur des gamins bien précis, y'a que comme ça qu'on s'en sortira."

(la déception doit se lire sur mon visage à ce stade)

Bah moi, je pensais plutôt à un truc massif, genre on se pointe tous dans un cours et on met les choses au clair avec la classe.

"Ah mais non, ça marche JAMAIS ce genre de truc! Non, non, non! A la rigueur, je veux bien réorganiser une réunion de l'équipe pédagogique à la rentrée mais ça ça marche jamais"

Bah moi, j'en ai entendu QUE des échos positifs. T'es la première à me dire le contraire.

"Ah, non mais je t'assure. Bon, faut que j'y aille. Mais si tu veux, je fais cette réunion parce que je pensais le faire de toute façon".

 

Okay. La première n'avait servi à rien. En plus j'avais pas pu y être (cette fois, je ferai tout pour y être en espérant que ce soit pas un jour d'IUFM (c'est ça qui me fait le plus peur d'ailleurs)). J'ai juste su que ce jour-là, elle s'était engueulé avec le prof de français (qui sera plus là à la rentrée car il prend sa retraite) parce qu'il trouvait que cette classe était impossible, qu'il avait jamais vu ça (le gars, 40 ans de métier hein, je sais qu'en vieillissant, on a tendance à penser que "c'était mieux avant" mais quand même) et qu'elle leur trouvait beaucoup trop d'excuses et que "arrête de les protéger comme ça!"...

 

Les vacances ont donc pas très bien commencé. J'avais décidé en début de semaine que j'aurai réglé le problème avant les vacances mais l'avenir avec cette classe est des plus brumeux.

 

En réalité, je crois que je m'accomoderais assez bien, pour me protéger la conscience et la santé, de l'idée que "de toute façon, je peux rien y faire" et que "s'ils apprennent rien cette année, c'est pas mon problème". C'est plus difficile quand je pense aux 8 élèves sérieux qui veulent, eux apprendre quelque chose mais.

Faire appel à leur conscience et leur sens des responsabilités (genre, "l'année prochaine, vous passez le brevet et vous devez valider un niveau A2 pour l'avoir") ne sert strictement à rien à 13 ans. Je crois que le sentiment de culpabilité n'existe plus à cet âge là. Et comme en plus, à ce moment-là de la vie, il devient important de faire rire les copains pour avoir une vie sociale épanouïe et de faire le mâle dominant pour lancer les prémices d'une vie sexuelle, j'ai vraiment pas beaucoup de poids de mon côté.

Surtout s'il faut que je me batte toute seule.

 

Mais moi, même si je ne joue pas ma vie sociale ou sexuelle dans ce combat-là, je joue ma vie professionnelle. Si je suis inspectée avec cette classe, dans cet état, c'est juste pas possible.

 

Plan d'action:

- trouver de nouveau moyen de faire de la discipline dans cette classe (peut-être y intégrer M. qui, même si parfois il y participe, râle tout de même souvent contre le bruit)

- réfléchir à ce que je vais faire de M.

- aller gentiment à la réunion de la PP qui servira sans doute à rien mais si je peux y être, je peux préparer l'assaut à coup de "et si on faisait une invasion de profs et qu'on mettait en place un plan de classe commun, un plan de discipline commun et qu'on se serrait les coudes au lieu de vivre chacun notre merde dans notre coin?" et que si elle est pas contente, tant pis pour elle et j'aurai essayer.

- si ça marche pas, j'irai voir le principal.

 

Faut que tout le monde sache que ça va pas. Tout le monde sauf l'IUFM dans un premier temps.

 

A la rentrée, il y a A. qui part (dommage, A. était une mine à perles) donc la classe verte tombe à 24 élèves. Et puis à la rentrée, il y a aussi mon vrai tuteur qui revient et que j'ai rencontré lundi. Il a l'air de prendre le rôle à coeur et je pense qu'il va venir plus souvent me voir en classe; j'espère ainsi progresser peut-être plus vite.

 

Bon, allez, c'est quand même les vacances. Au moins pour quelques jours (après je vais devoir préparer mes cours à venir). Alors pour fêter ça, je te propose une petite playlist à base de Dire Straits. Quand j'étais gosse, ma mère écoutait souvent Dire Straits. Mon père aussi. Ecouter cette musique me replonge un peu dans mon enfance. (La dernière Why worry? était d'ailleurs à l'enterrement de ma mère).

 

Découvrez la playlist Dire Straits avec Dire Straits

17.10.2009

Mardi et Vendredi...

Je crois qu'il est temps que je te parle de l'IUFM.

En plus ça tombe bien, je vais pouvoir te raconter comment l'IUFM m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps quand j'ai été chez moi après la visite de ma formatrice.

 

Ouais, ça te met dans l'ambiance.

 

Pourtant, l'IUFM, c'est pas si douloureux d'habitude. C'est surtout navrant. C'est parfois drôle tellement c'est navrant. Mais bon, quand même, c'est surtout triste tellement c'est navrant.

 

Et contrairement à ce qu'on laisse penser (et moi la première), il y a parfois des choses utiles à l'IUFM... Genre la présence des syndicats quoi... (Non, je plaisante, je fais juste de la lèche à mes beaux-parents si ils lisent ce post). (Je veux dire, y'a d'autres choses encore qui sont utiles à l'IUFM).

 

Mais laisse-moi d'abord te parler des locaux d'abord.

 

Les IUFMs, les « Instituts Universitaires de Formation des Maîtres », sont une création récente (Wikipedia dit 1990-1991 et dit que c'est la faute à Jospin). Ils ont remplacé les autres systèmes de formation et rassembler les anciens instits (devenus profs des écoles) et les profs dans un même bâtiment.

Dans les faits, c'est bien souvent les locaux des anciennes écoles normales des instits qui ont été repris. Et dans les faits aussi, l'IUFM appartient plus aux PE1 et PE2, plutôt qu'aux PLC1 et PLC2 (autrement dit aux Profs des Ecoles 1ère année (avant concours) et Profs des Ecoles 2ème année (après concours, pendant le stage), plutôt qu'aux Profs de Lycée et Collège 1ère année et 2ème année). Moi, je suis en PLC2. Les PLC1, par la force des choses (ils ont des enseignements disciplinaires dans leur propre fac surtout), passent peu de temps à l'IUFM alors que les PE1 ont tous leurs cours là-bas. C'est aussi vrai en 2ème année puisque les PLC2, nous ne sommes là que 2 jours par semaine maximum alors que les PE2 sont là 4 jours par semaine...

 

Mais je t'enquiquine avec tous ces détails. Tout ça, c'est pour te dire que même si on fait semblant de nous dire qu'on est à l'IUFM chez nous, qu'on a le droit de nous y impliquer et tout, en fait, ce sont les PE qui le font le plus.

 

Mon IUFM ressemble à ça :

PhotoIUFM.gif

Tu vois : l'école primaire de centre-ville de Papy quoi.

Malgré les locaux historiques, on est à la pointe de la technologie à l'IUFM. Presque toutes les salles sont munies de vidéoprojecteurs ! Bon, faut amener ton propre ordi par contre hein... et tout le monde n'a pas de portable...

Les salles de cours ressemblent aux salles de cours d'antan sauf que, pédagogie actuelle oblige, les tables sont toutes placées en U, évidemment. Pour faciliter la communication, évidemment. Il n'y a plus les rangées de porte-manteaux sous les fenêtres qui donnent sur le couloir non plus, mais je suis sûre que sous la peinture, on retrouverait les trous des vis.

Il est tout de même remarquable que, malgré ce placement des tables qui nous installe tous, par la force des choses, au premier rang, de nombreux stagiaires n'aient aucun scrupule à corriger leurs copies ou lire un livre au nez et à la barbe des formateurs (ouais, ce sont pas des profs, mais des formateurs !). C'est tout de même assez étonnant de voir comment, alors qu'on se bat pour faire bosser nos élèves dans le silence, certains d'entre-nous se comportent!

D'une manière générale, débuter sa carrière dans des locaux évoquant autant l'école d'autrefois est assez stimulant. Y'a un ptit côté grandiloquent, un sentiment de « je m'inscris dans la longue lignée des maîtres de France et je prends conscience de mon devoir et de mes responsabilités ».

 

Ouais.

Le problème, c'est que les cours en face, bah... ça fait souvent un peu rigoler quoi...

 

Et puis l'IUFM aime bien mettre en place des activités comme à l'école. On nous a encouragé à aller à la chorale, à l'atelier théâtre entre midi et deux etc... Y'a même un « foyer des élèves » sauf que ça s'appelle l'A.V.I. : l'Association pour la Vie à l'IUFM. Non, ce n'est pas une assoc' anti-avortement au sein de l'IUFM. Ce sont juste des PE qui ont trouvé qu'il y avait pas assez d'ambiance à l'IUFM et donc qu'il fallait organiser des trucs : journée montagne, soirée d'accueil un soir où les PLC sont pas dans le coin, mise en place d'un Espace Vie.

IUFM.pngAaaah, l'Espace Vie ! Y'a pas de cantine à l'IUFM ! Alors on a des machines à café, des frigos, des micro-ondes, plein de tables et de chaises pour manger entre gens de la même classe et des éviers pour faire ensuite la vaisselle. Du coup, on a l'impression de vivre à l'Espace Vie !

C'est bien gentil cette assoc' et j'imagine que pour ceux qui passent leur semaine à l'IUFM, ça doit être bien nécessaire. Mais nous PLC2, qui faisons je pense en moyenne plus de 100 bornes aller-retour pour venir deux fois par semaine (donc plutôt 200 bornes et parfois pour seulement deux heures), on s'en fiche moyen de la vie à l'IUFM. Parce que vois-tu, nous, on préférerait pas devoir y aller quoi...

On est quand même bien content d'avoir notre Espace Vie quand même !

 

Oui l'IUFM est un endroit étrange où on se mélange peu entre PE et PLC mais également entre les PLC. Car moi je suis en PLC2 Anglais, mais y'a aussi des PLC2 Lettres, Histoire-Géo, EMCC (Education Musicale et Chant Choral, si, si, ça s'invente pas), Maths etc... Et le seul moment où on est « mélangé », c'est pour les cours du mardi après-midi, autrement dit, pour les cours les plus abstraits et les plus éloignés de nos préoccupations plus que concrètes (exemple : « souhaitons-nous des élèves « à valeurs » ou « avaleur » ? » versus « Kévin a craché sur Pierre-Maxime hier en cours, comment j'aurais du réagir ? » Réponse : « sans aucun doute: des élèves avaleurs, il aurait fallu que Kévin AVALE sa salive ! »).

Moralité : les PLC2 Maths, Lettres et autres, j'ai franchement pas envie de voir leur pomme en fait parce que ça veut dire se taper le p***** cours de philo qui me fait hurler tellement j'ai l'impression de perdre mon temps.

 

 

Pour l'instant le mardi nous avons eu 3 intervenants qui sont venus nous parler de plusieurs choses différentes.

Nous avons eu Mlle N. Une jeune qui, si ça se trouve, est plus jeune que moi. Elle a du faire/fait encore des études de Sciences de l'Education ou de Psycho et elle nous a fait 3 cours, rien qu'à nous PLC2 Anglais, sur des trucs qu'elle avait lu dans les livres. Son cours s'appelait « Prise de fonction ». Le premier parlait de la Gestion de Classe... Chouette ! Une semaine après le début des cours, ça tombe pas trop mal !

Sauf qu'on a eu droit qu'à une liste de recommandations plus que connues : « soyez cohérent », « quand vous dites quelque chose, faites-le », « soyez certains que les élèves connaissent (et comprennent, c'est encore mieux) les règles » etc...

Parlant des punitions, elle nous a expliqué qu'il fallait trouver, dans la mesure du possible, une punition correspondant à la faute. Exemple : bavardage qui fait perdre du temps à l'élève --> le retenir après la classe... Ouais... Sauf qu'on n'a pas le droit...

Parlant du chahut, elle nous a expliqué qu'un comportement perturbateur, il fallait parfois l'ignorer et qu'une expérience très sérieuse avait démontré qu'ignorer un bavard mais complimenter un calme avait beaucoup plus d'effets que punir le chahuteur... Si, si, ça a super bien marché... en maternelle... Ouais....

Bref, Mlle N. est très gentille, veut bien faire, fait son cours en fonction de nos demandes, mais ne fait que lire des livres et n'a jamais vu un 4ème de sa vie...

 

On a eu aussi le cours de Psychologie de l'Adolescent. Bon, ça, c'était drôle au moins. Le « formateur » est un rigolo. J'ai appris deux-trois trucs. J'ai appris notamment qu'il y avait 4 types de personnalité : les névrosés, les psychotiques, les pervers et les états limites. Je sais désormais que je suis une névrosée angoissée avec quelques doses de névrose obsessionnelle. J'ai réussi à placer toute ma famille ou presque dans les névrosés d'ailleurs... Marrant hein ! Bref, à l'adolescence, on teste un peu toutes ces personnalités pour finir par en choisir une. Donc c'est le bordel quoi.

Au moins ces cours-là passaient assez vite.

 

Et puis il y a eu le cours de philo... qui a commencé par un « imaginez l'élève idéal que vous vouliez avoir avant d'entrer dans la salle de cours lors de votre premier jour ». Tout le monde joue le jeu et donne des qualités de cet élève idéal. Au bout d'un quart d'heure, il regarde le tableau où toutes les qualités étaient notées : « qu'est-ce que vous remarquez ? C'est l'élève parfait ! Il n'existe pas ! »

Euh... oui... c'était le but du jeu, non ? Recherche de la surprise raté...

S'ensuit alors un extrait vidéo : un reportage sur les adeptes de Krishna, une religion déjà classée comme secte. Discours du prof : « regardez comme ces élèves sont gentils, travailleurs, intéressés par ce qu'ils apprennent ». Evidemment les pauv' gosses sont complètement incapables de penser par eux-mêmes et ne font que dire que leurs parents ont trop raison de vivre comme ça. Mais soit-disant, les élèves parfaits qu'on avait décrit, c'était eux... Je crois que j'aurais pu hurler tellement c'était gros, faux et manipulateur de sa part de dire un truc pareil ! A croire que je lisais la presse à scandale pour voir des raccourcis pareils !

Au deuxième cours, on parlait d'exiger un minimum de calme dans nos cours et il nous balance une vidéo d'un chien shooté au Prozac (mais qui, du coup, est beaucoup moins brassouille et beaucoup plus gérable pour sa maîtresse !) et le procès d'un nazi qui dit qu'il a fait qu'obéir aux ordres... Super...

Je sais toujours pas comment empêcher Kévin de cracher sur Pierre-Maxime !

 

 

Mais là, je te parle uniquement des cours « transdisciplinaires ». Ceux auxquels on a tous droit. Ceux du mardi. Et il y en aura d'autres encore... Mardi prochain, on a encore Philo et un autre truc "Analyse de Pratiques". Je crois que c'est le fameux cours qui ressemble tant à une Thérapie de Groupe.

"Bonjour je m'appelle Zzaz, je suis prof d'anglais" "Bonjoooooour Zzaaaaaaz."

 

 

Le vendredi, on a les cours spécifiques à notre discipline. Généralement, ces cours sont nettement plus utiles puisqu'on y apprend à faire de jolis cours, motivants pour les élèves et tout et tout.

Nous avons deux formatrices principales qui interviennent ; ce sont celles qui viennent ensuite nous dire si on est des profs minables ou encore pire que ça.

Il y a M., plutôt franc-du-collier et parfois un peu pète-sec, elle dit toujours ce qu'elle pense, même si ça fait mal. Et il y a I. qui fait toute gentille, toute douce,  mais que tout le monde nous dit qu'il faut se méfier car elle manipule le coup de couteau dans le dos de manière fort habile.

 

I. Et M. sont les purs produits des dernières Instructions Officielles qui prônent un apprentissage avec l'élève au centre, un repli de l'enseignant qui doit s'effacer et uniquement travailler à partir de ce que demandent les élèves. L'excellent prof doit même créer le besoin de communication chez l'apprenant.IUFM.png

Mouais, moi, dans la classe verte, j'ai réussi à créer le besoin de communication en séparant les bavards, comme ça ils sont obligés de se parler à voix haute...

 

Donc I. et M. nous encouragent à ne suivre qu'une seule façon de faire. A les entendre, tous les élèves vont progresser parce qu'on va toucher du doigt (et j'insiste là-dessus car on n'a pas vraiment le droit de faire de la grammaire, et encore moins des exercices d'application) un point important de la langue, qu'on va y revenir dans deux mois vite-fait et donc que ça suffira... « L'élève vif  aura capté ! »

Et l'élève pas vif ? L'élève qu'il faut prendre par la main parce qu'il a toujours pas compris qu'en début d'heure, on ouvrait pas le cahier mais qu'à la fin de l'heure, il fallait copier la leçon et l'ouvrir cette fois le cahier... Il a compris comment on construisait une question sur la fréquence lui ? Il a vraiment compris la différence entre How often do you ski ? et Do you often ski ? si j'ai fait qu'écrire les deux au tableau ?

 

Peut-être as-tu déjà perçu les commentaires de M. qui est venue me voir jeudi dernier...

 

Le problème, c'est qu'elle a repris point par point ma séance et qu'elle n'a fait qu'appuyer sur ce qui allait pas.

Je fais tout de travers. Je prends le cours à l'envers. Je donne trop aux élèves

(« s'ils savent pas, tant pis, tu passes à autre chose, mais tu leur donnes pas ! » Ouais, enfin, j'avais quand même prévu de faire le conseil là quand même, alors s'ils trouvent pas le mot « conseil », faut bien que je les oriente quand même, non ? « non, tu fais ton point de grammaire sur autre chose ou même mieux, tu fais pas de point de grammaire » tant pis pour le bel exercice avec SHOULD que j'avais fait de mes mains moi-même pour les devoirs, c'est pas grave, ils auront pas de devoirs...).

Je suis pas assez en retrait donc. Je fais cours comme il y a 15 ans (ouais, en gros, comme j'ai eu des cours en tant qu'élève, mais en même temps on m'a pas appris à faire autrement hein...).

IUFM2.gifPire, l'insulte ultime pour moi: "tu reviens trop souvent au français"... Ah... Moi qui me TUE à faire que de l'anglais!... Certes, la discipline, je la fais en français. En même temps, il est urgent d'obtenir le calme alors faut bien être sûr qu'ils comprennent... Quand certains ne comprennent même pas la consigne "Read the text", faut bien admettre que lui dire "Ferme ta gueule sale merdeux sinon tu vas souffrir" en anglais, ça risque d'être trop compliqué quand même...

(Je ne parle pas tout à fait comme ça aux élèves quand même)

 

 

Sachant que la classe verte, juste avant, avait été infecte (retour en enfer) et donc que je me sentais particulièrement nulle d'être incapable de gérer la discipline, ce bilan très très mitigé d'un point de vue pédagogique a fini de me détruire ce soir-là.

Je me suis demandée pourquoi je faisais ce métier. Je me suis dit que j'avais pas passé le concours pour ça du tout. Que je comprenais pas comment les autres pouvaient accepter des conditions de travail pareilles. Qu'il fallait que je trouve autre chose...

 

 

Hier, à l'IUFM, j'ai parlé avec les deux autres filles qui ont reçu la visite de M. Elle leur a dit exactement la même chose...

Je me sens donc beaucoup mieux. Je ne culpabilise plus. Je suis pas une prof d'aujourd'hui, à la pointe de la-parole-à-l'élève-et-le-prof-au-fond-de-la-classe-qui-observe-d'un-regard-satisfait-que-les élèves-font-cours-tout-seuls-et-ont-pas-besoin-lui. Tant pis, je saurai peut-être bien leur enseigner un peu d'anglais, même si c'est à « l'ancienne ». J'ai bien appris comme ça moi. Comme toute ma génération. Et je suis pas persuadée que ma génération était moins bonne en anglais que la nouvelle... Au contraire...

Je vais donc essayer de "jouer le jeu IUFM" au maximum cette année et pis l'année prochaine, c'est la quille!

Et très vite, la quille dans le supérieur aussi!

 

 

La bonne nouvelle cette semaine, c'est que j'ai le weekend entier pour moi. J'ai tellement bien avancé ces derniers temps, que j'ai juste un transparent à faire pour lundi, un nouveau plan de classe pour la classe verte à établir, un contrôle des verbes irréguliers à préparer pour jeudi et imprimer les demandes d'autorisation des parents pour laisser leurs ptits nenfants de la classe orange utiliser Internet avec moi pour pouvoir communiquer avec une classe américaine de l'Illinois pendant l'année.

Seul véritable moment agréable cette semaine : les gamins ont sauté de joie quand je leur ai annoncé le projet ! (Lundi, j'étais pourtant ravie d'avoir pu tenir la classe verte, mais vu leur comportement jeudi, c'est comme si c'était tout effacé).

15.10.2009

News en vrac

* La semaine a nettement mieux commencé que la semaine dernière: mes deux premiers cours ont a peu près fonctionné ET j'ai réussi à avoir un calme relatif avec la classe verte lundi; hier c'était plus difficile mais presque réussi aussi, mais bon, en même temps, quelle idée j'ai eu de faire faire du travail à deux, ils sont encore pas mûrs!

 

* Hier, M. s'est ENDORMI en classe. Oui, oui, endormi! A la manière de St Preux quoi!

 

* Hier, M. a été exclu de classe, à la seconde où il a été réveillé. J'ai même pas eu un instant de remords! Juste un peu de crainte qu'il ne se calme pas pour autant...

 

* Cette nuit, de 4h30 à 6h30, je ne dormais pas. C'est sans doute parce que j'ai ma formatrice IUFM qui vient me voir cet aprem et que, quand j'y pense, j'ai l'impression que ça va tout rater... C'est pas un stress digne de l'agreg mais ça fait bizarre de ressentir à nouveau ces choses-là!

 

* Depuis presque un mois, Mister T. me prépare le petit dej les matins où je bosse. Dès que je sors de la douche, tout est prêt! Et même, occasionnellement le weekend, j'ai droit à mon petit dej au lit. Finalement, je commence à me dire que ça sera pas très intéressant qu'il trouve un travail!

 

* Ayé, il fait froid. Pendant les vacances, il faut que j'aille claquer mon salaire pour acheter des bottes (youhou!), un manteau (youhou!) et plein de fringues plus chaudes pour aller bosser!

 

* Il faut absolument que je contacte ma copine Sandrine pour qu'on se voit! Faut qu'on arrête de se le dire et qu'on le fasse!

 

* Mardi, le cours de philo de l'IUFM était presque utile. Et là, ça mérite un César d'honneur!

 

* J'ai commencé un petit poncho pour Océane au tricot. (J'avais mis les modèles ici, comme quoi ça date...) Autant l'ensemble n'est pas très réussi à mon goût, autant le poncho, il va être superbe!

 

* J'ai peut-être bien trouvé une classe américaine, située à côté de Chicago, pour faire l'échange avec la classe orange. La classe orange a été enchantée de cette idée quand je leur ai expliqué hier. Et ça, c'est cool! :)

 

* Vivement ce soir que la visite soit passée car j'aurai un bon poids en moins. Ensuite, vu l'avance que j'ai prise, je devrais être tranquille jusqu'aux vacances et ce weekend sera mon premier vrai weekend de l'année! YOUHOU!!!

 

* Le rectorat de Lyon ne m'a TOUJOURS pas envoyé le papier nécessaire pour faire valoir mon année de pionne d'il y a des années lumières. Pire que la sécu, la CAF et l'ANPE réunis: les rectorats!

 

* Lundi prochain, je suis conviée à une réunion de toute l'équipe d'anglais du collège + le principal + l'inspectrice qui viendra certainement m'inspecter en cours d'année. C'est une réunion pour la mise en place des classes européennes dans le collège l'année prochaine. Mon tuteur officiel sera là, je vais enfin le rencontrer. Il sera de retour au collège à la rentrée de Toussaint.

 

* Je sais toujours pas quand je vais pouvoir te parler de l'IUFM et en plus, plus ça va, et plus je crée le suspense, et plus il va falloir être à la hauteur...

 

* C'est tout... pour le moment!