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30.03.2008
Une DS plus tard...
Voilà... La veille des écrits du CAPES, je me suis achetée une Nintendo DS.
Tu sais, la nouvelle Game Boy quoi... Le truc avec le Dr Kawashima et Mario et tout ça... Sorte de récompense de mon dur labeur.
Ouais...
Bah, c'est pas une réussite! J'y passe un temps fou!
Au magasin, ils ont voulu me vendre la pochette Nintendo pour la ranger tout ça. Moi je me suis dit que je trouverais bien un petit sac ou quelque chose où la mettre... Du coup, histoire de la "protéger" des chocs, je lui tricote une pochette... 
Ouais, je t'avais dit que c'était pas une réussite!
Le problème, c'est que j'ai eu la bonne idée de me renseigner un peu avant. J'ai remarqué qu'on pouvait acheter un "linker" qui te permet, de manière tout aussi légale que quand tu télécharges de la musique que t'as pas payée, de charger plein de jeux à la fois sur la même disquette/cartouche/truc-que-tu-enfiles-au-dos-de-la-console-pour-avoir-un-jeu quoi.
Et donc, depuis trois jours, j'ai reçu le fameux linker.
Je suis passée de Zelda uniquement (le seul que j'avais acheté) à 8 jeux dont le nouveau Super Mario, le nouveau Tetris (bien amélioré, si si), le Dr Machin (50ans mon cerveau, le lendemain 52, le surlendemain 55.... mouais... peut-être une preuve que ça lui réussit pas la Game Boy, à mon cerveau...) et plein d'autres trucs...
Dire que c'est sensé aider à passer le temps. En fait, ça me le bouffe encore plus vite!
Difficile de bosser pour l'agreg dans ces conditions... 
18:59 Publié dans Petits Plaisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ds, temps libre
27.03.2008
Attention aux raccourcis
Parmi les documents remis par le CNED, il y a un gros "bouquin artisanal" (c'est à dire, un paquet de feuilles reliées mais en aucun cas un truc qu'on doit pouvoir trouver dans le commerce) appelé Connaissance du Système Educatif.
Je m'expose à "des poursuites judiciaires et aux sanctions pénales prévues par le Code de la propriété intellectuelle" sans vergogne. Et j'assume!
Mais j'ai trouvé ce que j'ai lu tellement surprenant et drôle que je voudrais le partager avec toi.
Le bouquin commence en montrant que personne n'a vraiment suffisamment de recul pour décrire, comprendre et analyser comme il faut le système scolaire. On est tous trop touché par notre propre expérience. Encore plus les élèves et les profs...
Pour illustrer son propos, l'auteur cite un livre qui date de 1989 de Bachelot et Estabet (aucune idée qui ils sont mais ils ont dit des choses pas connes): Le niveau monte, réfutation d'une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles.

Ces messieurs, vois-tu, ont eu la bonne idée de se tourner vers les militaires pour avoir un test de niveau, appliqué à des appelés de 1967, à soumettre aux appelés de 1982. (Ouais, ça date un peu...) Et, évidemment, ces recherches ont montré, pour te faire le raccourci, que le niveau n'avait pas baissé du tout mais que globalement, il avait plutôt augmenté et que les mauvais étaient bien moins mauvais mais surtout que les bons étaient devenus meilleurs encore.
Et puis il y avait aussi des citations:
1) Il sera dans ces conditions de plus en plus difficile d'éviter les échecs de plus en plus nombreux dans les universités qui sont tenues d'accepter les bacheliers.
* par le président de la Société des Agrégés en 1988 (j'avais 6 ans personnellement)
2) La décadence est réelle, elle n'est pas une chimère: il est banal de trouver vingt fautes d'orthographe dans une même dissertation littéraire des classes terminales...
* un certain Noël Deska qui a écrit un livre sur le "gâchis" à l'école en 1956 (demande-toi quel âge avait tes parents)
3) L'enseignement secondaire se primarise... Les élèves des lycées n'ont ni orthographe, ni vocabulaire, exact et varié, ni connaissances grammaticales, ni analyse logique, ni méthode d'exposition écrite ou orale.
* peut-être ma préférée! mais où va la France! (encore un écrivain bien au courant, Paul Lamonnier, probablement un universitaire en 1929)
4) Parce qu'on ne fait plus de latin, la bonne phrase française classique disparaît de l'usage.
* et quel dommage... P. Zidler, 1912
5) J'estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l'orthographe.
* on croirait qu'elle a été écrite aujourd'hui celle-là, non, un maître de conférences à la Sorbonne en 1899!!!
6) L'orthographe des étudiants en lettres est devenue si defectueuse que la Sorbonne s'est vue réduite à demander la création d'une nouvelle maîtrise de conférences, dont le titulaire aurait pour principale occupation de corriger des devoirs de français des étudiants de la faculté de lettres.
* ça rappelle pas la mise en place des dictées à l'entrée d'HEC et autres grandes écoles? pourtant 1886!
7) Les copies fourmillaient encore de fautes de langage et d'orthographe; il semblerait que, dans nos lycées et collèges, on n'apprenne plus la langue française.
* d'ailleurs, là, en 1864... ça remonte à ton arrière-arrière grand-père ou à celui d'avant?
8) Les auteurs français, au lieu d'être étudiés dans le texte, le sont dans de minces et ingrates notices de manuel.
* même année, 1864, par le doyen de Nancy... C'est vrai quoi! On apprend plus le français avec Molière! Tout fout le camp! d'ailleurs, doyen à Nancy, il a peut-être plus enseigné le français encore longtemps mais l'allemand!
9) L'inaptitude à s'exprimer d'une façon claire et cohérente dans leur langue maternelle.
* par le président du jury du baccalauréat de Strasbourg, 1860... qu'est-ce qu'ils devaient bons les élèves 25 avant!
10) D'où vient qu'une partie des élèves qui ont achevé leurs études, bien loin d'être habiles dans leur langue maternelle, ne peuvent même pas en écrire correctement l'orthographe?
* bah, pas beaucoup mieux 25 ans avant apparemment... 1835
11) Les candidats ignorent et la biographie et le titre des principaux ouvrages de Montesquieu, de Bossuet, de Racine.
* Ah! enfin quelque chose qui n'a pas changé! (doyen des lettres de Clermont en 1858)
Mais voilà, ces plaintes ne datent pas d'aujourd'hui, ni même d'hier! Mais plutôt d'avant-hier!
Donc, la prochaine fois que t'entends un badaud dire "c'était mieux avant", tu lui diras qu'il sait pas de quoi il parle!
17:15 Publié dans Enseigner/Apprendre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le niveau baisse, le niveau monte, système éducatif, mieux avant
26.03.2008
Quand j'ai appris
J'ai décidé qu'à chacune des notes que j'écrirai pour toi, je mettrai un peu de musique. Aujourd'hui, ça sera du Peter Gabriel.
Marrant comme tu as orienté mes goûts musicaux.
Et puis Peter Gabriel, on est allé le voir en concert ensemble. Je me souviens pas si il avait joué Sky Blue. Y'a de bonnes chances, elle n'était pas sortie depuis longtemps cette chanson.
Ma vie est de nouveau bouleversée. Je commençais tout juste à m'ajuster à cette situation improbable: un père mort, une mère à 11 000km. Et puis, tu as déjà rejoint papa.
J'ai envie de hurler C'EST PAS JUSTE!
J'étais à ce fichu stage quand j'ai reçu le coup de fil. Un lundi matin. Deux semaines avant Noël. Il devait être 10h15, 10h20; on rentrait de "récré". Le téléphone qui vibrait en pleine classe, alors que les 4ème apprenaient qu'ils allaient devoir "jouer" une petite pièce en anglais pour la semaine suivante. Le téléphone vibrait. Ton autre fille venait d'appeler celui que tu croyais si peu acceptable pour moi. Il a essayé de me joindre et m'a laissé un message "bah j'ai caro qui vient de me tel et 1 truc super grave est arrivé. Vaudrait mieux que tu rentres. Ou alors je viens te chercher."
J'ai pas encore réussi à l'effacer ce texto...
Alors je suis sortie en catastrophe de la classe, en passant devant la prof, en m'excusant, urgence familiale, et dans le couloir, tout en marchant à grands pas pour rejoindre ma voiture; je l'ai appelé: "ne me dis rien, je rentre, tu me diras une fois à la maison".
Pendant les 10min de route, tout, absolument TOUT m'est passé dans la tête, sauf ça. J'ai imaginé un accident de la route, j'ai imaginé un grand-parent à l'hopital. Ma soeur. Une tante. Un cousin. Je tremblais. Je me disais: "tu es en train de vivre un truc que t'oublieras jamais, et tu ne sais pas ce que c'est".
Je savais pas, mais je sentais que c'était "super grave" à ce point.
Je me revois dans l'ascenseur, à prendre ma respiration, à essayer de me calmer.Je suis entrée. Il m'attendait dans le salon. Et là, ce mec que tu connaissais si mal et qui te semblait si peu attaché à moi, qui soit-disant me rendait si malheureuse, ce mec a du annoncer à ta fille qu'elle n'avait plus de mère.
"C'est qui?"
"Ta maman."
"Qu'est-ce qui est arrivé? Elle a eu un accident?"
"Elle est morte."
J'étais orpheline. 15min avant, j'étais une étudiante qui se préparait à être prof d'anglais.
Je me suis, évidemment, effondrée. J'ai hurlé, véritablement hurlé. Hurlé à ne plus pouvoir hurler. Hurlé jusqu'à ne plus avoir assez d'air pour le faire. J'aurais voulu avoir des poumons dix fois plus grand pour hurler à la hauteur de ce que je vivais!
Maman, ça a fait si mal!
J'y croyais pas. J'ai toujours du mal à y croire. Mais à ce moment-là, ça pouvait pas être à moi que ça arrivait. C'était une horreur qui arrivait à quelqu'un d'autre. Je pleurais dans ses bras. Et je me voyais pleurer dans ses bras. Je ressentais la douleur d'une autre. Ce malheur était bien là, mais il n'était pas réel.
Je voudrais le rendre réel. Alors je t'écris.
19:26 Publié dans Parenthèse à la Zouette | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : zouette
25.03.2008
Faux départ
Bon, après une bonne semaine de repos, il me faut reprendre les cours.
Sauf que ça recommençait ce matin et que j'y suis pas allée.
Bonne vieille excuse du "je me sens patraque".
Tu parles! J'y suis pas allée car j'avais pas envie, ouais! Et que j'arrive pas à me botter suffisamment le cul pour y aller!
Bon, j'avais une relativement bonne excuse: je me suis rendue compte que mon train s'était transformé, je ne sais pas pourquoi, en car et qu'il arrivait du coup, plus d'une heure après, me faisant louper une bonne partie du cours...
Mais j'aurais pu prendre la voiture...
Du coup, comme tu me vois. Il est 10h37, je suis toujours en pyjama et sur mon ordi. Je suis fatiguée. J'ai envie de rien. Sinon de pleurer un peu. Dans le bon sens.
J'ai envie de me reposer encore.
Une semaine, c'est pas assez. J'aurais pu y aller. Mais je me sens pas prête. J'ai pas assez pleuré. Je me suis pas assez reposée.
Et en plus, je culpabilise pas.*
Et ça, maintenant que tu commences à me connaître, tu sais que c'est signe que j'ai vraiment besoin encore de repos!
*Cette note pourrait être considérée par certains comme une sorte de justification de ne pas aller en cours, mais il n'en est rien! Ne cherche pas d'acte manqué ou autre lapsus dans cet article, je suis parfaitement en harmonie avec ma conscience! (Mais peut-être moins avec mon inconscient?)
10:41 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : repos, agrégation, cours
21.03.2008
Hystérie Collective?
Alors vois-tu, Hautetfort, ils sont forts. Il te propose dans ton compte administrateur de blog quelques petits joujoux (X, hein? comme cailloux, poux, hiboux, genoux... m'en manque pas?) qui occupent un peu le blogeur de base.
Et oui, avant que tu ne dises quoi que ce soit, je suis une blogeuse de base... C'est comme ça! Je suis peut-être hyper spirituelle, exceptionnellement douée pour le choix de mes mots, suffisamment névrosée pour avoir toujours quelque chose à raconter, mais, let's face it comme on dit chez Shakespeare, je suis pas la seule.
Je ne suis d'ailleurs pas la seule à repenser à mes écrits de la semaine dernière. (J'en ai encore plus ou moins rêvé cette nuit...) Car vois-tu, parmi ces joujoux du blogeur du dimanche, il y a les STATS!
Aaaah! les stats! On peut y voir le nombre de visiteurs par jour. Le nombre de visiteurs uniques! par mois. On y voit les pages et les notes les plus lues. On y voit même quel type de navigateur internet tu utilises! (D'ailleurs, tant pis pour les défenseurs de Mozilla qui se plaisent à dire que Firefox est utilisé par prêt de la moitié des web-surfeurs, sur mon blog, ils ne sont "au jour d'aujourd'hui" (belle expression à la con) que 18,74%!)
Bref, les stats, elle me disent aussi ça (c'est pas très lisible, mais tu feras bien avec! pas le choix! Hautetfort a aussi ses limites...):
Il y a quelque temps le "suppression agregation" et tous ses dérivés avaient le dessus. On voit en ce mois de mars que la préoccupation première qui amène les googleurs et autres yahoo-searchers (mais pensez à exalead aussi, ils sont français eux
) préparant les concours c'est la dissert' sur Coriolan!
Ce qui m'amène à une confession choquante que j'ai à te faire.
La semaine dernière, quand j'ai découvert le sujet. J'ai tremblé quelques instants, comme tu le sais déjà. Une fois que j'ai réalisé que y'avait "représentation" dans le titre, autrement dit, mon dada, j'ai pensé: "génial, c'est un sujet sur lequel ils vont tous se planter, ça me fait de la place!"
Bon, ça y est, je l'ai dit!
Je m'en excuserai même pas! 
(Oh et faut que je trouve un moyen pour, quand je mets de la musique, qu'elle se lance pas systématiquement, mais qu'on puisse controler la mise en route... promis...)
09:52 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : stress, hystérie collective, coriolanus, capes, dissert
19.03.2008
Premières Paroles
Voilà, j'ai un peu de temps ces jours-ci, donc je vais parler un peu de toi. Ma façon de te laisser vivre encore un peu. Ma façon de dire que je t'oublierai pas. Ma façon de laisser ta trace dans ce monde que tu as quitté.
Et toute ta vie peut se jouer en musique, alors chacune de ces notes aura une chanson.
On arrive à la fin mars; ça fait près de trois mois et demi que tu es partie. Un beau matin. Un matin de tous les jours. Encore un matin où tu avais mille choses à faire, mille projets.
J'ai toujours eu du mal à comprendre comment tu pouvais vivre aussi vite. Et je crois que tu avais du mal à comprendre comment je pouvais vivre aussi lentement. La vérité c'est que ton exemple me laissait croire que c'est ce que je voulais aussi. Il m'a fait croire que j'échouais, que je ne savais pas vivre. J'ai essayé de vivre comme toi. Je ne peux pas. J'ai besoin de vivre tranquille, sans "courir" dans tous les sens et m'en plaindre après comme toi.
Ah, pour râler, tu râlais! Parfois ces coups de fil où tu expliquais combien tout allait mal me saoulaient un peu... Si c'est tant la galère sur ton bout de rocher au milieu de l'Océan Indien, reviens goûter à la galère de métropole!
Mais tu rentreras jamais. Ou plutôt, t'es rentrée, mais on t'a pas vraiment vue faire. On a juste vu une boîte en bois. Et ton dernier voyage en avion ne t'a pas assez réussi pour qu'on puisse se rendre compte que c'était bien toi dedans. Difficile de comprendre que maintenant, tu es tout près, dans la terre froide de Corma.
Alors voilà, ça fait trois mois et demi que j'ai appris la nouvelle. Mais ça fait neuf mois que je ne t'ai pas vu. Ces trois mois et demi, ils ressemblent drôlement aux cinq mois et demi précédents. Sans tes coups de fil. Difficile de comprendre que maintenant, tu n'appelleras plus. Difficile de comprendre que maintenant, alors que j'écris ces lignes, tu n'es pas sur ton île paradisiaque.
Je la hais cette île. Je l'aimais déjà pas beaucoup, maintenant je la hais.
Je sais que je n'ai probablement jamais été aussi enthousiaste que tu aurais voulu en découvrant ses paysages. Mais maman, cette île Bourbon, elle m'avait enlevé ma mère! Et puis, en toute objectivité, oui, c'est magnifique, mais on n'est pas obligé de s'extasier toutes les trente secondes devant un champ de cannes ou d'ananas... Est-ce que tu t'extasiais devant nos champs de maïs et de patates?
Mais si on n'était pas comme tu voulais, comme tu croyais qu'on serait heureux... Si on n'était pas content de faire, de voir, de comprendre ce que tu faisais, voyais, comprenais, on ne pouvait pas être heureux d'après toi. C'est quelque chose qui me pèse; tu t'étais fermé ces dernières années.
Alors que pendant quelques temps, tu avais été la personne la plus ouverte que je connaisse. Et puis quand tu as eu trouvé ton idée du bonheur, les autres se devaient d'avoir la même. On n'avait pas le droit de penser différent. Je sais que tu n'es plus là pour répondre. Et tu me soutiendrais probablement le contraire. Mais c'est quelque chose que je ressentais très fort. Quelque chose qui était à l'origine de notre incompréhension mutuelle et qui a fait que je te parlais moins. Et que j'ai pas eu le temps de te dire comme je suis heureuse.
Mais ça, ce sera pour une autre fois. J'ai assez saoulé le monde aujourd'hui avec toi.
10:19 Publié dans Parenthèse à la Zouette | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.03.2008
Cherchez l'erreur...
19:27 Publié dans Petits Plaisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : convocation, agrégation, anglais, bug, erreur
14.03.2008
De la traduction
Aujourd'hui, ça touchait enfin à sa fin!
J'ai réussi à dormir. Je suis partie toute fraîche (enfin presque) ce matin. J'ai écouté un peu de musique dans le train. Un ptit Best of de Dire Straits (aaaah Romeo and Juliet!) suivi d'une sélection de la BO de Shrek (Rufus Wainwright powaaa comme y disent les djeunz) mais surtout les indétronables Queen qui me foutent la patate grave: Bohemian Rhapsody et Don't Stop Me Now en tête! YOUHOU!
Mais ce soir, malgré la fin des épreuves, je suis encore très angoissée et, évidemment, exténuée.
Bon, en tout cas, le bilan des écrits est assez positif. Dans l'ensemble, ça s'est bien passé. Je me suis vraiment le plus amusée avec la dissert. Aujourd'hui, la traduction, c'est normal que j'ose pas me prononcer. Je déteste les subtilités de la traduction; ça me saoule.
Mais puisque t'es curieux, je te file les sujets. Pour que tu aies une idée de ce que j'ai fait ce matin de 9h à 13h30 (ouep, sortie une demi-heure en avance!). Et si t'es pas curieux, bah, regarde pas et passe aux commentaires en dessous du texte!
Version (je rappelle: de l'anglais au français, y'a pas de mal à pas savoir, c'est peut-être signe de sanité d'esprit):
Texte au vocabulaire assez facile (si si)... Presque un cadeau... Et c'est pas bon signe...
Thème (du français à l'anglais):
Alors là, pareil, le vocabulaire n'était pas trop compliqué mais alors les temps! Les temps des verbes (soyons clair), un vrai merdier! Prétérit ou past perfect? ING ou forme simple? et le "would" fréquentatif, tu l'as mis ou pas? Bref, c'était très casse-gueule. J'ai fait ce que j'ai pu.
En fait, pour toutes les épreuves, j'ai fait le max. Avec le recul, je suis pas contente de tout ce que j'ai fait, mais au moins j'ai donné le maximum au moment où je rédigeais donc, aucun regret, c'est l'essentiel.
Petite note de remerciements à tous les gens qui ont pensé à moi, qui l'ont manifesté d'une manière ou d'une autre (en priant pour Coriolan ou pas); ça fait très plaisir.
J'ai appris encore beaucoup sur moi-même ces trois derniers jours. Peut-être en dirai-je plus dans une prochaine note... ou peut-être pas.
Pour la chanceuse à avoir écrit le 100ème commentaire... euh... j'avais prévu d'offrir Kill Bill en DVD, mais je crois que tu l'as déjà! :D
PS: c'est un miracle que j'ai pu publier tous les jours vu l'état de fatigue, j'espère que tu apprécies!
19:57 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : traduction, capes, thème, version
13.03.2008
De la Composition en Français
C'est bien! T'as prié juste ce qu'il fallait!
La crise de la représentation dans The Tragedy of Coriolanus de Willam Shakespeare.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai pas trop mal réussi je crois. J'ai placé pas moins de 10 citations. Et la représentation, c'est mon truc (m'en suis beaucoup servi dans mon mémoire l'année dernière). Peut-être même que je me suis amusée... Mais faut que j'apprenne à me taire et à ne pas me réjouir trop vite...
La mauvaise nouvelle, c'est que je stresse vraiment beaucoup! Certains diraient que ce n'est pas une surprise... Mais c'est pas ton cas! (enfin, t'as pas intérêt!)
Pas parce que je me sens incapable de réussir, mais parce que entre mon chez moi et l'épreuve suivante il y a un quantité de choses qui peuvent foirer... Le train... Le tram... Mon vélo... Ma nuit (celui là, ça fait deux fois de suite qu'y foire ce qui fait que je suis très fatiguée et que je t'épargnerai ce soir le long roman d'hier)... Mes repas (le stress fait que j'ai de moins en moins envie de manger mais de plus en plus faim...)... Ma tête... Mon ventre... Bref, n'importe quoi, pourvu que je le controle pas!
Je viens de prendre un bon bain. C'était génial, je me suis bien détendue. Le problème c'est qu'une fois sortie, c'est tout revenu d'un coup!
J'espère que je pourrai dormir cette nuit.
Puisque t'as si bien prié jusqu'à maintenant, prie donc que je dorme, tu seras un ange! ;)
19:27 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dissert, capes, anglais, coriolanus
12.03.2008
Du Commentaire de Texte
6h15
C'est parti. Douche. Petit dej (4 tartines, c'est pas rien, surtout les grandes biscottes éco+ de chez Leclerc!). 7h05. Pipi et départ.
Il pleut un peu. La route me semble longue. En réalité j'arrive vite, enfin, normal aux premiers bouchons. Impossible d'avoir la miraculeuse 107.7 Autoroute Info, ça balance systématiquement sur RMC. Sauf que RMC, y me dit pas les bouchons sur la rocade bien précise qui m'intéresse. Mais bon, il est 7h45, les épreuves sont à 9h! Tranqquuuuuiiiiilllllllllllllle!
Arrivée à la Ville... Ralentissements... Mais pas bouchon!!! Rocade au ralenti... Mais pas longtemps!!! A une heure pareille, j'ai jamais vu si bien rouler!
Je me gare au Parking Relais de la gare où j'étais sensée arriver si j'avais emprunté le moyen de transport le moins polluant mais le plus syndiqué. Relax, cool, lexomil.
Je prends le tram. Quasi vide! 'Tain, ils se lèvent pas tôt ici! Arf, c'est vrai qu'on va en bout de ligne...
Une fille à côté de moi relit ses fiches... Comme c'est écrit sur la gueule que tu vas à un concours toi! Bingo! CAPES Italien. La chance veut que ce soit une redoublante (chance pour moi) qui connaît la route! Sinon, une fois descendue du tram, c'est pas si évident à trouver! Mappy était à côté de la plaque!
8h30. On retrouve les copains et les copines. Certains tirent sur leur cigarette comme si leur vie en dépendait. Personne ne tient en place. Tout le monde semble sautiller sur place, ne peut pas rester plus de 2 secondes sur le même pied!
8h35. Pause pipi. Encore... C'est le festival, toute cette pression...
8h45. On entre dans le couloir de la mort.
Bon d'accord, des condamnés à mort doivent faire moins de bruit.
Je suis en salle 15. Le couloir est interminable. Je trouve. La salle contient une trentaine de places, et bien sûr je commence ma ronde du mauvais côté et je trouve finalement ma place dans un coin, toute serrée contre le mur! Les tables sont minuscules! Pas de quoi s'étaler! Et il faut déjà super chaud ici! mais où est-ce que je vais poser mes deux sandwichs, mes deux mini-packs de jus de fruits, mes deux barres de céréales, mes deux Kinder Délice et ma (oui qu'une seule, demande pas) bouteille d'eau? Bah par terre!
Vraiment, c'est rodé leur truc. Tout est inscrit au tableau. Les instructions de ce qu'il faut mettre sur l'en-tête de la copie. Tout. Bon, j'avais pas prévu de passer le commentaire aujourd'hui. Je m'étais préparé psychologiquement à la dissert. Mais entre temps, j'ai appris à dompter l'imprévible (er *tousse un ptit coup pour faire diversion*) et je ne m'affole pas un instant de ce revers de fortune!!!
Par conte alors, y'en a pour un moment de copier tout le bordel indiqués au tableau sur les trois exemplaires de copies doubles qu'ils espèrent qu'on remplira!
Ce quart d'heure est plein d'évènements hein! Et bah figure-toi que t'as encore le temps de poireauter deux ou trois interminables minutes, toute prête, à te demander à quelle sauce tu vas être manger.
Ils semblent attendre que toutes les salles de ce long couloir soient prêtes. "C'est bon!" on entend. "C'est bon!" répète l'une de nos deux surveillantes. Les portes se ferment. Les copies sont distribuées mais tu n'as pas le droit de les ouvrir avant que tout le monde dans la salle n'en ait un exemplaire! Alors? Civi? Litté?... Litté? Civi?
Bah, ça sera Civi:
Le sujet était long... comme tu peux voir... Tu peux voir aussi que j'ai pas mal barbouillé dessus. Et encore, on voit pas toutes les couleurs... J'avais pas assez de crayons pour barbouiller tout! Pourtant j'avais prévu le coup! J'ai été relativement inspiré. C'était un texte un peu étonnant car presque trop facile. Et en même temps quelle problématique?
Alors je l'ai joué en partie sur un coup de bluff. Le texte laissant entendre que l'auteur (Edward Heath, pour les connaisseurs) était encore député puisqu'il souhaitait voter pour la dévolution de 1998 de Blair... Mais tu t'en fous, t'y connais rien! Bref, je suis partie du principe qu'il avait écrit ce texte (extrait de son autobiographie) pour justifier son vote pour Blair, un ennemi politique de sa propre famille politique les Conservateurs. Il se trouve que j'ai bien fait. Edit après publication: Il se trouve que j'ai fait un méga contresens avec du recul (et des discussions débiles avec d'autres candidats!)
En discutant après avec les autres, personne n'a fait la même chose que moi. Ce qui peut être un très mauvais, ou un très bon!, signe! (Edit: mauvais, mauvais, pas bon...)
Je vais quand même te raconter la pause pipi vers 11h30. J'avais repoussé la chose mais je ne tenais plus. Alors avant de commencer à rédiger, je décidai de demander à sortir. Mais dans ces conditions d'examen national (enfin concours, mais arrête de chipoter!), tu ne sors pas seule! Une de nos surveillantes m'a alors accompagné. S'en est suivi une longue marche silencieuse dans ce long couloir où aucun mot ne fut échanger. A peine un sourire. Arrivée devant les toilettes, une autre surveillante semblait attendre un candidat aussi. J'entre alors dans les toilettes pour femme, choisis mon WC, fais mon affaire et en ressortant, je tombe face à une autre personne, affublée d'un autocollant ou étiquette quelconque indiquant son statut, un truc genre "travaille pour le rectorat"... Je n'ai pas compris sur le coup... Je crois maintenant que cette personne avait la chance de surveiller... les toilettes même!
Ah! ça va loin!
Me restait donc la deuxième moitié de l'épreuve. En retournant à la salle, j'ai croisé quelques candidats qui sortaient (l'heure minimum pour rendre la copie étant précisément 2h30) l'air déconfit.
Et ensuite j'ai gratté. J'ai gratté comme si ma vie en dépendait (ce qui, d'une certaine manière, était vrai). Je voyais le temps passer comme si quelqu'un avait appuyé sur "avance rapide" (enfin presque, me prive pas d'une si jolie image!) ! A une heure de la fin, il me restait presque la moitié à écrire. Incroyable comme je suis allée vite! J'ai un peu baclé la conclusion.
A un quart d'heure de la fin, j'avais fini. J'ai eu le temps d'une seule relecture. Elle fut longue car j'ai tenté de corriger mes verbes. J'ai un peu mélanger passé et présent, j'espère ne pas en avoir oublié...
Mon seul vrai regret sur cette épreuve, c'est ce manque de temps. Sinon, j'ai fait ce que j'ai pu. (Edit: j'en ai plein des regrets! :P)
Demain, c'est la dissert'. Tu peux toujours prier pour que ça tombe sur Coriolan, ça marche encore!
Bon, je ne me relis pas. La flemme...
Et sache que tu écriras le 100ème commentaire de ce blog si tu écris le premier commentaire de ce post!
17:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : capes, externe, anglais, commentaire, civi, dévolution




















