04.11.2009
Le début de la fin
Bah ouais, ça y est, faut y retourner.
Je suis prof depuis deux minutes et je pleure déjà quand mes premiers 10 jours de vacances sur mes 16 semaines annuelles touchent à leur fin.
Je crois qu'on peut en conclure que je me suis bien faite à mon nouveau statut et que je l'honore spectaculairement.

J'aurais juste voulu les 3 jours de plus que des vacances "normales" de 15 jours m'accorderaient. Avec ces 3 jours de plus, promis, j'aurais vraiment été d'attaque.
Car il a largement fallu une semaine pour que mon cerveau oublie un peu la classe verte et tous les soucis qu'elle me cause. Largement une semaine pour oublier que je sais toujours pas quoi en faire de ces petits empêcheurs de tourner en rond (remarque quand même que "emêcheurs de tourner en rond" dénote nettement moins de rancoeur que le "petits merdeux" qui désignait ces mêmes élèves il y a deux semaines). Largement une semaine pour respirer un peu.
Mais il se trouve que le reste du temps, je me suis remise au boulot pour leur préparer des cours du tonnerre et qu'ils s'ennuient pas.
Des cours béton pour qu'ils apprennent quelque chose et qu'ils soient motivés par ce que je raconte.
Des cours funs et intelligents pour qu'on reparte sur de bonnes bases et qu'on se mette à travailler.
Non, vraiment, ces vacances m'ont profité: je suis de nouveau idéaliste.
Mais en même temps, une part de moi est tout à fait réaliste. Et j'ai pas envie d'y retourner car je sais que dès ce weekend, quand je corrigerai leurs cahiers qui n'auront ni queue ni tête, je vais désespérer à nouveau et me demander quoi faire pour que a) ils m'écoutent, b) me comprennent et c) fassent ce que je leur dis!
Je sens que je n'ai pas fini de désespérer sur la montagne de progrès que j'ai à faire pour parer à toutes les erreurs de mes élèves! Ni sur la montagne de choses sur lesquelles je n'ai absolument aucun impact.
En plus de ça, évidemment, on est en novembre. Depuis environ 2 jours.
Il y a environ 3 jours les arbres étaient magnifiques. Des feuilles rouges, oranges, jaunes, marrons.

C'était beau.
Mais on est en novembre. Il pleut, il vente, il fait nuit en plein jour. On manque de glisser sur les feuilles mortes mouillées. On se prend la pluie même sous le parapluie.
C'est la mauvaise période météorologique.
C'est aussi la mauvaise période dans ma famille. Mercredi prochain marquera le premier anniversaire d'une série de trois qu'on aimerait tant oublier mais qu'en fait qu'on préfère pas, de peur de TOUT oublier. Les deux autres suivront jusqu'à mi-décembre... ça va être long!
Vivement Noël qu'on passe à autre chose!

Allez, plus que 6 semaines.
6 semaines pour tout recaler avec la classe verte.
6 semaines pour démarrer sur les chapeaux de roue l'échange d'e-mails avec la classe américaine pour la classe orange.
6 semaines pour apprendre des choses avec mon tuteur officiel que je vais enfin avoir pour me conseiller.
6 semaines pour progresser dans ma façon de faire cours.
6 semaines pour se casser la tête à trouver des cadeaux de Noël pour tout le monde.
6 semaines pour aller à l'IUFM tous les mardis et vendredis (aucun répit!).
6 semaines pour faire les premiers voeux de mutation! Gloups!
6 semaines qui marqueront le début de la fin de l'année!
18:10 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fin, vacances
17.10.2009
Mardi et Vendredi...
Je crois qu'il est temps que je te parle de l'IUFM.
En plus ça tombe bien, je vais pouvoir te raconter comment l'IUFM m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps quand j'ai été chez moi après la visite de ma formatrice.
Ouais, ça te met dans l'ambiance.
Pourtant, l'IUFM, c'est pas si douloureux d'habitude. C'est surtout navrant. C'est parfois drôle tellement c'est navrant. Mais bon, quand même, c'est surtout triste tellement c'est navrant.
Et contrairement à ce qu'on laisse penser (et moi la première), il y a parfois des choses utiles à l'IUFM... Genre la présence des syndicats quoi... (Non, je plaisante, je fais juste de la lèche à mes beaux-parents si ils lisent ce post). (Je veux dire, y'a d'autres choses encore qui sont utiles à l'IUFM).
Mais laisse-moi d'abord te parler des locaux d'abord.
Les IUFMs, les « Instituts Universitaires de Formation des Maîtres », sont une création récente (Wikipedia dit 1990-1991 et dit que c'est la faute à Jospin). Ils ont remplacé les autres systèmes de formation et rassembler les anciens instits (devenus profs des écoles) et les profs dans un même bâtiment.
Dans les faits, c'est bien souvent les locaux des anciennes écoles normales des instits qui ont été repris. Et dans les faits aussi, l'IUFM appartient plus aux PE1 et PE2, plutôt qu'aux PLC1 et PLC2 (autrement dit aux Profs des Ecoles 1ère année (avant concours) et Profs des Ecoles 2ème année (après concours, pendant le stage), plutôt qu'aux Profs de Lycée et Collège 1ère année et 2ème année). Moi, je suis en PLC2. Les PLC1, par la force des choses (ils ont des enseignements disciplinaires dans leur propre fac surtout), passent peu de temps à l'IUFM alors que les PE1 ont tous leurs cours là-bas. C'est aussi vrai en 2ème année puisque les PLC2, nous ne sommes là que 2 jours par semaine maximum alors que les PE2 sont là 4 jours par semaine...
Mais je t'enquiquine avec tous ces détails. Tout ça, c'est pour te dire que même si on fait semblant de nous dire qu'on est à l'IUFM chez nous, qu'on a le droit de nous y impliquer et tout, en fait, ce sont les PE qui le font le plus.
Mon IUFM ressemble à ça :
Tu vois : l'école primaire de centre-ville de Papy quoi.
Malgré les locaux historiques, on est à la pointe de la technologie à l'IUFM. Presque toutes les salles sont munies de vidéoprojecteurs ! Bon, faut amener ton propre ordi par contre hein... et tout le monde n'a pas de portable...
Les salles de cours ressemblent aux salles de cours d'antan sauf que, pédagogie actuelle oblige, les tables sont toutes placées en U, évidemment. Pour faciliter la communication, évidemment. Il n'y a plus les rangées de porte-manteaux sous les fenêtres qui donnent sur le couloir non plus, mais je suis sûre que sous la peinture, on retrouverait les trous des vis.
Il est tout de même remarquable que, malgré ce placement des tables qui nous installe tous, par la force des choses, au premier rang, de nombreux stagiaires n'aient aucun scrupule à corriger leurs copies ou lire un livre au nez et à la barbe des formateurs (ouais, ce sont pas des profs, mais des formateurs !). C'est tout de même assez étonnant de voir comment, alors qu'on se bat pour faire bosser nos élèves dans le silence, certains d'entre-nous se comportent!
D'une manière générale, débuter sa carrière dans des locaux évoquant autant l'école d'autrefois est assez stimulant. Y'a un ptit côté grandiloquent, un sentiment de « je m'inscris dans la longue lignée des maîtres de France et je prends conscience de mon devoir et de mes responsabilités ».
Ouais.
Le problème, c'est que les cours en face, bah... ça fait souvent un peu rigoler quoi...
Et puis l'IUFM aime bien mettre en place des activités comme à l'école. On nous a encouragé à aller à la chorale, à l'atelier théâtre entre midi et deux etc... Y'a même un « foyer des élèves » sauf que ça s'appelle l'A.V.I. : l'Association pour la Vie à l'IUFM. Non, ce n'est pas une assoc' anti-avortement au sein de l'IUFM. Ce sont juste des PE qui ont trouvé qu'il y avait pas assez d'ambiance à l'IUFM et donc qu'il fallait organiser des trucs : journée montagne, soirée d'accueil un soir où les PLC sont pas dans le coin, mise en place d'un Espace Vie.
Aaaah, l'Espace Vie ! Y'a pas de cantine à l'IUFM ! Alors on a des machines à café, des frigos, des micro-ondes, plein de tables et de chaises pour manger entre gens de la même classe et des éviers pour faire ensuite la vaisselle. Du coup, on a l'impression de vivre à l'Espace Vie !
C'est bien gentil cette assoc' et j'imagine que pour ceux qui passent leur semaine à l'IUFM, ça doit être bien nécessaire. Mais nous PLC2, qui faisons je pense en moyenne plus de 100 bornes aller-retour pour venir deux fois par semaine (donc plutôt 200 bornes et parfois pour seulement deux heures), on s'en fiche moyen de la vie à l'IUFM. Parce que vois-tu, nous, on préférerait pas devoir y aller quoi...
On est quand même bien content d'avoir notre Espace Vie quand même !
Oui l'IUFM est un endroit étrange où on se mélange peu entre PE et PLC mais également entre les PLC. Car moi je suis en PLC2 Anglais, mais y'a aussi des PLC2 Lettres, Histoire-Géo, EMCC (Education Musicale et Chant Choral, si, si, ça s'invente pas), Maths etc... Et le seul moment où on est « mélangé », c'est pour les cours du mardi après-midi, autrement dit, pour les cours les plus abstraits et les plus éloignés de nos préoccupations plus que concrètes (exemple : « souhaitons-nous des élèves « à valeurs » ou « avaleur » ? » versus « Kévin a craché sur Pierre-Maxime hier en cours, comment j'aurais du réagir ? » Réponse : « sans aucun doute: des élèves avaleurs, il aurait fallu que Kévin AVALE sa salive ! »).
Moralité : les PLC2 Maths, Lettres et autres, j'ai franchement pas envie de voir leur pomme en fait parce que ça veut dire se taper le p***** cours de philo qui me fait hurler tellement j'ai l'impression de perdre mon temps.
Pour l'instant le mardi nous avons eu 3 intervenants qui sont venus nous parler de plusieurs choses différentes.
Nous avons eu Mlle N. Une jeune qui, si ça se trouve, est plus jeune que moi. Elle a du faire/fait encore des études de Sciences de l'Education ou de Psycho et elle nous a fait 3 cours, rien qu'à nous PLC2 Anglais, sur des trucs qu'elle avait lu dans les livres. Son cours s'appelait « Prise de fonction ». Le premier parlait de la Gestion de Classe... Chouette ! Une semaine après le début des cours, ça tombe pas trop mal !
Sauf qu'on a eu droit qu'à une liste de recommandations plus que connues : « soyez cohérent », « quand vous dites quelque chose, faites-le », « soyez certains que les élèves connaissent (et comprennent, c'est encore mieux) les règles » etc...
Parlant des punitions, elle nous a expliqué qu'il fallait trouver, dans la mesure du possible, une punition correspondant à la faute. Exemple : bavardage qui fait perdre du temps à l'élève --> le retenir après la classe... Ouais... Sauf qu'on n'a pas le droit...
Parlant du chahut, elle nous a expliqué qu'un comportement perturbateur, il fallait parfois l'ignorer et qu'une expérience très sérieuse avait démontré qu'ignorer un bavard mais complimenter un calme avait beaucoup plus d'effets que punir le chahuteur... Si, si, ça a super bien marché... en maternelle... Ouais....
Bref, Mlle N. est très gentille, veut bien faire, fait son cours en fonction de nos demandes, mais ne fait que lire des livres et n'a jamais vu un 4ème de sa vie...
On a eu aussi le cours de Psychologie de l'Adolescent. Bon, ça, c'était drôle au moins. Le « formateur » est un rigolo. J'ai appris deux-trois trucs. J'ai appris notamment qu'il y avait 4 types de personnalité : les névrosés, les psychotiques, les pervers et les états limites. Je sais désormais que je suis une névrosée angoissée avec quelques doses de névrose obsessionnelle. J'ai réussi à placer toute ma famille ou presque dans les névrosés d'ailleurs... Marrant hein ! Bref, à l'adolescence, on teste un peu toutes ces personnalités pour finir par en choisir une. Donc c'est le bordel quoi.
Au moins ces cours-là passaient assez vite.
Et puis il y a eu le cours de philo... qui a commencé par un « imaginez l'élève idéal que vous vouliez avoir avant d'entrer dans la salle de cours lors de votre premier jour ». Tout le monde joue le jeu et donne des qualités de cet élève idéal. Au bout d'un quart d'heure, il regarde le tableau où toutes les qualités étaient notées : « qu'est-ce que vous remarquez ? C'est l'élève parfait ! Il n'existe pas ! »
Euh... oui... c'était le but du jeu, non ? Recherche de la surprise raté...
S'ensuit alors un extrait vidéo : un reportage sur les adeptes de Krishna, une religion déjà classée comme secte. Discours du prof : « regardez comme ces élèves sont gentils, travailleurs, intéressés par ce qu'ils apprennent ». Evidemment les pauv' gosses sont complètement incapables de penser par eux-mêmes et ne font que dire que leurs parents ont trop raison de vivre comme ça. Mais soit-disant, les élèves parfaits qu'on avait décrit, c'était eux... Je crois que j'aurais pu hurler tellement c'était gros, faux et manipulateur de sa part de dire un truc pareil ! A croire que je lisais la presse à scandale pour voir des raccourcis pareils !
Au deuxième cours, on parlait d'exiger un minimum de calme dans nos cours et il nous balance une vidéo d'un chien shooté au Prozac (mais qui, du coup, est beaucoup moins brassouille et beaucoup plus gérable pour sa maîtresse !) et le procès d'un nazi qui dit qu'il a fait qu'obéir aux ordres... Super...
Je sais toujours pas comment empêcher Kévin de cracher sur Pierre-Maxime !
Mais là, je te parle uniquement des cours « transdisciplinaires ». Ceux auxquels on a tous droit. Ceux du mardi. Et il y en aura d'autres encore... Mardi prochain, on a encore Philo et un autre truc "Analyse de Pratiques". Je crois que c'est le fameux cours qui ressemble tant à une Thérapie de Groupe.
"Bonjour je m'appelle Zzaz, je suis prof d'anglais" "Bonjoooooour Zzaaaaaaz."
Le vendredi, on a les cours spécifiques à notre discipline. Généralement, ces cours sont nettement plus utiles puisqu'on y apprend à faire de jolis cours, motivants pour les élèves et tout et tout.
Nous avons deux formatrices principales qui interviennent ; ce sont celles qui viennent ensuite nous dire si on est des profs minables ou encore pire que ça.
Il y a M., plutôt franc-du-collier et parfois un peu pète-sec, elle dit toujours ce qu'elle pense, même si ça fait mal. Et il y a I. qui fait toute gentille, toute douce, mais que tout le monde nous dit qu'il faut se méfier car elle manipule le coup de couteau dans le dos de manière fort habile.
I. Et M. sont les purs produits des dernières Instructions Officielles qui prônent un apprentissage avec l'élève au centre, un repli de l'enseignant qui doit s'effacer et uniquement travailler à partir de ce que demandent les élèves. L'excellent prof doit même créer le besoin de communication chez l'apprenant.
Mouais, moi, dans la classe verte, j'ai réussi à créer le besoin de communication en séparant les bavards, comme ça ils sont obligés de se parler à voix haute...
Donc I. et M. nous encouragent à ne suivre qu'une seule façon de faire. A les entendre, tous les élèves vont progresser parce qu'on va toucher du doigt (et j'insiste là-dessus car on n'a pas vraiment le droit de faire de la grammaire, et encore moins des exercices d'application) un point important de la langue, qu'on va y revenir dans deux mois vite-fait et donc que ça suffira... « L'élève vif aura capté ! »
Et l'élève pas vif ? L'élève qu'il faut prendre par la main parce qu'il a toujours pas compris qu'en début d'heure, on ouvrait pas le cahier mais qu'à la fin de l'heure, il fallait copier la leçon et l'ouvrir cette fois le cahier... Il a compris comment on construisait une question sur la fréquence lui ? Il a vraiment compris la différence entre How often do you ski ? et Do you often ski ? si j'ai fait qu'écrire les deux au tableau ?
Peut-être as-tu déjà perçu les commentaires de M. qui est venue me voir jeudi dernier...
Le problème, c'est qu'elle a repris point par point ma séance et qu'elle n'a fait qu'appuyer sur ce qui allait pas.
Je fais tout de travers. Je prends le cours à l'envers. Je donne trop aux élèves
(« s'ils savent pas, tant pis, tu passes à autre chose, mais tu leur donnes pas ! » Ouais, enfin, j'avais quand même prévu de faire le conseil là quand même, alors s'ils trouvent pas le mot « conseil », faut bien que je les oriente quand même, non ? « non, tu fais ton point de grammaire sur autre chose ou même mieux, tu fais pas de point de grammaire » tant pis pour le bel exercice avec SHOULD que j'avais fait de mes mains moi-même pour les devoirs, c'est pas grave, ils auront pas de devoirs...).
Je suis pas assez en retrait donc. Je fais cours comme il y a 15 ans (ouais, en gros, comme j'ai eu des cours en tant qu'élève, mais en même temps on m'a pas appris à faire autrement hein...).
Pire, l'insulte ultime pour moi: "tu reviens trop souvent au français"... Ah... Moi qui me TUE à faire que de l'anglais!... Certes, la discipline, je la fais en français. En même temps, il est urgent d'obtenir le calme alors faut bien être sûr qu'ils comprennent... Quand certains ne comprennent même pas la consigne "Read the text", faut bien admettre que lui dire "Ferme ta gueule sale merdeux sinon tu vas souffrir" en anglais, ça risque d'être trop compliqué quand même...
(Je ne parle pas tout à fait comme ça aux élèves quand même)
Sachant que la classe verte, juste avant, avait été infecte (retour en enfer) et donc que je me sentais particulièrement nulle d'être incapable de gérer la discipline, ce bilan très très mitigé d'un point de vue pédagogique a fini de me détruire ce soir-là.
Je me suis demandée pourquoi je faisais ce métier. Je me suis dit que j'avais pas passé le concours pour ça du tout. Que je comprenais pas comment les autres pouvaient accepter des conditions de travail pareilles. Qu'il fallait que je trouve autre chose...
Hier, à l'IUFM, j'ai parlé avec les deux autres filles qui ont reçu la visite de M. Elle leur a dit exactement la même chose...
Je me sens donc beaucoup mieux. Je ne culpabilise plus. Je suis pas une prof d'aujourd'hui, à la pointe de la-parole-à-l'élève-et-le-prof-au-fond-de-la-classe-qui-observe-d'un-regard-satisfait-que-les élèves-font-cours-tout-seuls-et-ont-pas-besoin-lui. Tant pis, je saurai peut-être bien leur enseigner un peu d'anglais, même si c'est à « l'ancienne ». J'ai bien appris comme ça moi. Comme toute ma génération. Et je suis pas persuadée que ma génération était moins bonne en anglais que la nouvelle... Au contraire...
Je vais donc essayer de "jouer le jeu IUFM" au maximum cette année et pis l'année prochaine, c'est la quille!
Et très vite, la quille dans le supérieur aussi!
La bonne nouvelle cette semaine, c'est que j'ai le weekend entier pour moi. J'ai tellement bien avancé ces derniers temps, que j'ai juste un transparent à faire pour lundi, un nouveau plan de classe pour la classe verte à établir, un contrôle des verbes irréguliers à préparer pour jeudi et imprimer les demandes d'autorisation des parents pour laisser leurs ptits nenfants de la classe orange utiliser Internet avec moi pour pouvoir communiquer avec une classe américaine de l'Illinois pendant l'année.
Seul véritable moment agréable cette semaine : les gamins ont sauté de joie quand je leur ai annoncé le projet ! (Lundi, j'étais pourtant ravie d'avoir pu tenir la classe verte, mais vu leur comportement jeudi, c'est comme si c'était tout effacé).
12:21 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : iufm, formation, professeurs
02.10.2009
Mea Culpa
Oui je sais.
Je suis une blogueuse ratée.
Presque 15 jours sans donner de nouvelles. Je m'excuse platement...
Mais qu'est-ce que tu veux, j'ai un travail maintenant !
6h de cours par semaine, ça occupe ! Même pire : ça épuise ! ça court-circuite le cerveau ! et ça fait même revenir mes lointaines insomnies ! Damned !
Bon alors, précisons quand même. Tu saaaaiiiiiis hein. C'est 6h de cours devant les élèves mais ça compte pas le boulot à côté.
Et puis y'a les deux journées entières coincées à l'IUFM aussi.
(Faut que je te raconte l'IUFM aussi d'ailleurs. Même si pour l'instant, c'est moins folklo que prévu. Et même - O grand étonnement - parfois utile !!!)
Mais revenons à ma vie de folie si tu le veux bien.
Si tu me connais un peu, tu saaaaaiiiiiis aussi que je veux toujours trop bien faire.
Je veux bien l'admettre.
Mais là, il se trouve que j'ai vraiment, mais vraiment hein, beaucoup de marge de progrès !
Pourtant, quand ma tutrice est venue voir mon cours il y a 15j, elle a pas trouvé si mal. J'ai raté quelques trucs mais pour la plupart, j'en avais conscience. Alors pas de mauvaise surprise. Mise à part sur le fait que j'étais trop laxiste niveau bavardage avec la classe orange. Faut vraiment que je sévisse là. En fait, ça me fait mal, mais si ça se trouve la première colle va tomber chez les « gentils ». Et la classe verte passera en deuxième !
Ma tutrice, c'est une prof d'anglais du même établissement que moi. Il se trouve que je devais d'ailleurs avoir un tuteur. Mais il se trouve aussi qu'il a un petit problème à régler avec son foie. Du coup, ma tutrice n'est qu'une tutrice de remplacement.
Soyons clair tout de suite : elle est très gentille et elle répond à toutes mes questions.
Mais (bah évidemment qu'il y avait un mais), elle n'est pas très au courant des derniers programmes, des exigences de l'IUFM et du matériel high-tech disponible dans l'établissement. Dommage car j'ai un peu besoin de tout ça...
Elle fait des exercices à trous, des vrai-faux, des QCMs et suit le livre presque religieusement. Pourtant, elle veut « innover » mais elle a du mal à sortir de ses habitudes. Elle a été bluffé par mon premier transparent créé par mes soins via Word, Google Images et mon imprimante. Elle a même été le montrer immédiatement à son mari le prof de sport EPS. Je lui ai expliqué le principe de Google Images mais elle n'a pas réussi à copier les fichiers...
Bref, je lui jette pas la pierre hein. Elle est d'une autre génération, c'est tout. Rien de mal à ça. Et d'ailleurs, sur certains points, son expérience est plus que rassurante. Mais plus concrètement, les aides pédagogiques qu'elle me donne me servent... à rien.
L'IUFM veut qu'on crée nos propres séquences. Même en collège.
Au fait, « séquence », c'est le mot qu'on donne à un groupe de cours (ou « séances ») qui portent sur le même thème et qui vise à la réalisation d'une même « tâche finale ». La « tâche finale » (et c'est là la grande nouveauté des derniers programmes), c'est un but très concret, un projet que doivent réaliser les élèves une fois qu'on leur a donné les outils pour le faire. Un truc qui leur fait comprendre que parler anglais, c'est pas seulement un truc qui se passe dans une classe.
Je sens que tu as besoin d'un exemple.
Prenons (au hasard complet !) la séquence que je suis en train de réaliser.
J'ai choisi le thème des « Eating Habits ». Autrement dit, les habitudes alimentaires (et plus largement l'hygiène de vie).
Pour la tâche finale, j'ai décidé que les élèves feraient une petite brochure (assez simple) qui donneraient des conseils sur ce qu'il faut manger, comment manger et les nécessaires exercices physiques. Aujourd'hui, en en parlant à l'IUFM (comme quoi ça sert un p'tit peu), j'ai réalisé qu'on pourrait aussi éventuellement faire des affiches qu'on pourrait exposer au CDI. Donc là, je sais plus trop quoi faire. Comme ça se présente, je vais sans doute faire les affiches avec la classe verte et les brochures avec la classe orange.
Toujours est-il que pour réaliser la brochure ou le poster de conseils, les élèves auront besoin de voir/revoir le vocabulaire de la nourriture et du sport. Ils vont devoir aussi rebrasser la fréquence (combien de fois par jour/semaine tu manges des légumes/fais du sport). Et puis on va apprendre à donner des conseils via le modal SHOULD.
Je désespérais de trouver un document « authentique » (entendre « pris sur Internet et aussi peu trafiqué que possible ») dans lequel j'avais SHOULD. Mais finalement, une copine d'IUFM m'a refilé LE doc idéal qu'elle avait elle-même utilisé avec ses 4ème ! (comme quoi ça sert un p'tit peu plus l'IUFM).
J'ai aussi prévu de travailler sur des petits cartoons (ceux qui apparaissent dans cet article), quelques proverbes (« You are what you eat », « An apple a day keeps the doctor away »...), sur deux docs audio de gens qui parlent de tout ce qu'ils mangent mal, et de tout ce qu'ils font comme sport, un texte sur « comment manger », une « pyramide de la nourriture » du Ministère de l'Agriculture américain et deux brochures de conseils (une canadienne et une australienne).
Je réponds donc à certains critères incontournables : documents authentiques, variés (c'est-à-dire audios, textuels, iconographiques mais aussi de différents pays) et utiles à la tâche finale.
Passionnant mon boulot hein.
Sauf que ça m'a pris une semaine et demi pour rassembler tout ça et que j'ai encore besoin d'à peu près autant pour mettre en place le détail de la séquence pour chaque cours, en détaillant chaque activité (il faut que les élèves aient constamment quelque chose à faire, sinon, génération d'hyperactifs, ils s'ennuient les pauv' choux).
Bref, c'est pas simple !
Et j'ai que 6h par semaine. Que deux classes. Du même niveau...
Gros soupir.
Je me moque mais en fait, c'est sympa à faire quand même; c'est juste interminable et très difficile!
Cette nuit, j'ai donc mal dormi.
Rectification, cette nuit, j'ai peu dormi.
Malgré une fatigue énorme hier soir (je me suis endormie au deuxième reportage d'Envoyé Spécial, pourtant je trouvais le sujet intéressant !), à 3h du mat, après seulement 4 petites heures de sommeil, en gros, je me suis réveillée et je n'ai fait que penser au boulot jusqu'à 6h15 (j'ai pu dormir quand même à nouveau une petite heure). Vers 3h45, avant me lancer dans quelques pages d'un bon vieux Dickens interminable (qui n'a pas fait effet de somnifère pour autant), j'ai même fait cette liste pour essayer de me vider la tête de toutes les choses qui m'obsédaient :
- donner la fiche de méthodologie sur les verbes irréguliers à N. et B. qui étaient absents mercredi
- voir J., un de mes ch***** de la classe verte qui était absent jeudi quand j'ai littéralement incendié la classe parce qu'ils avaient été en dessous de tout sur le contrôle (ce qui n'était pas tout à fait vrai) tout simplement parce que c'était que des gros bavards et qu'il était parfaitement inadmissible qu'on continue dans ces conditions et que dorénavant, quand ils entreraient, ce serait dans le silence, qu'ils sortiront leurs affaires à la page des devoirs pour que, alors qu'ils seront toujours debout et calmes, je vérifierai les devoirs et les punitions et que maintenant qu'ils m'avaient prouvé qu'ils pouvait pas travailler ET bavarder, j'avais fait le choix pour eux : ce sera travail. J'ai aussi ajouté que je ne pensais pas qu'un seul d'entre eux était irrattrapable s'il voulait se mettre au travail (et ça non plus, c'est pas tout à fait vrai). D'ailleurs, ça n'a pas si mal marché mon coup de gueule, à voir lundi... (évidemment, j'ai pas mis tout ça sur ma liste)
- voir M. G. le principal pour son autorisation pour la mise en place d'un échange d'emails entre la classe orange et une classe étrangère de je sais pas où encore pour l'instant
- me renseigner sur le matériel informatique ammenable en classe (est-ce que je pourrais faire de la vidéo ??? apparemment une autre prof d'anglais le fait mais ma tutrice ne m'avait pas expliqué que c'était possible...)
- tester l'enregistrement des MP3 de mes deux docs audio sur CD que je vais copier lui-même sur K7 (j'ai peur que la gravure des MP3 sur CD réinscriptible ne fonctionne pas, ou plutôt ne puisse pas être lue par le lecteur CD-K7 acheté à 0.90€ sur eBay (si, si, 19€ de frais de port par contre))
- repérer la salle informatique (sinon, l'échange d'emails, si je trouve pas la salle, ça va être coton...)
- demander à la secrétaire comment qu'on fait pour entrer les notes des élèves dans l'ordinateur
- faire les fiches d'auto-évaluation pour les distribuer aux élèves lundi
Pour m'achever, j'ai appris aujourd'hui que ma première visite des formatrices aura lieu dans moins de 15jours. Je suis la 3ème de la classe à y avoir droit. Et je trouve que c'est super tôt dans l'année encore.
Mais bon, c'est comme les oraux des concours, on choisit pas la date de convocation et faut bien faire avec !
Au moins, elle verra ma toute première séquence conforme aux IO (Instructions Officielles) composée par moi-même à la sueur de mon front.
Et en fait, je crois que c'est même pas moi qu'il faut plaindre.
Il faut plaindre Mister T. qui, après avoir du me supporter pendant deux longues années de concours ponctuées de coups durs pas toujours faciles à gérer, doit se farcir mes constantes références au boulot, aux gamins, aux collègues, à l'IUFM... Je suis insupportable, je ne parle que de ça. Même moi, je commence à me saouler sévère ! D'ailleurs, quand ça commence à m'empêcher de dormir, c'est pas bon signe.
Et en plus je regarde Dawson en rediffusion sur TMC tous les soirs pour me détendre. Ayé, j'ai avoué. Je me sens mieux. (Je précise qu'en face, y'a Charmed sur W9, je pense que je pourrais faire encore pire donc).
Vraiment, il a du mérite Mister T.
Moralité : sois satisfait de ne pas avoir de mes nouvelles plus souvent. Je ne suis absolument pas intéressante !
19:39 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : débordée, travail, iufm, insomnie
16.09.2009
Scoop
Non, rien à voir avec la mort de Filip des 2be3.
Non, le scoop c'est que la Morue est de retour!
(Il nous manque toujours La Fraise mais bon)
14:03 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2009
Océane
07:35 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.09.2009
A 4h du mat
A 4h du mat ce matin, je ne dormais pas.
Faut dire qu'hier soir, j'avais eu des nouvelles un peu troublantes.
Et puis, mine de rien, les cours, ça prend la tête.
Alors je faisais une fixette sur comment les organiser au mieux, ou comment gérer les gamins ou comment mieux amener mes activités.
Bref, à 4h du matin, impossible de me rendormir.
Y'avait un truc qui se passait.
Mais à 4h du matin, en fait, à exactement 62.04km à vol d'oiseaux (étonnant ce site: La France à Vol d'Oiseaux, j'aurais dit 100km moi), ma soeur perdait les eaux. Les nouvelles troublantes c'était qu'elle avait du rester à la maternité après sa dernière écho de controle.
Ma petite soeur, celle que j'ai toujours (sur)protégé et pris pour une gamine (elle n'a que deux ans de moins que moi), a donné naissance seulement 3h30 plus tard à une petite poupée de 2.910kg (et dire qu'ils lui avaient annoncé 3.300kg) avec deux semaines d'avance.
Bienvenue à Océane!
(Trop bizarre le truc; je réalise pas trop là)
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02.09.2009
De plus en plus prof
Bon, bah ayé quoi. J'ai fait ma première rentrée au sein de l'Education Nationale en tant que prof.
Certes, prof stagiaire.
Mais prof quand même.
Comme je ne serai officiellement prof qu'à ma titularisation, je pense que je vais donc garder ce blog et ce nom de blog jusque là. Après tout, c'est quand je serai titulaire que je serai vraiment, pour de bon et pour une quarantaine d'année, prof.
Bref, encore un an avec ce noir et ce violet. Et toc!
Alors comment je te raconte ?
Chronologiquement ? Comme ça me vient ?
De toute façon, ça me vient chronologiquement !
Donc après une nuit courte et agitée, je me suis levée pour aller à ma première journée de travail comme une grande (je précise à ceux qui nous rejoignent que j'ai déjà travaillé dans ma vie, si, si, mais pas comme prof quoi, et pas dans un boulot qui risque d'être mon boulot le reste de ma vie).
J'étais pas particulièrement stressée. D'ailleurs, je ne le suis toujours pas. Par contre, j'ai mille choses qui me traversent l'esprit en même temps. Je redoute/pense/imagine toute sorte de situations. Je me dis « rappelle-toi de faire/demander/exiger ci ou ça ». Mon cerveau bouillonne dans tous les sens. C'est une galère sans nom.
Mais pas particulièrement stressée. Pour l'instant.
Bref, je reprends. J'ai donc mal dormi mais me suis levé du bon pied. Jusqu'à ce que je me rende compte que ma nouvelle montre, offerte par la moitié de ma famille en l'honneur du ptit exam que j'ai obtenu en juillet dernier, était un chouia en retard. Je pars donc vite fait pour pas rater mon bus qui, lui, était un chouia en avance... Du coup, j'étais à 50m de l'arrêt que je vois le bus passer au bout de la rue...
Bon, bah voilà. En retard le premier jour ; ça le fait grave !
Heureusement, le pot d'accueil était de 8h à 8h30 alors arrivée à 8h15, j'étais loin de faire tâche. Et puis, c'est vraiment nettement mieux que le prof de physique qui arrive à 8h50 alors que la première réunion a commencé. (Mais apparemment, c'est sa marque de fabrique, alors faut pas s'étonner; il a d'ailleurs été accueilli avec force commentaires, l'ambiance était bonne).
J'entre dans la cour du collège. Et dans la « salle d'animation » où on avait tous rendez-vous. Une foule de profs devant moi. J'entre doucement, saluant timidement quelques personnes. Et parmi ces personnes G. qui s'approche et me salue. Je me présente (pensant « amenez-moi à mon tuteur, par pitié ») et il s'avère qu'elle est elle aussi prof d'anglais. Elle m'annonce aussitôt que mon tuteur n'est justement pas là et qu'elle le remplace. Malade, arrêt de 10j minimum. Commence bien l'année !
Mais en réalité, je sais pas trop pourquoi, mais ça me stresse pas. Limite, j'ai du mal à me reconnaître là ! Oui, limite je panique de ne pas me voir paniquer !
G. est très gentille. Elle essaie de me mettre à l'aise au milieu du défilé de « bonjour, Dominique, prof de SVT », « salut, Catherine, prof de français » et « moi, c'est François, mais j'embrasse pas vu qu'il y a la grippe ».
Ouais, la grippe A a du fournir un sujet de blagues plus ou moins drôles dans un paquet de salles des profs d'un paquet de collèges et lycées hier !
Ensuite, bah, ça s'est enchaîné. Première réunion, qui commence sur les résultats plus que discutables au brevet de l'année dernière. Surtout pour un collège tranquille comme ça. Le petit laïus sur la grippe justement. Sur les objectifs du rectorat. Sur plein de bazar plus ou moins intéressant qui m'a donné l'impression que ma foi, oui, je rentre dans un métier bien complexe mais où les gens semblent vraiment tous bosser pour le meilleur des élèves.
Emploi du temps distribué après cette première réunion (pas "tebé" le principal, c'est comme aux gamins à qui tu rends un contrôle : si tu veux qu'ils t'écoutent, tu rends le devoir APRES avoir dit ce que tu voulais dire).
Cours le lundi matin : 8-9 et 11-12. Bon, c'est bof.
Mercredi matin : 9-11. C'est mieux
Jeudi après-midi : 13h30-15h30. Voilà, ça aussi c'est bien.
Le problème c'est que mon tuteur travaille pas le lundi. Alors avoir deux heures de trou mais pas pouvoir le voir, c'est dommage. Surtout que sur les autres heures, il est blindé de cours. Donc soit il vient le lundi matin exprès pour me voir en cours, soit il me verra pas car il sera en cours.
Je devrais pas trop l'avoir sur le dos !
Et moi, si je veux le voir en cours, je serai aussi obligé de rester/venir à des moments pas toujours commodes.
Mais G. et M. (les deux autres profs d'anglais donc) me laisseront sans doute aller dans leur propre cours je pense.
Ils ont l'air de bien travailler ensemble. Mon tuteur est le « coordonnateur » comme on dit chez nous. Et j'ai aussi vite compris qu'il était « très consciencieux », « super » et vraiment un « bon collègue ». Même que j'ai de la chance, j'ai « un très bon tuteur là ».
Cool !
Faudrait juste que je le rencontre quoi.
Et qu'il me refile une copie des enregistrements audio du livre. Car j'ai rien !
Petite surprise à ce sujet : ils utilisent des cassettes. Naïvement, je pensais que ça n'existait plus. J'ai demandé l'air sérieuse (mais au fond je plaisantais) si on en trouvait encore dans le commerce et apparemment, très sérieusement, oui.
Okay, mais moi, j'ai plus rien pour écouter une cassette ! J'ai même pas de quoi écouter un CD à part sur l'ordi !
Trop de technologie tue la pédagogie !
Il va falloir que je copie le CD ou que je me trouve un lecteur cassette...
Bref, j'ai récupéré un manuel, ma clé des salles, mon code de photocopieuse. J'ai pu voir que les tableaux étaient des tableaux blancs et que les salles avaient toutes un rétroprojecteur. J'attends de savoir comment ça se passe pour la vidéo et la salle informatique. Croisons les doigts, ça risque d'être parfait !
J'ai donc les 4ème C et les 4ème E. Les C sont des « CHAM-CHAD ». Donc des élèves qui ne relèvent pratiquement jamais d'un PPRE ! Les E sont une classe normale alors je risque d'avoir quelques « cas », dont un certain L. apparemment...
Ah ? Tu sais pas ce que sont les CHAM-CHAD ou un PPRE ? Suis-je bête !
(J'ai appris la chose hier, t'inquiète !)
CHAM-CHAD = classe à horaires aménagées musique ou danse (bref une classe à profil où il faut être bon élève avant d'y entrer, sympa quand même les collègues de refiler une classe pareille à la stagiaire moi je dis !)
PPRE = Programme Personnalisé de Réussite Educative ; c'est une sorte de contrat avec l'élève, le collège et sa famille pour le faire progresser dans des domaines très très précis. En gros, les élèves à problèmes. Qu'ils soient disciplinaires ou d'apprentissage. C'est pas que du soutien, mais y'a de ça.
(Tu peux maintenant relire ma phrase en la comprenant je pense)
A midi, on a mangé au restau à 15. On est allé manger dans le seul restau de la Nouvelle Ville que j'ai eu le temps de découvrir depuis qu'on est arrivé et le seul où on s'était juré de pas retourner (reçu n'importe comment et en plus ils savent pas compter). Mais bon, à 15, il fallait trouver près du collège et où il y avait de la place. Donc pas trop le choix.
Et puis à table, j'ai déjà pu profiter des remarques mi-jalouses mi-justifiées contre un agrégé qui était, évidemment, pas là. Evidemment aussi, les raisons qui les ont poussé à lui casser du sucre sur le dos relevaient peut-être autant de son caractère que de son agreg, mais bon, ça donnait l'occasion de critiquer tous les agrégés en même temps, on aurait eu tort de se priver !
J'ai gardé le silence. C'était plus drôle comme ça.
Et puis je leur en veux pas. C'est pas très clair pourquoi les agrégés font 3h de moins pour le même boulot. Même si, comme je disais à Mary tout à l'heure, j'en ai bien bavé ces deux années pour pouvoir en bénéficier !
Je m'attends à ce que ce genre de situation se renouvelle.
Donc voilà, 15h15, après la 3ème réunion, la journée était finie. Je suis allée acheter le cahier d'exercice qui va avec mon manuel et puis Mister T. et moi sommes allés récupérer nos nouveaux meubles de salon.
Plus de doute, on est définitivement installé à la Nouvelle Ville. Plus qu'à ranger tout mon bazar de loisirs créatifs dans le nouveau bahut. (p 11, 2 portes, 3 petits tiroirs du catalogue ici)
Notre seul souci, c'est que ma vieille télé à l'ancienne est trop profonde pour le meuble TV mais on va s'en remettre. (p26, le Fjord aussi)
Par contre, aujourd'hui, en relisant ma liste d'élèves, je me suis rendue compte que j'avais en classe la fille de ma formatrice IUFM... Au moins, je suis sûre qu'elle aura les moyens de suivre de près ce que je fais ! Mais je sais pas du tout si c'est une bonne nouvelle !
Et cet après-midi, après un brin de ménage et de rangement de bureau, je vais me remettre à concocter des cours pour ces bambins. Sans cassette.
Accessoirement, demain je rencontre mes élèves. De plus en plus prof quoi!
14:48 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, profs, pré-rentrée, première
29.08.2009
I'm back baby!
Un petit mot rapide pour te dire que je suis, depuis environ 15min, de retour sur le net de manière continue!
HIP HIP HIP!
(HOURA!!!)
Alors, il s'est passé plein de choses. J'ai eu mon affectation. J'ai eu ma rentrée à l'IUFM. Et je prépare ma pré-rentrée pour mardi puis ma rentrée pour jeudi.
Comme j'ai pas trop le temps de m'attarder car j'ai environ 3 semaines de net de retard (et encore...), je te la fais version rapide:
J'ai obtenu un poste à la Nouvelle Ville. Nous sommes deux à avoir eu la Nouvelle Ville. Deux agrégés!
Comme quoi, ça aide quand même.
Et puis je crois que je suis déjà repérée par l'inspectrice aussi. (On doit être 4 ou 5 d'agrégés dans l'académie).
J'ai un poste en collège. Dans un collège tout près de la Vieille Nouvelle Ville (bref, le quartier ancien et joli de la Nouvelle Ville). Puisque c'est dans un quartier chic et blindé de maisons, le collège est tout petit et a normalement un public "privilégié".
(J'ai juste dit qu'il était privilégié hein, pas que ce seront des anges!)
J'ai téléphoné pour en savoir plus. J'ai deux classes de 4ème et un tuteur déjà bien attitré. J'ai cours le lundi matin, le mercredi matin et le jeudi après-midi. Vu comme c'est fait, ça sera deux heures à chaque fois.
Bah oui, que 6h mais faut dire que les mardis et vendredis je serai à l'IUFM!
Rendez-vous mardi matin pour en savoir plus.
Le collège est à 15-20min de chez moi en bus (la même ligne!) et en gros une petite demi-heure aux heures de pointe. De toute façon, je crois qu'en voiture, c'est pas la peine car vu le quartier, y'a pas de place pour se garer. Le collège est tellement sur une surface limitée que le peu d'espace de libre est réservée à la cour de recré.
Jeudi et vendredi, j'étais à l'IUFM.
Je crois que tu n'as pas fini d'en entendre parler...
Déjà des trucs incohérents. Genre, on me demande de faire le mémoire alors que les agrégés, dans la majorité des académies, n'ont pas à le faire... Et qu'il n'entrera pas en compte dans mon évaluation finale qui décidera de ma titularisation...
Bref... ça me saoule déjà un peu mais en même temps je m'attendais à pire.
Et au moins nos formatrices enseignent encore. Dans le lycée juste à côté de mon collège, là où l'autre agrégé a été affecté.
Je suis très soulagée d'être de retour car je vais enfin pouvoir préparer des cours décemment!
Enfin, préparer des cours tout court!
Bon, allez je file, j'ai plein de trucs à voir sur le Wild Wide Web!
20:42 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, retour, connexion
23.08.2009
Affects et affectations
Toutes les questions que je me pose dépendent aussi de l'établissement où je vais enseigner. A l'heure actuelle, je ne sais pas si je serai en collège ou en lycée. Je ne sais même pas si je serai bien affectée dans mon nouveau département.
Mais peut-être faudrait-il que je t'explique rapidement comment ça marche.
Attention, faut s'accrocher un peu, ça peut être un peu compliqué!
Pour être prof, on passe un concours national. Bon, cette partie-là, tu connais bien maintenant.
Quand tu as les résultats des écrits et que tu es admissible, tu dois faire des voeux d'affectations sur Internet. A ce stade, tu ne choisis qu'une académie. Enfin, plus précisément, tu classes 6 académies par ordre de préférence. Ce ne sont que des voeux mais c'est pas comme dans Aladin: ils ne se réalisent pas forcément.
C'est le "mouvement inter-académique".
L'inter.
A la mi-juillet tu apprends avec joie que tu es reçu au concours et des messieurs-dames travaillent dur pour essayer de caser tout le monde dans l'académie qu'il a choisi.
Pour faire ces choix, ils ont des barèmes d'entrée dans les académies. Selon ta situation, tu as un certain nombre de points et selon ton nombre de points tu peux aller dans des académies plus ou moins chères (autrement dit les plus ou moins demandées).
Exemple de points:
Si tu as préparé ton concours à l'IUFM, tu as 40pts si tu demandes l'académie où tu as passé le concours.
Si tu travailles comme pion, tu as 100pts pour l'académie où tu travailles.
Si tu as des enfants, tu as 50pts je crois par enfant.
Si tu es handicapé, tu as 100pts.
En plus, tout le monde reçoit des points du classement au concours. Ces points de classement vont de 4 à 40 par tranche de 10%. Ce qui fait que personne ne peut être à zéro. Le zéro en fait c'est 4pts, si tu es célibataire, as préparé le concours avec le CNED et que tu as fini dans les derniers 10%... Généralement, tu finis à Reims ou Amiens.
Moi, j'avais 68 points.
40 points pour mon agrégation et 28 points de mon classement au concours.
Pas de rapprochement de conjoint qui rapporte pourtant un beau paquet car Mister T. n'est encore ni salarié, ni inscrit au Pôle Emploi et donc on considère qu'il a qu'à me suivre! Si le conjoint est étudiant, ça ne compte pas non plus. Ce que je trouve proprement scandaleux car toutes les formations n'existent pas partout en France et pas toujours dans les mêmes conditions. Et si tu es en doctorat? T'as quand même choisi un directeur de thèse exprès non? Mais bon, en même temps, tout le monde dirait qu'il est avec quelqu'un si c'était facile!
Monacadémie coûtait cette année une petite vingtaine de points je crois.
Du coup, fin juillet, j'ai eu confirmation: je reste bien dans Monacadémie.
L'intra.
A partir de là, on passe au "mouvement intra-académique". Et c'est différent dans toutes les académies. Même le système des points changent parfois.
Dans Monacadémie, c'est pas terrible. On ne fait les voeux qu'à partir du 17 août, jusqu'au 23. Certains ont déjà fait leurs voeux dans d'autres acas depuis belle lurette. Alors on attend. Enfin la consolation, c'est que même s'ils ont fait leurs voeux le 6 août les autres, ils ont aussi leur affectation finale super tard.
Dans Monacadémie, on ne fait que classer des zones d'affectations par ordre de préférence. Ces zones sont celles qui correspondent aux professeurs remplaçants (je précise pour l'honneur de ces remplaçants - et aussi car je peux très bien en devenir une - que ce sont des profs titulaires comme les autres, qu'ils ont passé le même concours mais qu'ils avaient simplement moins de points que les autres au moment des affectations intra-académiques; je précise car même chez les profs il y en a qui croient que les remplaçants n'ont pas passé le concours!). Bref, ces zones font, en gros, la moitié d'un département. Il y a environ 3 zones par département qui se chevauchent les unes les autres. C'est grand. Surtout quand on n'est pas sûr d'avoir la zone qu'on demande en premier et qu'on peut avoir la zone, certes d'à côté, mais qui obligerait quand même à faire 2h de route aller-retour pour aller bosser...
Dans certaines académies, ils choisissent un département et 3 établissements. Ils savent même quels établissements accueillent des stagiaires alors que nous, on n'en sait rien.
Evidemment, dans tous les cas, ça ne reste que des voeux. Des espoirs. Des "je voudrais bien". Mais la réalité peut être bien différente.
D'ailleurs, la semaine dernière, j'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé qu'on m'affectait au plus loin de Monacadémie. C'était horrible.
Il se trouve qu'avec notre déménagement, on a quitté une ville relativement centrale à Monacadémie pour aller dans une ville plus périphérique. Je sais de source sûre que l'année dernière, il y avait au moins deux stagiaires en anglais à la Nouvelle Ville mais je me demande combien d'autres stagiaires vont demander la Nouvelle Ville aussi et aussi si les établissements qui en accueillaient l'année dernière auront encore besoin du même nombre de stagiaires... De plus, je pense qu'il y aura au moins un autre agrégé qui demandera aussi la Nouvelle Ville dans Monacadémie.
Les 24, 25 et 26 août se tiennent les réunions d'affectations. Le 26 au soir, on devrait savoir où on atterrit. Je saurai enfin si j'ai un collège ou un lycée. Si je suis à la Nouvelle Ville, à l'Ancienne Ville ou plus loin encore. Si je suis dans un établissement sensible ou tranquille. Si je travaille avec New Live, New Spring ou Project.
Le tout pour être prête pour la pré-rentrée le mardi 1er septembre et pour la rentrée le mercredi 2. Autrement dit une toute petite semaine plus tard.
L'agreg et les affectations.
Contrairement à la pensée populaire (et ce même dans le milieu du CAPES), l'agrégé n'est pas tant privilégié que ça pendant les mutations. Enfin, en tous cas, pas au départ. Si tu passes ton concours dans un IUFM, tu auras le même nombre de points que moi si tu restes dans ton académie. Après, plus tard, quand les points IUFM ne seront plus valables, ceux de la l'agrégation le seront encore. Mais ce n'est pas vraiment un plus la première et la deuxième année.
Contrairement à une autre pensée populaire, l'agrégé n'a pas forcément un lycée. En tous cas, pas l'année de stage. Plus tard, dans certaines académies, l'agrégé a quelques points de plus pour une demande de poste en lycée. Mais un certifié (c'est comme ça qu'on appelle ceux qui ont le CAPES une fois qu'ils l'ont) qui a plus de points pour des raisons familiales par exemple passera quand même devant l'agrégé.
Enfin, je suis quand même bien contente de l'avoir l'agreg hein! Je me plains pas de ce traitement d'égalité. Je trouve ça normal.
Syndicat or not syndicat?
Je vais terminer ces explications sur le rôle des syndicats.
Il est de notoriété publique que l'Education Nationale est pleine de syndiqués.
Et bien figure-toi que ce n'est pas vraiment qu'une question de conviction politique...
Face aux mutations (et là je parle des grandes mutations, celles auxquelles je vais devoir passer l'année prochaine et celles qui risquent nettement plus de m'envoyer à Créteil, Versailles ou Lille), les profs sont quand même un peu perdus. Faut pas croire, c'est pas évident. Entre les points auxquels on pense avoir droit mais en fait non, et ceux auxquels on n'a pas pensé, les pièces justificatives très précises à fournir, le mouvement inter et intra à nouveau, c'est un beau boxon.
D'ailleurs peut-être que tu trouves cette note déjà assez compliquée alors que pourtant, c'est presque limpide pour l'année de stage.
Bref, face à ce joyeux bordel, on a besoin d'aide. Et c'est pas le rectorat qui peut aider tout le monde. D'une part parce qu'ils n'ont pas que ça à faire et d'autre part parce qu'ils ne connaissent même pas toujours toutes les ficelles!
Enter the syndicats!
Les syndicats eux sont drôlement au courant et en plus ils sont présents lors des réunions d'affectations. Alors si t'es chez eux, bah ils défendent ton cas face à un autre qui a le même nombre de points mais qui n'est pas chez eux. Ils ont une petite fiche où tu as expliqué ta situation et du coup ils jouent plus facilement la carte du personnel plutôt que du nom anonyme qui défile.
Petit bonus, généralement ils te préviennent aussi avec un peu d'avance du résultat de ton affectation. Genre 12h avant. (12h c'est ENORME dans ces moments-là).
Quand tu viens de passer ton concours, forcément, y'a peu de chance que tu sois syndiqué. Mais ils ont prévu le coup: tu peux quand même remplir une fiche pour qu'ils te défendent. Pas besoin d'adhérer.
(Les enfants de syndicalistes - Mister T. included - savent que les syndicats aident tous les travailleurs; moi fille de patron de PME et d'infirmière libérale, forcément, je le savais pas).
Alors j'ai rempli la fiche.
J'ai hésité car je trouvais que ça faisait très opportuniste. Et puis j'ai réfléchi que d'autres ne penseraient peut-être pas comme moi, n'auraient pas autant de scrupules et obtiendront un meilleur poste, tout ça parce que ce sont de gros salauds. Alors j'ai décidé de faire valoir notre nouveau déménagement pour que conjoint trouve travail. C'est pas une raison officielle reconnue par l'Education Nationale, mais au moins quelqu'un le sait et pourra peut-être attendrir le coeur du mammouth et m'éviter un possible nouveau déménagement. (Il y a peu de chance, mais dans l'absolu, tout est possible, d'où mon cauchemar).
Bon, là, je m'engage pas bien loin. C'est juste une fiche. Certes, ils ont mon adresse alors je vais peut-être recevoir des tracts mais c'est même pas sûr.
Par contre, pour le grand mouvement des mutations pour la rentrée 2010, là, la question va se reposer.
C'est une de mes grandes questions. Le syndicalisme n'est absolument pas dans ma culture familiale. Et me syndiquer sans conviction politique derrière, je trouve ça horriblement hypocrite et opportuniste. Mais encore une fois, d'autres n'ont pas tant de scrupules... Est-ce que par droiture, je vais accepter de prendre le risque de me retrouver dans le 9-3 loin de tout ce que je connais? Est-ce que par souci d'intégrité, je vais accepter que d'autres obtiennent un poste fixe pendant que je finis TZR (Titulaire de Zone de Remplacement, remplaçant quoi)?
Même mon toubib, qui a ses deux filles profs, m'a dit qu'il fallait que je me syndique à tout prix pour les mutations.
Bref, il va falloir que j'interroge sérieusement ma conscience.
Tout ça pour te dire qu'il y a encore beaucoup de questions, d'appréhensions et d'inconnu. Les affectations, c'est une grande loterie en fait. On te fait croire que c'est juste et équitable. En réalité, tu vois que ton morceau à toi et t'es bien obligé de croire qu'ils font ça bien.
Résultats mercredi 26!
09:20 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : affectations, stagiaire, rentrée
22.08.2009
Quick Update
On dirait que Free a pris en compte mon inscription...
Je dis on dirait.
Car la nana du téléphone me soutenait que ça ne pourrait être pris en compte avant début septembre (car les autres ayant quitté le logement début août, ils ne peuvent pas faire les travaux avant le mois suivant, soi-disant). Grrr.
Heureusement que je sais que c'est pareil ailleurs sinon, je m'inscrirais ailleurs!
Pourtant, ça a marché sur Internet. Alors qu'elle disait que ça marcherait pas...
Bref...
A suivre.
Je redoute quand même un peu un truc: on dirait que l'inscription se fait comme s'ils devaient m'envoyer la Freebox alors qu'ils ne devraient pas puisqu'on a gardé l'ancienne exprès...
Sinon, j'ai la date de ma rentrée à l'IUFM, qui dure pendant DEUX jours (pour du bla bla en plus, faut pas croire qu'ils vont nous dire comment faire nos cours) à la Méga Ville de l'Académie alors que je pensais être à l'Ancienne Ville seulement. Résultat, comme il faut y être à 8h30, je vais peut-être devoir prendre une chambre d'hôtel pour les deux jours! Sinon, c'est départ de chez moi à 6h45 pour éviter les bouchons et être bien à l'heure...
Hallucinant!
En plus, je n'ai mon affectation que mercredi 26 au soir. Et la rentrée IUFM, c'est les deux jours suivants. S'il fallait que je déménage à ce moment-là, comme certains (et comme ça peut toujours m'arriver), j'aurais même pas le temps puisque la rentrée est le lundi suivant!
Enfin, si, un weekend pour déménager quand même, mais du coup, pas question de préparer des cours en avance.
Et de toute façon, j'aurai pas Internet pour le faire.
Question:
Comment j'arrivais à vivre sans le net avant?
Je ne comprends pas comment travailler sans...
Je vais peut-être aller au CDDP (Centre Départemental de Documentation Pédagogique, la bibliothèque des profs quoi), mais ça sert à rien tant que je connais pas mes classes et je les aurais pas avant mercredi soir au mieux, jeudi midi au pire et je serai à la Méga Ville pendant deux jours. Le CDDP est fermé le weekend. Le lundi suivant, je suis au lycée/collège...
Gloups!
Bon, je redisparais dans les ombres du monde sans Internet et je te bipe quand j'ai du nouveau (et que j'ai une connexion pour t'écrire).
A +
10:06 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



















