17.10.2009
Mardi et Vendredi...
Je crois qu'il est temps que je te parle de l'IUFM.
En plus ça tombe bien, je vais pouvoir te raconter comment l'IUFM m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps quand j'ai été chez moi après la visite de ma formatrice.
Ouais, ça te met dans l'ambiance.
Pourtant, l'IUFM, c'est pas si douloureux d'habitude. C'est surtout navrant. C'est parfois drôle tellement c'est navrant. Mais bon, quand même, c'est surtout triste tellement c'est navrant.
Et contrairement à ce qu'on laisse penser (et moi la première), il y a parfois des choses utiles à l'IUFM... Genre la présence des syndicats quoi... (Non, je plaisante, je fais juste de la lèche à mes beaux-parents si ils lisent ce post). (Je veux dire, y'a d'autres choses encore qui sont utiles à l'IUFM).
Mais laisse-moi d'abord te parler des locaux d'abord.
Les IUFMs, les « Instituts Universitaires de Formation des Maîtres », sont une création récente (Wikipedia dit 1990-1991 et dit que c'est la faute à Jospin). Ils ont remplacé les autres systèmes de formation et rassembler les anciens instits (devenus profs des écoles) et les profs dans un même bâtiment.
Dans les faits, c'est bien souvent les locaux des anciennes écoles normales des instits qui ont été repris. Et dans les faits aussi, l'IUFM appartient plus aux PE1 et PE2, plutôt qu'aux PLC1 et PLC2 (autrement dit aux Profs des Ecoles 1ère année (avant concours) et Profs des Ecoles 2ème année (après concours, pendant le stage), plutôt qu'aux Profs de Lycée et Collège 1ère année et 2ème année). Moi, je suis en PLC2. Les PLC1, par la force des choses (ils ont des enseignements disciplinaires dans leur propre fac surtout), passent peu de temps à l'IUFM alors que les PE1 ont tous leurs cours là-bas. C'est aussi vrai en 2ème année puisque les PLC2, nous ne sommes là que 2 jours par semaine maximum alors que les PE2 sont là 4 jours par semaine...
Mais je t'enquiquine avec tous ces détails. Tout ça, c'est pour te dire que même si on fait semblant de nous dire qu'on est à l'IUFM chez nous, qu'on a le droit de nous y impliquer et tout, en fait, ce sont les PE qui le font le plus.
Mon IUFM ressemble à ça :
Tu vois : l'école primaire de centre-ville de Papy quoi.
Malgré les locaux historiques, on est à la pointe de la technologie à l'IUFM. Presque toutes les salles sont munies de vidéoprojecteurs ! Bon, faut amener ton propre ordi par contre hein... et tout le monde n'a pas de portable...
Les salles de cours ressemblent aux salles de cours d'antan sauf que, pédagogie actuelle oblige, les tables sont toutes placées en U, évidemment. Pour faciliter la communication, évidemment. Il n'y a plus les rangées de porte-manteaux sous les fenêtres qui donnent sur le couloir non plus, mais je suis sûre que sous la peinture, on retrouverait les trous des vis.
Il est tout de même remarquable que, malgré ce placement des tables qui nous installe tous, par la force des choses, au premier rang, de nombreux stagiaires n'aient aucun scrupule à corriger leurs copies ou lire un livre au nez et à la barbe des formateurs (ouais, ce sont pas des profs, mais des formateurs !). C'est tout de même assez étonnant de voir comment, alors qu'on se bat pour faire bosser nos élèves dans le silence, certains d'entre-nous se comportent!
D'une manière générale, débuter sa carrière dans des locaux évoquant autant l'école d'autrefois est assez stimulant. Y'a un ptit côté grandiloquent, un sentiment de « je m'inscris dans la longue lignée des maîtres de France et je prends conscience de mon devoir et de mes responsabilités ».
Ouais.
Le problème, c'est que les cours en face, bah... ça fait souvent un peu rigoler quoi...
Et puis l'IUFM aime bien mettre en place des activités comme à l'école. On nous a encouragé à aller à la chorale, à l'atelier théâtre entre midi et deux etc... Y'a même un « foyer des élèves » sauf que ça s'appelle l'A.V.I. : l'Association pour la Vie à l'IUFM. Non, ce n'est pas une assoc' anti-avortement au sein de l'IUFM. Ce sont juste des PE qui ont trouvé qu'il y avait pas assez d'ambiance à l'IUFM et donc qu'il fallait organiser des trucs : journée montagne, soirée d'accueil un soir où les PLC sont pas dans le coin, mise en place d'un Espace Vie.
Aaaah, l'Espace Vie ! Y'a pas de cantine à l'IUFM ! Alors on a des machines à café, des frigos, des micro-ondes, plein de tables et de chaises pour manger entre gens de la même classe et des éviers pour faire ensuite la vaisselle. Du coup, on a l'impression de vivre à l'Espace Vie !
C'est bien gentil cette assoc' et j'imagine que pour ceux qui passent leur semaine à l'IUFM, ça doit être bien nécessaire. Mais nous PLC2, qui faisons je pense en moyenne plus de 100 bornes aller-retour pour venir deux fois par semaine (donc plutôt 200 bornes et parfois pour seulement deux heures), on s'en fiche moyen de la vie à l'IUFM. Parce que vois-tu, nous, on préférerait pas devoir y aller quoi...
On est quand même bien content d'avoir notre Espace Vie quand même !
Oui l'IUFM est un endroit étrange où on se mélange peu entre PE et PLC mais également entre les PLC. Car moi je suis en PLC2 Anglais, mais y'a aussi des PLC2 Lettres, Histoire-Géo, EMCC (Education Musicale et Chant Choral, si, si, ça s'invente pas), Maths etc... Et le seul moment où on est « mélangé », c'est pour les cours du mardi après-midi, autrement dit, pour les cours les plus abstraits et les plus éloignés de nos préoccupations plus que concrètes (exemple : « souhaitons-nous des élèves « à valeurs » ou « avaleur » ? » versus « Kévin a craché sur Pierre-Maxime hier en cours, comment j'aurais du réagir ? » Réponse : « sans aucun doute: des élèves avaleurs, il aurait fallu que Kévin AVALE sa salive ! »).
Moralité : les PLC2 Maths, Lettres et autres, j'ai franchement pas envie de voir leur pomme en fait parce que ça veut dire se taper le p***** cours de philo qui me fait hurler tellement j'ai l'impression de perdre mon temps.
Pour l'instant le mardi nous avons eu 3 intervenants qui sont venus nous parler de plusieurs choses différentes.
Nous avons eu Mlle N. Une jeune qui, si ça se trouve, est plus jeune que moi. Elle a du faire/fait encore des études de Sciences de l'Education ou de Psycho et elle nous a fait 3 cours, rien qu'à nous PLC2 Anglais, sur des trucs qu'elle avait lu dans les livres. Son cours s'appelait « Prise de fonction ». Le premier parlait de la Gestion de Classe... Chouette ! Une semaine après le début des cours, ça tombe pas trop mal !
Sauf qu'on a eu droit qu'à une liste de recommandations plus que connues : « soyez cohérent », « quand vous dites quelque chose, faites-le », « soyez certains que les élèves connaissent (et comprennent, c'est encore mieux) les règles » etc...
Parlant des punitions, elle nous a expliqué qu'il fallait trouver, dans la mesure du possible, une punition correspondant à la faute. Exemple : bavardage qui fait perdre du temps à l'élève --> le retenir après la classe... Ouais... Sauf qu'on n'a pas le droit...
Parlant du chahut, elle nous a expliqué qu'un comportement perturbateur, il fallait parfois l'ignorer et qu'une expérience très sérieuse avait démontré qu'ignorer un bavard mais complimenter un calme avait beaucoup plus d'effets que punir le chahuteur... Si, si, ça a super bien marché... en maternelle... Ouais....
Bref, Mlle N. est très gentille, veut bien faire, fait son cours en fonction de nos demandes, mais ne fait que lire des livres et n'a jamais vu un 4ème de sa vie...
On a eu aussi le cours de Psychologie de l'Adolescent. Bon, ça, c'était drôle au moins. Le « formateur » est un rigolo. J'ai appris deux-trois trucs. J'ai appris notamment qu'il y avait 4 types de personnalité : les névrosés, les psychotiques, les pervers et les états limites. Je sais désormais que je suis une névrosée angoissée avec quelques doses de névrose obsessionnelle. J'ai réussi à placer toute ma famille ou presque dans les névrosés d'ailleurs... Marrant hein ! Bref, à l'adolescence, on teste un peu toutes ces personnalités pour finir par en choisir une. Donc c'est le bordel quoi.
Au moins ces cours-là passaient assez vite.
Et puis il y a eu le cours de philo... qui a commencé par un « imaginez l'élève idéal que vous vouliez avoir avant d'entrer dans la salle de cours lors de votre premier jour ». Tout le monde joue le jeu et donne des qualités de cet élève idéal. Au bout d'un quart d'heure, il regarde le tableau où toutes les qualités étaient notées : « qu'est-ce que vous remarquez ? C'est l'élève parfait ! Il n'existe pas ! »
Euh... oui... c'était le but du jeu, non ? Recherche de la surprise raté...
S'ensuit alors un extrait vidéo : un reportage sur les adeptes de Krishna, une religion déjà classée comme secte. Discours du prof : « regardez comme ces élèves sont gentils, travailleurs, intéressés par ce qu'ils apprennent ». Evidemment les pauv' gosses sont complètement incapables de penser par eux-mêmes et ne font que dire que leurs parents ont trop raison de vivre comme ça. Mais soit-disant, les élèves parfaits qu'on avait décrit, c'était eux... Je crois que j'aurais pu hurler tellement c'était gros, faux et manipulateur de sa part de dire un truc pareil ! A croire que je lisais la presse à scandale pour voir des raccourcis pareils !
Au deuxième cours, on parlait d'exiger un minimum de calme dans nos cours et il nous balance une vidéo d'un chien shooté au Prozac (mais qui, du coup, est beaucoup moins brassouille et beaucoup plus gérable pour sa maîtresse !) et le procès d'un nazi qui dit qu'il a fait qu'obéir aux ordres... Super...
Je sais toujours pas comment empêcher Kévin de cracher sur Pierre-Maxime !
Mais là, je te parle uniquement des cours « transdisciplinaires ». Ceux auxquels on a tous droit. Ceux du mardi. Et il y en aura d'autres encore... Mardi prochain, on a encore Philo et un autre truc "Analyse de Pratiques". Je crois que c'est le fameux cours qui ressemble tant à une Thérapie de Groupe.
"Bonjour je m'appelle Zzaz, je suis prof d'anglais" "Bonjoooooour Zzaaaaaaz."
Le vendredi, on a les cours spécifiques à notre discipline. Généralement, ces cours sont nettement plus utiles puisqu'on y apprend à faire de jolis cours, motivants pour les élèves et tout et tout.
Nous avons deux formatrices principales qui interviennent ; ce sont celles qui viennent ensuite nous dire si on est des profs minables ou encore pire que ça.
Il y a M., plutôt franc-du-collier et parfois un peu pète-sec, elle dit toujours ce qu'elle pense, même si ça fait mal. Et il y a I. qui fait toute gentille, toute douce, mais que tout le monde nous dit qu'il faut se méfier car elle manipule le coup de couteau dans le dos de manière fort habile.
I. Et M. sont les purs produits des dernières Instructions Officielles qui prônent un apprentissage avec l'élève au centre, un repli de l'enseignant qui doit s'effacer et uniquement travailler à partir de ce que demandent les élèves. L'excellent prof doit même créer le besoin de communication chez l'apprenant.
Mouais, moi, dans la classe verte, j'ai réussi à créer le besoin de communication en séparant les bavards, comme ça ils sont obligés de se parler à voix haute...
Donc I. et M. nous encouragent à ne suivre qu'une seule façon de faire. A les entendre, tous les élèves vont progresser parce qu'on va toucher du doigt (et j'insiste là-dessus car on n'a pas vraiment le droit de faire de la grammaire, et encore moins des exercices d'application) un point important de la langue, qu'on va y revenir dans deux mois vite-fait et donc que ça suffira... « L'élève vif aura capté ! »
Et l'élève pas vif ? L'élève qu'il faut prendre par la main parce qu'il a toujours pas compris qu'en début d'heure, on ouvrait pas le cahier mais qu'à la fin de l'heure, il fallait copier la leçon et l'ouvrir cette fois le cahier... Il a compris comment on construisait une question sur la fréquence lui ? Il a vraiment compris la différence entre How often do you ski ? et Do you often ski ? si j'ai fait qu'écrire les deux au tableau ?
Peut-être as-tu déjà perçu les commentaires de M. qui est venue me voir jeudi dernier...
Le problème, c'est qu'elle a repris point par point ma séance et qu'elle n'a fait qu'appuyer sur ce qui allait pas.
Je fais tout de travers. Je prends le cours à l'envers. Je donne trop aux élèves
(« s'ils savent pas, tant pis, tu passes à autre chose, mais tu leur donnes pas ! » Ouais, enfin, j'avais quand même prévu de faire le conseil là quand même, alors s'ils trouvent pas le mot « conseil », faut bien que je les oriente quand même, non ? « non, tu fais ton point de grammaire sur autre chose ou même mieux, tu fais pas de point de grammaire » tant pis pour le bel exercice avec SHOULD que j'avais fait de mes mains moi-même pour les devoirs, c'est pas grave, ils auront pas de devoirs...).
Je suis pas assez en retrait donc. Je fais cours comme il y a 15 ans (ouais, en gros, comme j'ai eu des cours en tant qu'élève, mais en même temps on m'a pas appris à faire autrement hein...).
Pire, l'insulte ultime pour moi: "tu reviens trop souvent au français"... Ah... Moi qui me TUE à faire que de l'anglais!... Certes, la discipline, je la fais en français. En même temps, il est urgent d'obtenir le calme alors faut bien être sûr qu'ils comprennent... Quand certains ne comprennent même pas la consigne "Read the text", faut bien admettre que lui dire "Ferme ta gueule sale merdeux sinon tu vas souffrir" en anglais, ça risque d'être trop compliqué quand même...
(Je ne parle pas tout à fait comme ça aux élèves quand même)
Sachant que la classe verte, juste avant, avait été infecte (retour en enfer) et donc que je me sentais particulièrement nulle d'être incapable de gérer la discipline, ce bilan très très mitigé d'un point de vue pédagogique a fini de me détruire ce soir-là.
Je me suis demandée pourquoi je faisais ce métier. Je me suis dit que j'avais pas passé le concours pour ça du tout. Que je comprenais pas comment les autres pouvaient accepter des conditions de travail pareilles. Qu'il fallait que je trouve autre chose...
Hier, à l'IUFM, j'ai parlé avec les deux autres filles qui ont reçu la visite de M. Elle leur a dit exactement la même chose...
Je me sens donc beaucoup mieux. Je ne culpabilise plus. Je suis pas une prof d'aujourd'hui, à la pointe de la-parole-à-l'élève-et-le-prof-au-fond-de-la-classe-qui-observe-d'un-regard-satisfait-que-les élèves-font-cours-tout-seuls-et-ont-pas-besoin-lui. Tant pis, je saurai peut-être bien leur enseigner un peu d'anglais, même si c'est à « l'ancienne ». J'ai bien appris comme ça moi. Comme toute ma génération. Et je suis pas persuadée que ma génération était moins bonne en anglais que la nouvelle... Au contraire...
Je vais donc essayer de "jouer le jeu IUFM" au maximum cette année et pis l'année prochaine, c'est la quille!
Et très vite, la quille dans le supérieur aussi!
La bonne nouvelle cette semaine, c'est que j'ai le weekend entier pour moi. J'ai tellement bien avancé ces derniers temps, que j'ai juste un transparent à faire pour lundi, un nouveau plan de classe pour la classe verte à établir, un contrôle des verbes irréguliers à préparer pour jeudi et imprimer les demandes d'autorisation des parents pour laisser leurs ptits nenfants de la classe orange utiliser Internet avec moi pour pouvoir communiquer avec une classe américaine de l'Illinois pendant l'année.
Seul véritable moment agréable cette semaine : les gamins ont sauté de joie quand je leur ai annoncé le projet ! (Lundi, j'étais pourtant ravie d'avoir pu tenir la classe verte, mais vu leur comportement jeudi, c'est comme si c'était tout effacé).
12:21 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : iufm, formation, professeurs



















Commentaires
C'est une déformatrice...
Ecrit par : Mary | 17.10.2009
Pff ma pauvre toi et moi et tant d'autres on est dans le même bateau !!! L'IUFM c'et la misèèèère !!!! Nous les locaux on n'a pas à se plaindre et surtout c'est bien organisé : le mercredi et jeudi TOUTE la journée pour ne pas venir pour rien et surtout ceux qui habitent loin peuvent rester dormir sur place ce qui est quand même bien pratique.
Et on a une bonne cantine ce qui est non négligeable !
Par contre niveau contenu des cours je pense comme toi c'est vraiment à mourir de rire parfois ! D'ailleurs au dernier transpdisciplinaire à la fin j'en pouvais tellement plus j'ai eu le fou rire avec un collège de PLP lettre histoire avec lequel je déconne (et m'emmerde) depuis le début, j'étais invivable pire qu'une élève car les formateurs ne font aucune discipline !! lol
M'enfin en même temps si c'était moins pourri franchement...
En disciplinaire nos formatrices sont bien sympa mais les cours sont trop lourds vraiment on n'en peut plus à la fin de la journée ! M'enfin faut ce qu'il faut non ?
Moi je me fais visiter le 10 novembre, je raconterai tout ça aussi ! ;)
bon courage !!!
bizouilles !
Ecrit par : Ladybud | 17.10.2009
Ah la galère IUFM....Allez, un an là, et ensuite, tu seras libre !
Ecrit par : Ewa | 17.10.2009
De toute façon, dis-toi bien que les formateurs aiment bien au début insister uniquement sur ce qui va pas et te faire flipper. Ca doit leur donner de l'importance :D Nan mais comme ça ils doivent se dire qu'ils te rpouvent que tu as besoin d'eux. Ne t'inquiète pas trop quand même, essaie de faire ce qu'ils te disent pour être titularisée sans heurt, et après tu feras plus comme tu voudras.
En tout cas il est drôlement joli le bâtiment qui abrite l'IUFM!
Ecrit par : M* | 19.10.2009
Allez, courage ! C'est fait, tu es débarrassée !
Pour ce qui est de ses remarques, je pense moi aussi que de toute façon ils t'en font forcément, il FAUT qu'ils t'en fassent parce que par définition comme tu viens de commencer tes cours ne peuvent pas être bien selon eux....
Laisse couler et continue ton bonhomme de chemin tout en essayant de tenir compte de leurs conseils pour la validation, et ensuite à toi la liberté !
Ecrit par : Marie-Laure | 19.10.2009
Merci pour vos commentaires et encouragements. Vous inquiétez pas, je m'en suis bien remis.
Le paradoxe en ce qui me concerne c'est que leur avis ne compte pas pour ma validation mais faut quand même que je les supporte! C'est dingue comme elles arrivent malgré tout à me mettre la pression alors qu'elles n'auront pas vraiment leur mot à dire (ma titularisation dépendant uniquement des inspecteurs)...
Marie-Laure, il faut absolument que je prenne le temps de t'écrire un mail, et à Thomas aussi! Heureusement que les vacances arrivent!!!!
Ecrit par : Zzaz | 20.10.2009
Allez, moi aussi je m'y mets ! après des mois d'absence je viens d'écrire un billet...sur l'iufm !
Ecrit par : mademoisill | 27.10.2009
c'est pas facile d'être stagiaire, de débuter dans un métier qui demande beaucoup de techniques et de préparation.
On ne dirait pas, mais c'est un bien l'archétype du métier dans lequel tu vas t'améliorer au fur et à mesure... T'as le temps !
Par contre un petit conseil : si tu te moques complétement de ce qu'on t'apprends à l'IUFM, ou de ce que tes collègues plus expérimentés eux même te disent, tu es mal barrée pour progresser.
Ecoutes un peu l'avis des autres, leurs conseils, tu ne peux pas avoir la science infuse juste en ayant un concours THEORIQUE.
Ce serait bien trop facile...
Ecrit par : hellokitty | 31.10.2009
Salut hellokitty. Je me permets de rectifier ce que tu dis. Je me moque pas "complètement" de ce qu'on m'apprend à l'IUFM. Ce qu'on m'apprend, je le prends. Je regrette juste qu'on m'apprenne pas grand chose! Le cours de philo qui est sensé nous faire réfléchir sur notre métier, j'en ai strictement rien à faire: j'ai déjà réfléchi sur ce métier et toutes ces questions, je me les suis déjà posées. (J'admets être très surprise de voir le nombre de stagiaire qui découvre qu'être prof c'est pas seulement être assis le cul sur une chaise à son bureau et parler pendant 55min cependant). Je préférerais un vrai cours concret à la place. Justement.
Si tu relis ce que j'ai écrit, je précise bien que les cours disciplinaires qu'on a le vendredi sont effectivement plus utiles (même s'ils restent beaucoup trop abstraits malgré tout et que j'ai toujours pas vraiment compris la manière d'enseigner qu'on m'enseigne!).
Quant aux collègues plus expérimentés, j'en parle ailleurs, pour l'instant, j'ai eu que des échos défaitistes "ah bah ouais, c'est comme ça" et aucune vraie solution. Ma tutrice me dit "faut pas faire ça parce que c'est trop dur" mais me dis pas comment faire et j'ai pas d'autres solutions...
Je VEUX l'avis des autres. Mais je ne reçois aucun conseil qui m'éclaire vraiment. Enfin, si quelques uns, mais ils sont loin d'être suffisants.
Donc, si, si, je me remets en cause, t'inquiète pas. Et je souffre suffisamment du manque de formation préalable pour savoir que mon concours était THEORIQUE. Je me remets d'ailleurs tellement en cause que ça me détruit le cerveau, m'empêche de dormir, m'obsède jour et nuit parce que, figure-toi, je ne trouve aucune solution de reconstruction à tout ce que je détruis dans ma tête...
D'où l'ironie et le flinguage d'IUFM dans cette note.
Ecrit par : Zzaz | 01.11.2009
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