27.02.2009

Petite pause

Je m'octroie un weekend de pause.

 

Et je fais ça bien car contrairement à mes habitudes d'une journée et demi par semaine de "libre" que je me suis imposée, cette semaine, j'en ai pris DEUX et demi!

 

Bon, en fait, il se trouve que je renouvelle l'expérience de l'année dernière du Bowl des Neiges.

Rappelle-toi, j'en avais parlé là et là.

Et même que j'avais failli gagner!

 

Bref, cette année, on se retrouve dans une petite colo "en montagne" avec une 60aine de personnes pour "jouer" pendant deux jours.

 

Et puis comme je voulais faire plaisir aux copains, j'ai fait des biscuits et un gâteau pour demain:

 

gateau.jpg

 

Allez, bon weekend!

25.02.2009

Concours et Vendée Globe

Passer les concours, c’est une aventure bien solitaire.

 

Finalement, ça a peut-être quelques choses en commun avec le Vendée Globe.

Bon, certes, on ne risque pas de mourir.

Ou alors d’une attaque cardiaque causée par le stress.

Mais je suis tranquille. Mon cœur va très bien. Il bat un petit peu vite et j’ai un léger souffle au cœur mais sinon, ça va. Sérieux, c’est un cardiologue avec des diplômes qui me l’a dit.

 

Mais ce que je veux dire, c’est que c’est quand même drôlement solitaire comme démarche les concours.

Je me sens un peu comme Bridget Jones

 

Sauf que c’est pas de l’amour dont j’ai besoin. C’est bon de ce côté-là. « Juste » de la compréhension.

 

Evidemment, je pourrais aussi t’envoyer sur l’Ane de Shrek :

 

Sauf que j’ai aussi des amis.

Enfin pas beaucoup vu la vie sociale que je peux me permettre. Mais quand même, j’en ai. Et des bons avec ça.

 

Mais t’as beau avoir toutes les cartes en main (ou presque), avoir une famille compréhensive, un copain compréhensif, des amis compréhensifs, t’as quand même l’impression que personne dans ce monde n’est complètement compréhensif !!!

Et c’est pas de leur faute non plus !

 

Evidemment, y’a les collègues de préparation.

Alors là, ça se lâche. C’est presque dommage, on parle que de ça ensemble. Mais ça soulage aussi ! Là, t’as l’impression qu’on te comprend un peu mieux.

Mais en fait, c’est trompeur.

Car par définition, tu ne fais que te comparer à eux. Dans le bon ou dans le mauvais sens.

 

Et même si tu établis un rapport d’entre-aide, même si tu te défoules sur tes mauvaises notes ou mauvaises remarques de certains profs, même si tu te rends compte qu’eux aussi ils vivent l’enfer, bah ça change rien au tien.

T’es toujours coincé avec.

 

 

En plus, la solitude, à la base, c’est vraiment pas mon truc. Je DETESTE ça.

J’aime bien l’idée d’être indépendante et tout ça, mais pour moi c’est tout à fait incompatible avec la solitude. Dès que je passe 24h seule, j’ai un peu le blues. A 36h, je déprime grave. A 48h, je me mets à appeler tout mon répertoire. A 72h… A 72h, je me barre de chez moi avec ma valise pour retrouver de la compagnie quelque part.

 

Evidemment, je ne te parle pas du fait de vivre seule quand je te parle de la solitude dans l’agreg.

Mais ce qu’il y a de sûr, c’est que la solitude de l’agreg amplifie mes moments de solitude tout court.

 

Non, vraiment, c’est dur.

Et pourtant j’avais déjà goûté à tout ça l’année dernière avec le CAPES.

Mais pour être honnête, c’était quand même plus facile. Et puis quand ça allait pas, je mettais ça sur le dos de tout autre chose.

J’ai pas eu tant l’impression que c’était les concours qui me fatiguaient l’année dernière.

Enfin, je te parle pas tellement de fatigue physique (même si elle existe), mais de fatigue morale.

 

Et plus ça va et plus je me dis que l’agreg, faut être un peu maso.

Non, mais vraiment. Pas d’image là. Pas de métaphore. Il faut littéralement être maso.

Car entre les heures de travail (et donc par corollaire comme on dit quand on parle joli, les heures de détente (ou tout simplement « autre chose ») en moins), les crises de nerfs qui retombent aussi sur les proches, la culpabilité de délaisser les gens qu’on aime, la difficulté de ce qu’on nous demande et la grande probabilité qu’on fasse tout ça pour rien, et bien la solitude est presque facile à côté !

 

Alors je me répète que si je la veux vraiment cette agreg, et bien j’ai pas vraiment le choix.

Qu’il faut savoir ce qu’on veut dans la vie.

(ouais, c’est là que survient le hic, car j’avais pas pensé que ça me coûterait si cher)

Que 100% des gagnants ont tenté leur chance.

Bref, je me trouve des inspirations bidons histoire de tenir le coup.

 

Allez, plus que 20 semaines à tenir ! C’est un peu moins que ce que je viens de faire ! J’ai dépassé la moitié ! Youhou !

21.02.2009

Do not stand at my grave and weep

Je suis d'humeur tristounette en ce moment. D'humeur morose.

Soyons clair, je suis triste.

 

Naturellement, je suis fatiguée et je me sens un peu carrément surmenée. Alors ça aide pas.

 

Mais j'ai pas envie de t'ennuyer avec tout ça. D'une part parce que j'ai l'impression de ne parler que de mes deuils ou des réformes et d'autre part parce que j'estime que tu as droit à un peu plus varié.

 

Donc, je ne vais pas t'enquiquiner longtemps. Mais il se trouve que, au détour d'un épisode de Desperate Housewives, j'ai découvert un joli poème sur le deuil.

 

J'ai un peu hésité avant de te le mettre parce qu'il est en anglais. Et que tu n'es pas forcément bilingue.

J'ai pensé tenter une traduction, mais il perdrait vraiment tout son intérêt.

 

En guise de compromis, je préfère te dire ce qu'il raconte plutôt.

Quelqu'un parle au lecteur, lui demandant de ne pas se rendre à sa tombe pour pleurer car il n'y est pas, qu'il ne dort pas. Qu'il est partout ailleurs: dans le vent, sur la neige, dans les rayons de soleil ou dans la petite pluie. Dans le vol des oiseaux, dans les étoiles qui brillent. Ce quelqu'un conclue en redemandant au lecteur de ne pas se rendre à sa tombe pour pleurer car il n'y est pas, il n'est pas mort.

Ce quelqu'un n'est ni homme ni femme. C'est juste qui n'est plus là.

 

Et voici le poème lui-même (il est attribué à Mary Elizabeth Frye):

 

Do not stand at my grave and weep;
I am not there. I do not sleep.
I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glints on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.
When you awaken in the morning's hush
I am the swift uplifting rush
Of quiet birds in circled flight.
I am the soft stars that shine at night.
Do not stand at my grave and cry;
I am not there. I did not die.

15.02.2009

Montagnes russes

J'ai l'impression d'être sur un Grand Huit.


Un jour, ça va bien. Je me montre optimiste, dynamique, joyeuse. J'ai envie de faire plein de choses. Je suis contente de moi, de ma vie etc.
Le truc sympa.


Un autre jour (plus souvent même, dans la même journée), ça va moins bien. Je me sens pessimiste, molle, tristounette. J'ai l'impression d'avoir le poids du monde sur mes épaules. Je me trouve nulle, je déteste mes choix, j'ai l'impression que tout va mal.
Le truc moins sympa.

 

 

Il y a quelques jours, j'étais dans un bon jour. Je regardais ma vie actuelle et je me disais:
"Ouah! T'as de la chance quand même! Tu vas pouvoir leur faire une note d'enfer sur ton blog. Tu vas les épater de bonne humeur!"

 

Bah ouais, il y a quelques jours, je me sentais particulièrement bien pour plusieurs raisons.

D'abord, j'en suis à - 10kg! Je descendrai pas plus bas car je ne le veux pas. De toute façon, ça deviendrait dangereux! Un régime qui fait perdre 10 kg en 4 mois, c'est plutôt pas mal. J'ai réussi à limiter mes repas tout en faisant du sport, le tout dans un contexte de stress et de tristesse qui n'encourageaient pas la réussite. Vive moi!

Ensuite, Mister T. et moi, on s'est pacsé. Vendredi dernier. Ouais, ouais, le 13. Même pas peur. La veille de la St Valentin. C'est la première fois qu'on la fête alors fallait faire ça bien. (Non, en fait, c'est juste tombé comme ça). Bref, avancer dans son couple, même si c'est plus symbolique qu'autre chose car, soyons honnête, ça ne change rien à notre quotidien, et bah ça fait plaisir quand même. On se sent aimer encore un peu plus. Vive nous!

Et puis, j'ai enfin pris ce billet d'avion pour aller voir Cécile dans son chez elle anglais. Juste après les écrits. Et ça, c'est chouette parce qu'il était grand temps qu'on le fasse! En plus, ça fait quelque chose de vraiment agréable à faire en avril, plutôt que passer des examens. Vivement avril!

Enfin, d'une manière générale, je me sentais moins écrasée par le concours. J'avais bien avancé et j'avais l'impression que j'aurais le temps de boucler la partie nécessaire du travail. Je commençais presque à ressentir l'envie d'y être! Vivement avril bis!

 

 

Sauf que, comme tu l'as remarqué, je parle là au passé.

Depuis j'ai eu d'autres moments où j'ai un peu plus de mal à voir le bon côté des choses.kingda.jpg

J'oublie un peu combien je suis svelte, parce que je dois y passer 3h/3h30 par semaine en sport et que, souvent, j'aimerais faire autre chose à la place. En même temps, je reconnais, ça me fait du bien de me dépenser. J'aimerais juste sentir que ça me fait du bien sans avoir envie d'être ailleurs car ça me bouffe mon temps "loisir". Marre du sport!

Et puis aller voir Cécile, c'est bien. Mais il va falloir passer par les écrits d'abord. Et, c'est là que le bât blesse. Je crois que j'aurai juste le temps de faire le minimum. No bonus. Voire même, en linguistique, je me sens complètement à la ramasse. Et j'ai pas le temps de remédier à tout ça. Je veux bien essayer de faire quelques entraînements, mais quand on sait rien, qu'on a rien à écrire ou alors, quand on sait mais pas assez pour remplir la page, c'est assez angoissant. Marre des révisions!

En fait, ce qui me fait le plus flipper finalement, c'est que je pensais être à peu près au point. Mais je me rends compte que je suis loin du compte. Donc je pars pour limiter la casse. (Finalement, c'est déjà pas si mal... Oh! Une pointe d'optimisme qui resurgit!).

Enfin, je me suis énormément pris la tête avec mon ordi ces jours-ci. En fait, depuis que j'ai acheté (oh! la connerie!) Windows Vista cet été avec mon nouvel ordi, c'est la cata. Depuis deux jours, Firefox ne voulait plus s'ouvrir, ou alors au bout de - littéralement - 10 min. Si j'avais le malheur d'ouvrir une autre fenêtre pendant qu'une marchait, ça faisait tout planter. Avant ça, c'était l'explorateur de Windows qui était grave lent. Impossible de modifier le titre de fichiers sans attendre des plombes. Marre d'être dépendante de Microsoft et trop trouillarde pour me lancer dans un truc alternatif!

 

Bref, aujourd'hui, jour de congé, j'ai pris mon courage à deux cornes (ou le taureau à deux mains) et j'ai décidé de remettre XP. Un XP piraté, comme il se doit. Le jour où Windows fera des logiciels (mieux encore des OS!) qui fonctionnent alors peut-être que je déciderai de les acheter.

 

Evidemment, ce genre de manipulation ne va pas sans ses petites crises. Impossible de remettre le Messenger. Il se connecte pas. A la place, j'ai Pidgin mais j'aime pas! Et puis j'ai aussi perdu tous mes liens internet car, alors que j'étais sûre de les avoir sauvegardés, je me suis plantée. Mieux encore, il a fallu que j'entre ceux qui me restaient dans un vieux dossier, un par un.
J'ai perdu l'adresse de plein de blogs! :(

Ces petites crises sont allées jusqu'aux larmes. Ouais, la fatigue et la mauvaise estime de soi, c'est pas beau! :(



Sinon, maintenant, le reste marche bien. :) (Et je pleure plus.)

Ce soir, ça va un peu mieux. Sans doute parce que je n'ai pas touché à un bouquin. Et parce que l'ordinateur marche.
Je suis dans une phase ascendante des montagnes russes. Le problème, c'est que je sais pas à quel point ça monte (et du coup, à quel point ça va redescendre). Et j'aimerais bien trouver un grand huit qui fait que monter...

Pour l'hôtel, plus ça va et plus je pense que je vais prendre une chambre là-bas, et toute la semaine. J'y pense souvent et à chaque fois je me dis que ça sera peut-être le moins pire pour mes nerfs. Certes, c'est pas parfait, mais aucune des solutions ne l'est. Et mon instinct va vers cette solution. En plus, si jamais je déprime trop, j'aurai qu'à plier bagage, au moins pour une nuit, et rentrer chez moi. L'hôtel a le WiFi et j'ai un plan pour récupérer un ordi portable...
Je vais essayer de me décider assez vite quand même, histoire de réserver à l'avance.

 

Ah, bah ça va mieux là. J'ai bien parlé de ma gueule, ça fait du bien.
Tu remarqueras que j'ai décidé d'arrêter de pleurer sur mon sort d'orpheline. Mais quand on veut trouver des raisons de se plaindre, c'est jamais bien difficile!

 

Allez, je remonte dans le manège. Si tu m'entends crier, c'est normal!

11.02.2009

La vérité sur les chercheurs

Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!

 

Par Pierre Jourde, sur le site de Sauvons la Recherche, le 11/02/09

 

"Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d’être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l’université. Au travail, fainéants !

L’ignorance et les préjugés sont tels que c’est à peu près l’image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l’antenne de France Info, défendait l’idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d’intéressant après quarante ans (« c’est génétique » !), on pourrait lui coller beaucoup plus d’heures d’enseignement, histoire qu’il se rende utile.

Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon ! Darwin a publié L’Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd’hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d’heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein ! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n’y a pas de petits profits."

 

La suite ici et je t'assure que c'est super intéressant! Prends le temps d'aller voir.

10.02.2009

Ô Miracles!

Ô Miracles!


Premier miracle: la succession de ma môman touche vraiment à sa fin! Plus que des bricoles à régler! YOUHOU! (après 14 mois, il était temps!)



Deuxième miracle:

Le journal de France 2 de midi a - enfin - parlé du fait que les universitaires font grève aussi pour la réforme des concours!


Car à toi, lecteur assidu de ce blog, il n'aura pas échappé que ce que j'essaie désespérément de t'expliquer depuis bientôt 6 mois et que je t'avais promis que tu verrais enfin dans les médias, bref cette foutue réforme des concours, bah on n'en voyait pas l'ombre à la télé alors que presque tous les profs de facs de France et de Navarre sont en grève!

Evidemment, on préfère dire "regardez-moi ces privilégiés qui se battent pour garder leurs privilèges" que dire "on prépare une réforme qui va faire des profs (à tous les niveaux!) des gens de plus en plus nuls".

 

Alors d'une part, les profs de fac ne défendent pas leurs "privilèges". Ils défendent le fondement même de leur métier.


Je t'explique deux secondes. Promis, ça durera pas longtemps.


(ah, et aussi, je te demanderais d'oublier la supposée inutilité des recherches dans une matière comme l'anglais, car je pourrais bien te démontrer le contraire, mais ça va nous prendre encore plus de temps et je sens bien que je t'ennuie déjà assez comme ça; donc on part du principe que la recherche, dans tous les domaines, est utile).

 

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M'ame Pécresse souhaite faire en sorte que les profs de fac ne soient plus tout seuls à diriger leur département. Or les profs d'anglais sont les mieux placés pour gérer le contenu et l'administration des cours d'anglais, non? Et les profs de physique quantique (qu'est-ce que j'y connais moi?), les cours de physique quantique. Qu'on veuille savoir ce qu'ils font, faut pas croire, c'est déjà en place. Mais qu'on les surveille de si près, c'est normal que ça agace, surtout vu comment!


Et puis, M'ame Pécresse, pour être encore plus sûre de ce qu'ils font a décidé de les évaluer.

Alors l'enseignant-chercheur, comme son nom l'indique, enseigne et cherche. Il alimente son enseignement (de haut niveau, hein, on est à la fac, il faut être à la pointe du progrès) de ses recherches, de celles de ses étudiants (si, si, demande à mon prof de master!) et de ses collègues. Le nez dans la recherche, il sait mieux ce qui se fait de mieux. Parallèlement, il offre un enseignement de bonne qualité (ou essaie) à ses étudiants.

Et lorsqu'il fait ses cours et les confronte à ses étudiants, il se rend aussi compte de quelques lacunes que peut avoir la recherche. Bref, le nez dans l'enseignement, le prof devient un bon chercheur (ou essaie).

M'ame Pécresse a décidé d'évaluer la qualité des recherches des profs. Plus ils sont bons chercheurs, moins ils devront d'heures d'enseignement. Alors, certes, ils pourront chercher encore mieux. Mais là où ça ne marche plus c'est que ces très bons chercheurs ne seront plus connectés aux étudiants (lien fructueux, si, si, surtout à partir du master) et ne pourront plus faire bénéficier de leurs sagesse et savoirs leurs étudiants. Les mauvais chercheurs par contre, seront les profs de ces étudiants, abandonnés à des profs devenus médiocres car plus à la page.

Et le problème c'est qu'une fois un prof mal noté, il aura plus (+) d'heures d'enseignement, et encore moins le temps de chercher! Et restera dans sa merde! De l'autre côté, un chercheur qui aurait besoin de ses étudiants pour les faire chercher sur un truc particulier (et lui faire gagner du temps) n'en connaitrait aucun!



En plus, il faut savoir, que M'ame Pécresse base l'évaluation des enseignants-chercheurs non pas dans leur capacité à chercher, mais plutôt à trouver. Puisqu'ils seront jugés en fonction de leurs publications (le nombre de publication et la qualité des journaux dans lesquels elles seront publiées - sachant que dans certains domaines comme l'anglais, il n'y a presque que des journaux de "bas niveau" d'après son classement...).

En plus, l'évaluation serait menée par le président d'université (qui est en fait, un prof élu parmi les membres de l'université, profs, étudiants, administratifs etc), ce qui pourrait mener à copinage et tout le tsoin tsoin.

 

Bon, je t'avoue que je comprends pas forcément tout de cette réforme-là. Mais, c'est pas seulement une question de ne pas vouloir avoir un chef sur le dos, quoi.


Et puis surtout, les enseignants-chercheurs sont en grève pour ça, mais aussi pour suspendre (au moins!) la réforme des concours et le nouveau contrat doctoral et un autre truc mais impossible de remettre la main dessus! (help!)


Mais enfin, ENFIN, la télé a parlé de la réforme des concours! Un sujet entier consacré à ça. Certes, pour les professeurs des écoles, ça me concerne de moins près, mais c'est pourtant bien le même combat! Ils ont même parlé de la suppression de l'année de stage (bless them!)! Bref, c'est en route! Lundi prochain, normalement, une majorité de fac n'aura pas remis sa maquette de master... On en saura plus d'ici là!



Comme tu le vois, la militante née récemment en moi est toujours là. Mais, je dois dire, moins déterminée à crier sur ce blog combien la réforme est inappropriée (t'as vu? je suis restée polie).

 

Car pendant tout ce temps que j'en parle pas, je bosse et j'ai déjà bien avancé depuis un peu plus d'un mois:

Reprenons. Le 7 janvier, je voulais faire tout ça:

fait
en cours

- relire Jane Eyre et lire le cours du CNED (faire au moins un devoir) [en cours]
- revoir (2 fois minimum) le film sur Jane Eyre et faire un doc récapitulatif des scènes transformées par rapport au livre + voir le DVD avec les commentaires
- relire King Lear (en cours mais c'est Shakespeare, il faut une fois de plus) et le cours du CNED (faire au moins un devoir)

- relire Everyman (au moins deux fois! c'est de l'anglais du Moyen Age!), le cours du CNED (faire au moins un devoir)
- finir le livre du CNED sur l'Abolition de l'Esclavage (faire au moins un devoir)
- trier et classer les citations que je pique à droite et à gauche sur les 5 livres de littérature et les 2 sujets de civilisation [normal, j'y ferai au dernier moment]
- faire 2 versions et 2 thèmes (ai fait la moitié, comme prévu)
- reprendre mes deux livres de grammaire utilisé au CAPES!! (faire deux devoirs!)  [viens de finir l'un des deux livres, tout annoté!]
- finir le livre du CNED sur la phonologie (faire un devoir encore)


Voilà pour l'essentiel, côté "presque superflu":

Ensuite, ce serait formidable que je réussisse à:
- lire la grammaire de Khalifa sur la syntaxe
- lire Michelot, Gould et Coste sur la civilisation US (c'est 3 livres différents, allez, au moins Michelot)
- lire 2 de mes 4 livres sur l'abolition de l'esclavage (chuis en train d'en lire un)
- lire mon bouquin bonus sur King Lear
- lire mon bouquin bonus sur Les Raisins de la Colère
- lire tous les articles que j'ai récupérés sur mon PC sur les différents sujets au programme



Comme tu vois, il y a du vert! Et finalement pas mal de jaune aussi, ce qui me rapproche de mes objectifs!!



Je suis loin du compte malgré tout. Et il me faudrait au moins 3 mois de plus. C'est dingue, je sais qu'il faudrait bosser dès le mois de juillet! Mais bon, faut pas déconner non plus, faut savoir vivre un peu!


D'ailleurs parlant de se faire plaisir, je viens de prendre deux billets d'avion pour que Mister T. et moi allions enfin faire un tour chez Cécile (qui passe de temps en temps sur ce blog) en Angleterre (qui n'y habite que depuis bientôt 4 ans alors qu'on a vécu ensemble toutes les deux pendant 3 ans et que je n'ai encore jamais été voir là-bas! Shame on me!). Ce sera juste après les écrits en avril. Histoire d'avoir une bonne raison d'avoir hâte d'y être.



Au fait, le sondage m'aide pas du tout pour le dilemme de l'hôtel. Mais je tends quand même un peu pour l'hôtel... notamment parce que mary peut me prêter son ordi! Je serais peut-être un peu moins seule au monde...
Mais j'ai encore un ptit mois pour me décider.

05.02.2009

Ski, Jane Eyre et l'hôtel

5 ans!
Oui, ça va faire 5 ans dans quelques jours il me semble que je n'avais pas remis les pieds dans une "station".
Je veux dire un endroit où il y a plus de 2 téléskis. Et là, y'avait même un télésiège!!!


Que ça fait du bien!


5 ans sans station oui, et en plus, entre temps, j'ai du faire du ski qu'une ou deux fois.



Bref, là, c'était le pied!


(Enfin, heureusement le pied, parce que j'ai plus de cuisse!)



Alors mon téléphone s'est montré récalcitrant et ne veut d'ailleurs plus prendre de photo. Peut-être que celle-ci sera la dernière que je pourrai jamais prendre.
Profites-en bien:

Photo 0022.jpg


Oui, ça fait du bien car tu vois, ça fait une bonne semaine que je suis coincée le matin avec Jane Eyre et l'après-midi avec ma linguistique et ces très chers messieurs Lapaire et Rotgé.


Et j'avais besoin de faire autre chose-là!

 


Et c'est pas comme si avant Charlotte, Jean-Rémi et Wilfrid je n'avais pas eu la chance de cotoyer intimement William, John, Richard, Vincent, Hugh et tant d'autres, mais quand même, j'étais contente de "faire autre chose"!


3 petites heures au ski et dans des conditions optimales:
- temps correct voire beau par moment
- pistes impeccables
- personne ou presque ce qui fait que les pistes étaient non seulement impeccables mais quasi-désertes aussi et qu'il n'y avait aucun temps d'attente aux remontées!

En plus, j'avais des crêpes de Mémé avec confiture de Mémé pour me rebooster l'estomac...

 


J'ai retrouvé mes habitudes assez vite même si j'étais un peu craintive au départ. Mais finalement, c'est comme le vélo. J'ai repris sans les roulettes (on n'a pas mis les skis en piste verte, faut pas déconner), en roulant doucement d'abord (piste bleue), puis un peu plus vite (piste rouge) et en finissant par lacher les mains du guidon (un ptit mur d'une piste noire).

Non, non, vraiment le pied!



J'ai presque pas pensé à l'agreg du coup!


J'ai presque pas pensé à ce dilemme qui me ronge depuis une bonne semaine maintenant: pour les écrits, est-ce que je prends une chambre d'hôtel sur place ou est-ce que je rentre chez moi tous les soirs?

Voici les circonstances.


J'habite à 1h de route du centre d'examen avec mon centre-ville à traverser, l'autoroute et l'autre grande ville à contourner puis à traverser en partie aux heures de pointe. Genre, parfois, les bouchons commencent à la sortie de l'autoroute jusque sur le périph de la grande ville (et ça doit faire au moins 10 bornes).

Il existe l'option train. 45min. Un train toutes les demi-heures. Mais j'arrive pas exactement devant le centre d'examen évidemment. Et j'ai peur des grèves et autres retards intempestifs.

Mais chez moi, j'ai Mister T. pour me faire à manger et me réconforter.

En gros, pendant 4jours, si je décide de faire les voyages c'est réveil à 6h (c'est plus 8h mon heure-là et quand je sais que je dois me lever, mes problèmes d'insomnies sont décuplés, plus le stress...), arrivée au centre d'examen avec sans doute 45min d'avance (car j'oserai jamais prendre le train d'après) pour repartir à 16h le premier jour puis 15h les suivants, me faisant arriver chez moi vers 18h15/30 et 17h15/30 à bout de nerfs de devoir recommencer le lendemain. Si je prends la voiture, je rentrerai plus tôt oui, mais je risque d'être un sacré danger pour moi-même dans l'état de fatigue que j'attends (parce que bon, je sais comment ça s'est passé l'année dernière quoi).



Si je prends un hôtel (car je suis prête à faire la dépense vu l'enjeu), je serai sur place mais seule. Je ne peux pas demander à Mister T. de venir se faire chier à la grande ville pendant 4j à m'attendre (déjà qu'il va devoir le faire pour les oraux!).

J'aurai un ptit dej de rêve tous les matins mais sans doute pas la possibilité de me faire des sandwichs pour le midi (j'y tiens!). Par contre, lever peut-être même à 8h! Si c'est pas le rêve ça!

Mais bon, repas le soir, seule dans les rues de la banlieue de la grande ville à chercher désespéremment un kebab qui me ferait pas malade (enfin, bref, un vrai resto quoi) pour aller y manger face à moi-même et à mes doutes les plus profonds car non, j'aurai même pas internet pour rentrer en contact avec le monde des autres candidats plein de doutes.

 

 

Alors mémé, dans une sagesse digne de Salomon, m'a dit "t'as qu'à dormir une nuit sur deux dans la banlieue de la grande ville et le reste chez toi.

 

Mais je sais pas quoi faire. Parce que ces jours-là, le stress peut être tellement anéantissant que tu peux aussi bien avoir besoin de réconfort que besoin qu'on te foute la paix...

 

Je te laisse un ptit sondage, si tu penses avoir une solution à mon problème.

Sinon, je sens que je vais tirer ça au dé!

 

Et ouais, j'ai de vraies questions existentielles!

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